Buzz vs Intuition
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Plusieurs jeux en un
Several games in one


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Occupying
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Editorial - Dinosaurs


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Rencontres ludopathiques 2011
2011 Ludopathic Gathering


Fun
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Obsolescence
Obsolescence



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Essen

Essen 2001

Je commence à être un habitué du salon du jeu d'Essen, le seul des grands rendez-vous du petit monde du jeu que je fréquente régulièrement.

Bien que le trajet soit long - près de 1500 km - je le fais habituellement en voiture, afin de pouvoir monter tous mes prototypes et redescendre toutes les nouveautés - et cela fait bien de quoi remplir une Clio. Cette année, je n'ai pas fait le voyage seul, et j'ai amené Christophe Bohlinger, l'auteur de Halloween Party et une Vie de Chien. Le personnage est sympathique, et certains de ses jeux (notamment le prototype de Char perché) sont très intéressants, mais il parle tout le temps, et lorsque nous arrivâmes à Essen, j'étais déjà aussi fatigué qu'après trois jours de salon. J'y retrouvais la bande de belges, parmi lesquels Philippe Keyaerts, avec lesquels nous allions loger.

Comme d'habitude, le mercredi soir, avant l'ouverture officielle du salon, passa à écumer les vendeurs de jeux d'occasion, à la recherche de quelques vieilleries, raretés ou curiosités. Borderlands étant décidément trop cher, je ne ramène guère cette année qu'un Ave Cesar - un de plus, quand j'en aurai six, j'organiserai un tournoi lors des rencontres ludopathiques - et un Body Boggle.

Un premier coup d'œil sur les stands des éditeurs, encore en train de se monter, fut l'occasion de prendre quelques contacts, de confirmer des rendez-vous, de se livrer aux premières mondanités. Tout le monde était là. J'abandonne là le plan chronologique, ne sachant plus bien ce que j'ai fait le jeudi, le vendredi ou le samedi.

Avec trois nouveautés - Draco and Co / König der Diebe, La Vallée des Mammouths et Une Vie de Chien -, Descartes était l'un des éditeurs les plus prolifiques et son stand, fort bien placé, l'un des plus fréquentés. J'aurais pu y passer trois jours à expliquer La Vallée des Mammouths et Draco and Co, tant la demande était forte, mais j'avais préféré pour des raisons pratiques (espace de rangement pour mes prototypes, machine à café, hôtesses souriantes) installer mon camp de base avec celui de Leo Colovini, chez Winning Moves, l'éditeur de notre Vabanque, visiblement le mieux accueilli des mes trois nouveaux jeux. C'est de là que je passais trois jours à écumer le salon, distribuant des prototypes à une demi-douzaine d'éditeurs et achetant les nouveautés que je ne parvenais pas à me faire offrir.

Essen, ce n'est pas seulement les stands et les jeux, c'est aussi quelques rencontres en tête à tête, dans les boxs feutrés de l'hôtel Savoy, dans le bruit et le mouvement de la Cantina, ou sur les tables très hall de gare de la cafétaria du salon, avec d'autres auteurs de jeux, pour causer des projets en cours autrement que par email. C'est aussi des repas bien arrosés, et des nuits à tester nouveautés et prototypes au Savoy, au Jung ou dans nos deux appartements belges. Les projets en joint-venture ont repris du poil de la bête, les repas étaients bons, les prototypes ont bien tourné, des conseils judicieux nous ont permis de n'essayer que les bons jeux.

Côté nouveautés, le cru n'est pas exceptionnel. Les nouveaux jeux étaient en effet relativement peu nombreux, et aucun d'entre eux n'a déchaîné l'enthousiasme général, comme ce fut le cas l'an dernier avec Carcassonne. Très attendu, le Mexica de Kramer & Kiesling n'était d'ailleurs pas là, et les grands éditeurs, les Ravensburger, Kosmos, Goldsieber ou Amigo - présentaient bien peu de nouveautés. Les deux seuls jeux parus sur le salon à avoir d'ores et déjà une place réservée pour bientôt (la semaine prochaine, sans doute) dans ma ludothèque idéale proviennent de petits éditeurs. Ce sont Urland et Vom Kapp bis Kairo.

Après une première bouffée d'enthousiasme, Ursuppe, le dernier gros jeu de Doris et Frank, m'avait un peu déçu du fait de sa lenteur et d'une certaine lourdeur. Sur un thème voisin - les premiers ichtomachins quittant les mers pour coloniser les terres - Urland se présente comme une sorte d'Ursuppe light. Des gênes vendus aux enchères, des points pour les deux joueurs ayant le plus de petits cubes - ooops, de ptits ichtos - dans chaque région, il n'y a rien de bien nouveau dans tout cela, mais l'ensemble fonctionne bien, avec une certaine légèreté, et même un petit peu de bluff lorsqu'un joueur doit choisir secrètement quelle région rapportera des points ce tour-ci. Un bon gros jeu sans surprise, sérieux mais pas trop lourd, et superbement illustré.

Chaque année, Adlung publie une douzaine de petits jeux de cartes. Dans le lot se cache parfois une perle, comme ce fut la cas pour Verraeter et Meuterer. Cette année, la perle s'appelle Vom Kapp bis Kairo, un petit jeu d'enchères de Günter Burkhardt, aux mécanismes rapides et astucieux, dans lequel les joueurs construisent une ligne de chemin de fer à travers l'Afrique. Un grand merci à Alan Moon qui m'a révélé cette modeste perle.

Pour le reste, le premier responsable d'un cru 2001 assez pauvre est sans doute le Seigneur des Anneaux, servi à toutes les sauces sur les stands Kosmos et Ravensburger, sans parler du hall réservé aux jeux de rôles et aux jeux de cartes à caollectionner, avec une demi-douzaine de jeux, dans des petites ou des grandes boites, avec des jolis dessins ou des photos du film. De l'avis général, aucune des nouvelles grosses boites n'a l'intérêt et l'originalité du jeu de coopération de Reiner Knizia paru l'an dernier, et pour lequel était présentée sur le salon une belle extension "Bree + Isengard". Parmi les petites boites, c'est encore Reiner Knizia qui a réalisé la meilleure adaptation avec le jeu de cartes du Seigneur des Anneaux, publié chez Ravensburger. Le système d'enchères est astucieux et parvient, grâce au placement des cartes lieux et personnages, à recréer un peu de l'ambiance du livre. Les cartes sont malheureusement illustrées par de médiocres photos du film, avec des hobbits ayant tous la même tronche d'ivrognes irlandais et un Gandalf en jardinier macrobiotique, alors qu'il aurait certainement mérité un vrai traitement graphique avec de vraies illustrations.

Stefan Brueck, monsieur Alea, faisait tester dans son coin les maquettes de Puerto Rico, de Andreas Seyfarth, présenté par certains comme le croisement de Citadelles et die Fuersten von Florenz. Ceux qui ont eu la chance d'y jouer assurent que le jeu est sublime, mais il ne sortira que pour Nuremberg.

Chez Amigo, les nouveautés avaient un air de déjà vu, qu'il s'agisse du Heimlich and Co de Wolfgang Kramer - excellent jeu au demeurant -, de gnomes qui rappellent Astérix ou d'une Gorgone qui n'est qu'une autre variante du trouduc. Ah, oui, il y a avait aussi la 25ème extension de Bohnanza, mais j'ai cessé de suivre depuis un certain temps déjà. Chez Ravensburger aussi, on ressort Shark, et chez Queen l'excellent Showmanager, relooké et rebaptisé Atlantic Star.

Tout occupé à entretenir le phénoménal succès de Carcassonne, Hans im Glueck ne publiait qu'un seul nouveau jeu, Mull und Money. Le thème - quelque chose à propos d'industrie, d'argent et de pollution - tout comme le graphisme à dominantes gris sale et marron triste - manquent cruellement de sex-appeal, mais ceux qui ont essayé le jeu assurent qu'il est tactiquement passionnant. Je confirmerai cela dès que j'aurai trouvé le temps d'y jouer. Il y avait aussi l'extension gratuite et ultra-limitée de Carcassonne. J'attendrai une dizaine d'années avant de revendre la mienne.

Toujours aussi souriants, Joe et Pia Nikisch n'avaient pas grand chose de neuf à proposer sur les stands Abacus et Goldsieber, où l'on jouait surtout à Das Amulett. La seule nouveauté est un jeu de tactique et de mémoire pour deux joueurs, Kupferkessel & Co, une sorte d'Advanced Mamma Mia avec un zeste de stratégie. Joe a l'air de retrouver la forme, et je ne doute pas qu'il publie quelques grands jeux pour Nuremberg.

Sur le stand Kosmos, outre diverses variations sur le seigneur des anneaux, on trouvait le graphiquement superbe Sternenschiff Catan, le jeu de cartes pour deux joueurs des Colons dans l'Espace, conçu par Klaus Teuber. À la lecture des règles, volumineuses, on découvre quelque chose qui est parfois plus proche des jeux de cartes à collectionner américains que de la tradition du jeu allemand.

Hick Hack in Gackelwack, publié par Zoch, est une version amélioré du vieux Razzia de Stefan Dorra, un petit jeu de bluff autrefois paru chez Ravensburger. Plus légère, et magnifiquement illustrée par Doris, la nouvelle version est aussi plus agréable à jouer, mais ce n'est pas une vraie nouveauté.
Comme chaque année, Zoch déclinait également son mécanisme favori, le jeu de construction dans lequel il faut éviter de faire tout tomber. Le modèle 2001 s'appelle Villa Paletti, et semble particulièrement astucieux, avec une réelle dimension tactique.

L'excellent Showmanager a changé de thème et de boite pour ressortir chez Queen sous le nom d'Atlantic Star, mais ce n'est pas vraiment une nouveauté. La nouvelle gamme de gros jeux de Queen, dans laquelle devrait bientôt s'enrichir de la jonque chinoise de mon compère Michael Schacht, semble néanmoins promise à un bel avenir. Michael avait aussi amené quelques éditions à compte d'auteur de ses jeux Gods et Kardinal und König - le jeu de cartes. Elles sont toutes deux d'ores et déjà épuisées.

Chez Winning Moves, les nouveautés étaient un petit jeu de cartes abstrait de Klaus Palesch et Horst-Rainer Rösner, Combit, et Vabanque, le jeu de bluff que j'ai conçu avec Leo Colovini. J'ai passé pas mal de temps à en expliquer les règles, et ce jeu de bluff simple et subtil est, je crois, celle de mes trois nouveautés qui a été la mieux reçue. Ceux qui critiquaient au départ son prix assez élevé changeaient généralement d'avis après avoir vu les superbes jetons de poker dans la boite.

Chez Eurogames / Descartes, les tables de démonstration de Draco and Co, La Vallée des Mammouths et Une vie de Chien ne désemplissaient pas, et les trois jeux semblent là aussi avoir été bien accueillis - les Mammouths peut-être plus que les autres, puisque je me suis laissé dire qu'ils s'étaient mieux vendus.

Parmi les quelques éditeurs américains qui font régulièrement le voyage d'Essen, il faut citer Fantasy Flight Games, qui présentait son Vortex. Il n'y avait malheureusement que des jeux en allemand, et Chris et Gretchen ont promis de m'en envoyer quelques uns en anglais, avec l'extension du seigneur des anneaux, afin que je puisse essayer le jeu dans les meilleures conditions. On a pas mal parlé aussi de la future édition américaine de Citadelles.

Comme chaque année, quelques perles ont également été repérées chez les petits et tous petits éditeurs. De manière générale, la qualité graphique et matérielle des productions artisanales s'améliore grandement, et il n'y a maintenant plus guère de différence entre les jeux édités à compte d'auteur et ceux parus chez les grands éditeurs.

Je ne reviendrai pas sur Urland, que j'ai déjà cité plus haut.
The Beest, édité par Splotter Spellen, ou quelque chose comme ça, est une étonnante variante du loup garou, qui fut épuisée avant que je ne me préoccupe d'en acquérir une boite.
Liberté, de Martin Wallace, publié chez Warfrog, est un grand jeu de stratégie et de diplomatie ayant pour cadre la révolution française. Le matériel est largement au niveau de ce que font habituellement les grands éditeurs.
Les gentils chaotiques de Krimsus-Krimskramskiste publiaient cette année deux jeux de cow-boys. Tout le monde assure que Goldrush City est excellent

Mes amis de Heidelberger publiaient un jeu de plis chaotique, Ein Arsch kommt sellter allein, dont les graphismes sont assez particuliers.
Je ne suis pas fan de jeux abstraits, et je n'ai pas encore joué à Dvonn, cinquième épisode (je crois) du Gipf Projekt. Connaissant un peu Kris Burm, je ne doute pas que Dvonn soit excellent - en tout cas, c'est un jeu qui fait rêver rien qu'en le regardant.

Samedi soir, allégé d'une dizaine de prototypes et alourdi d'une centaine de jeux, il était temps de reprendre la route. Le retour fut plus mouvementé que l'aller, avec une panne sur l'autoroute le dimanche à trois heures du matin, qui m'a obligé à passer une journée dans un hôtel perdu au milieu de nulle part en attendant de pouvoir, le lundi matin, faire venir la pièce manquante. Ce fut au moins l'occasion de lire quelques règles et de réfléchir à quelques projets de jeux dont on avait parlé les jours précédents.

I'm now a regular of the Essen fair, the only big game event that I visit every year.

Though it's quite a long trip, about 1.500 km, I usually travel by car. This way, I can bring all my prototypes to Essen, and carry back all the new games, which are usually enough to fill a small european car. This year, I took with me Christophe Boelinger, the author of Haloween Party and a Dog's Life. Christoph is a nice guy, and some of his games (specifically a prototype involving cats climbing up trees) are interesting, but he talks and talks, and didn't stop talking all way long. When arriving in Essen, I was already as tired as after three days at the fair. We met there with the usual belgian gamers, among which Philippe Keyaerts, with whom we were to stay three days.

As usual, I spent the wednesday night, before the fair officially opens, roaming through the flee market, looking for some oldies, rarities or strange looking stuff. Since Borderlands was too expensive, all I bring back this year is one more copy of Ave Caesar - I plan to hold a tournament at the ludopathic gathering - and a copy of Body Boggle.

I took a first look at the publishers boothes, still under construction, said hello here and there, confirmed appointments, kissed some cheeks. Everybody was here. Already time to resign with the chronlogical plan, since I don't know for sure what I made on thursday, friday or saturday.

Descartes / Eurogames had three new games on the fair - Draco and Co / Koenig der Diebe, Valley of the Mammoths and A Dog's Life, and it was more than many mainstream big publishers. Since their booth was also very well positioned, it was always overcrowded. I could have spent the three days there demoing Valley of the Mammoths and Draco and Co, since the demand was strong, but for practical reasons (more place to rest and to put my games, a coffee machine, smiling hostesses) I chose to install my base camp with Leo Colovini's one, at Winning Moves, the publisher of our Vabanque - the best received of my three new games. I spent three times roaming from here, giving prototypes to half a dozen publishers and buying all the new games I could not manage to get for free.

The Essen game fair is not only wandering through the boothes and looking at the games. In the felt-topped boxes of the hotel Savoy, in the noise and hustle of the cantina or in the railway-station style fair cafeteria, it is the best time for private meethings with other game authors, to talk about common projects and have a change from emails. There are also over-alcoholic dinners, and nights playing prototypes and new games, at the Savoy, at the Jung or in our two belgian flats. The joint venture games were relaunched, the meals and beers were good, the prototypes worked well and we were well advised and only tried the good new stuff.

The new stuff, however, was sparse this year. There were few new games, and no clear winner like last year with Carcassonne. Most awaited was Kramer and Kiesling's Mexica, but it didn't make it for the fair, and the mainstream publishers - Ravensburger, Kosmos, Goldsieber, Amigo - had very few new games to offer. The two only new games that have already a place booked in my ideal game library come from smaller publishers. These are Urland and Vom Kapp bis Kairo.

I was first enthusiastic about Ursuppe, the last big box game of Doris and Frank. It lost its shine quite fast, however, because despite its originality it has a heavy feel and slow play. Urland has a similar theme - Ichto-things leaving the see to colonize the earth - and looks a bit like Ursuppe light - and the only problem with Ursuppe is that it was heavy. Bidding for genes, points for the two players with the most wooden bits in a region, there's nothing really new in it, but it works fairly well, has a light feel, and elegantly mixes tactics with a little double-guessing, when a player must chose secretly what region will score points this turn. Urland is a solid, serious big game, not too heavy, with very nice graphics and components. Nothing astonishing, for sure, but you can't be wrong with this one.

Every year, Adlung publishes a dozen new little card games. Most of them have usually little interest but, sometimes, one of them is a hidden gem. It happened earlier with Verraeter and Meuterer, and it happens this one with Vom Kapp bis Kairo. In this light bidding game, designed by Günter Burkhardt, players are trying to build a railway line through Africa. Many thanks to Alan Moon who first showed me this nice little gem.

For the rest, the main reason for a rather poor year is probably the upcoming Lord of the Rings movie. There were hobbits in all kinds of sauces and cooking at the Kosmos and Ravensburger boothes, not to speak of the fantasy / ccg hall. None of the new big boxes games settled in Middle-Earth seems to have the depth, interest and originality of Reiner Knizia's Lord of the Rings, published one year before, and for which the Bree & Isengard expansion was unveiled at the fair. Among the smaller boxes, it's once more Reiner Knizia who made for the best adaptation of the book with his LotR card game, published by Ravensburger. A clever bidding and placement system of character and places cards recreates some of the flow of the story. Unfortunately, the game is illustrated with bad pictures from the movie. All hobbits have the same irish drunkard faces, and Gandalf looks like a macrobiotic garderner. It's a pity, since this clever game clearly deserved a true graphic work.

Aside from the main Ravensburger area, Stefan Brueck had some protypes of Puerto Rico, the new alea game to be published in Nuernberg, designed by Andreas Seyfarth. Some described it as a cross between Citadels and Die Fuersten von Florenz. The happy few who played it were all incredibly enthusiastic.

In the large Amigo area, the new games didn't look so new. Heimlich and Co, even with new action cards, is not really new stuff, though it's still one of Kramer's best game. The Gnummies are only a reworking of David Parlett's Asterix, and Gorgon one more asshole variant. There was also one more Bohnanza expansion, but I've stopped counting, and buying, them for years. Ravensburger also republished Shark, and Queen rethemed the great Showmanager as Atlantic Star.

Busy dealing with the plenomenal success of Carcassonne, Hans im Glueck had little time for developping new games and published only one this winter, Mull und Money. The theme - something about industry, money and pollution - and the graphics - heavy in brown and dark gray - clearly lack sex-appeal, but those who played the game told that it was tactically fascinating. I'll try it one of these days. There was also the free and limited expansion for Carcassonne, but I'll wait ten years or so before selling my copy.

Always smiling, Joe and Pia Nikisch had little new stuff to show on the the Abacus and Goldiseber boothes, where most people were playing Das Amulett. The only new stuff was a nice two player tactic and memory game, Kupferkessel and Co, that looks like a clever advanced version of Mamma Mia. Joe, however, seems have regain health and dynamism, and will sure have good new games at Nuernberg.

In the large Kosmos area, aside from the Lord of the Rings stuff, were two tables dedicated to the graphically appealing Starship Catan, the two players card game of Catan starfarers, designed by Klaus Teuber. The rules are long and heavy, remaining more of american CCG than of classical german stuff, but the game looks interesting.

Hick Hack in Gackelwack is a reworking of Stefan Dorra's Razzia, once published by Ravensburger. The new setting and the simplified rules make for a lighter and probably better game, but this also is not really new. Like every year, Zoch also had a new variation on the "stacking game in which you must not make everything fall down". This year's avatar is called Villa Paletti, and seems to be one of the best and the most tactical ones.

As I already told, Showmanager has been rethemed and republished as Atlantic Star, and the new version definitely looks nice. The new Queen big line games looks promising, and will soon include the big "Chinese Junk" game that Michael Schacht was occasionally demoing at the Queen booth. Michael also brought some new self-published games at the fair, Gods and Kardinal und König, the card game, but they were soon sold out.

At Winning Moves - my base camp - there was a new little card game by Klaus Palesch and Horst-Rainer Rösner, Combit, which looks a bit like Buried Treasure. There was also Vabanque, the bluffing game I designed with some help from Leo Colovini. I spent some times explaining the rules and this simple but subtle game was, I think, the best received of my three new games on the fair. At first, some were surprised by its price, a bit higher than usual for such a small box, but they usually changed their mind after noticing the wonderful poker chips included in the box.

At Eurogames Descartes, as I already told, the tables for playing Draco and Co, Valley of the Mammoths and A Dog's Life were always full, and all three games seemed to be well received. From what I've been told, the Mammoths was the one that sold best.

 

Among the few american publishers that make the trip to Essen, I must mention my friends Gretschen and Chris, of fantasy Flight Games. They were here to show Vortex, but had only german boxes of this one. So they promised to send me some english language starters, as well as a copy of the Lotr expansion, when coming back. We also talked a bit about the upcoming us edition of Citadels.

As every year, small and very small publishers also had some interesting games. The graphic and components quality of the self published games is increasing regularly, and there's now little difference between these games and those released by mainstream publishers.

I've already told about Doris and Frank's Urland, one of the fair biggest hits.
The Beest, published by Splotter Spellen, or something like this, i a strange werewolf variant, and was sold out before I even thought of getting a copy.
Liberté, by Martin Wallace, published by Warfrog, is a big strategy and diplomatic game about the french revolution. This luxuous game looks even nicer than many big publisher products.

The good chaotic people at Krimsus-Krimskramskiste, had two new cow-boy card games. I've been told that Goldrush City is really good.
My friends at Heidelberger had a strange looking card game called "Ein Arsch kommt selter allein".
Though I'm not very fond of abstract strategy games, I like Kris Burm's approach of them and bought a copy of Dvonn simply on its poetic look, without even listening to the rules. But I know Kris Burm, and I'm confident that the game is good.

On saturday evening, I had let about ten prototypes on the fair and taken about one hundred new games into my car. It was time for driving back. My car broke down on the highway, saturday at 3 a.m., and I had to be towed out of the highway and spent one full day in a hotel, right in the middle of nowhere, waiting for some missing motor parts. Nothing to do, and a good occasion to have a look at all those new game rules, and think of all the game projects I talked about a few days before.


 
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