Mon
jeu de l'année 2004
My 2004 game of the year
Accessits - Runner ups
  
Comme chaque année, avant de partir pour deux
mois de vacancesdurant lesquelles je joue assez peu, je fais sur ce
site un petit bilan de mon année ludique, et en profite pour
distinguer mon jeu de l'année.
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Like every year in the last days of
June, before I leave for two monthes of holidays, with usually very
little gaming, I write a short résumé of my gamin year,
and I award my very own Game of the Year prize.
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Mon site web
J'ai laissé cette année mon site web,
et en particulier la ludothèque idéale, dépérir
quelque peu, dans l'attente de la mise en place de la nouvelle version
du site, qui a pris un peu de retard mais finira par arriver. La fréquentation
de mon site web a donc sensiblement diminué ces derniers mois,
passant de plus de 2000 à moins de 1500 visites quotidiennes.
Croisons les doigts et espérons que la nouvelle mouture du site
sera bientôt prête. Le Forum commun avec Bruno Cathala et
Serge Laget, en revanche, connaît une affluence croissante.
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My website
This year, I've let my website, and mostly
the ideal game library, more or less abandonned, waiting for the new
version of the site, which is not ready yet - but will soon be, I hope.
As a result, I have now less than 1.5000 visist daily, when I used to
have more than 2.000. On the other hand, the common forum with Bruno
Cathala and Serge Laget was a good idea, and works well.
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Mes jeux
Côté jeux, en revanche, ce fut encore une
année faste, avec de nombreuses sorties. Les choses ont commencé
durant l'été avec De l'Orc pour les Braves, ma
première collaboration avec Alan R. Moon. Le jeu, mélange
original mais déconcertant de stratégie, de mémoire
et de réflexes, n'a pas rencontré un franc succès,
et la version anglaise originellement prévue a même été
abandonnée.

A l'automne sont arrivés Terra et China
Moon. Le premier est lui aussi original, tant par sa thématique
politiquement correcte que par ses mécanismes un peu pervers,
mêlant compétition et coopération. À l'inverse,
China Moon est un bon vieux jeu de parcours de facture très classique.
Les deux jeux sont, malgré les apparences, assez méchants,
et semblent rencontrer un certain succès.

Au printemps sont arrivés deux tout petits jeux
sans prétention dans de mignonnes boites carrées. Babylone
est une épure de jeu de stratégie abstrait - douze pions,
pas de plateau de jeu, trois lignes de règles - superbement présenté.
Conçu avec Gwenaël Bouquin, Toc Toc Toc!,
qui devrait sortir bientôt en anglais sous le nom de Knock Knock!,
est lui aussi une épure, mais une épure de jeu de bluff
- ce n'est pas celui de mes jeux qui se vend le mieux, mais c'est celui
qui a le plus de succès quand je fais des démonstrations
en boutique.
On ne peut pas dire que Igoo Igloo ait été
mal reçu - j'ai plutôt l'impression qu'il n'a pas été
reçu du tout. Paru en Allemagne, et en allemand seulement, pour
le salon de Nuremberg, en même temps que des jeux très
attendus, ce jeu de tuiles rapide, amusant et assez méchant est
jusqu'ici passé trop inaperçu à mon goût.

Il n'en va pas de même de mon autre collaboration
avec Bruno Cathala, La Fièvre de l'Or, qui a bénéficié
avant même sa sortie d'une rumeur très favorable, et semble
devoir connaître un grand succès. Il était grand
temps que l'un de mes jeux chez Asmodée se vende vraiment, sinon
ils auraient pu se lasser.

Signalons enfin, très attendue, la réédition
de Bongo, épuisé depuis plusieurs années.
Cette nouvelle version bénéficie d'une très jolie
boite, et contient le mythique dé vert.
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My games
One more fruitful year for my games,
and many new ones on the shelves. First came, during summer, De l'Orc
pour les Braves, my first collaboration with Alan R. Moon. The game
is a strange mix of strategy, memory and real-time action, and this
was probably too disconcerting for most players, since it doesn't sell
well, and the US edition originally scheduled has been cancelled. On
the other hand, a german edition might appear one of these days.

In fall came Terra and China
Moon. Terra is also highly original, with its political theme and
its pervert mix of competition and cooperation. China Moon is
the opposite, a very classical racing game that could have been published
twenty years ago - and was designed fifteen years ago. Both games are
more nasty than they look, nd this might be why they were well received.

In spring, I had two small and unpretentious
games published in tiny square boxes - and only in France so far. Babylone
is an incredibly simple strategy game - twelve tiles, no board,
three lines of rules. Toc TocToc!,
which ought to be published soon in the USA as Knock Knock!
is an incredibly simple bluffing game. It's not my best seller, but
it usually gets the warmest reception when I make demos in fairs and
shops.

I cannot say that Igloo Igloo
was bad received - I sometimes feel it wasn't received at all ! It was
published only in Germany, and in German, for the Nuernberg fair, together
with many other much awaited games, and was lost in the crowd. It's
a shame, since it's a fun and nasty (once more, I like fun and nasty
games) tile game.

It's the opposite with my other common
design with Bruno Cathala, Boomtown, since there was already
much buzz about it before it was published, and it seems it will be
a real hit. The french edition just hit the shelves, the US one will
be printed this summer.
Also, the long out of print Bongo
has been reprinted - and this time, the mythical green die is in the
box.
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Mon jeu de l'année
Je n'ai pas longtemps hésité avant de
décerner mon prix du jeu de l'année à moi au dernier
petit gros jeu d'Alan R. Moon, Ticket to Ride - pardon, Les
Aventuriers du Rail, mais le titre anglais est tellement mieux trouvé.
La raison en est simple : je n'ai pas arrêté d'y jouer
depuis sa sortie. Je ne suis d'ailleurs pas le seul à avoir été
séduit, puisque ce jeu est aussi l'un des grands favoris du Spiel
des Jahres allemand, et ne reçoit partout que des critiques enthousiastes.
On ne sait pas très bien pourquoi ce jeu séduit tous les
publics, jeunes et moins jeunes, joueurs chevronnés ou occasionnels
- mais le fait est là : on enchaine les parties avec enthousiasme,
comme il y a dix ans lorsqu'étaient apparus les Colons de Catan.
Il est vrai que la formule magique est la même : simplicité
des règles, élégance du matériel, subtil
équilibre entre chance et tactique.
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My game of the year
Not much hesitation this year - Ticket
to Ride is clearly the game of the year. I don't know why exactly,
but it strikes as an evidence, and I'm always playing it since it is
out. I'm not the only one overwhelmed by this game, since it is also
the favourite for the german Spiel des Jahres, and it has enthusiastic
reviews everywhere on the web. This game works well with casual gamers
as well as with hardcore ones, and always calls for one more game. It
feels like ten years ago with Settlers of Catan, and the magic formula
is the same - simple rules, elegant design and components, nice balance
between luck and tactics.
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Accessits
Si Ticket to Ride n'avait pas été là,
j'aurais sans doute eu bien du mal à départager trois
jeux bien différents, Nuggets, Maharaja et Coyote.
Desservi par un graphisme inexistant, Nuggets,
de Christwart Conrad, est passé totalement inaperçu au
salon d'Essen. C'est bien dommage, car cet astucieux petit jeu de bluff
et de placement se révèle vite extrèmement subtil.
Sur le même thème, mais avec des mécanismes totalement
différent, c'est un excellent complément de La Fièvre
de l'Or.
À défaut d'être mon jeu de l'année,
Coyote, de Spartaco Albertarelli, est sans conteste ma grosse
bêtise de l'année. L'édition française, dans
laquelle les jetons sont remplacés par des plumes multicolores,
rend encore plus hilarante cette agréable variation sur le principe
de Perudo.

Quant à mon gros jeu pour gros joueurs de l'année,
c'est bien sûr l'excellent Raja, qui montre que le tandem
Kramer-Kiesling, auquel on devait déjà Tikal ou Les Princes
de Florence, n'a pas perdu la main.
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Runner ups
Ticket to Ride is a clear winner, but
if it were not there, I would have had troubles making a choice between
the three runner-ups.
Chrstwart Conrad's Nuggets went
largely unnoticed at the Essen fair, mostly due to a very poorly illustrated
edition. Even my prototypes look nicer. It's a shame, because this is
a really subtle bluffing game. The theme is the same as Boomtown, but
the game is totally different, so if you like golddiggers, you can buy
both...

Spartaco Albertarelli's Coyote
is not my game of the year, but it's clearly my stupid fun game of the
year. In the french edition, the hit tokens are replaced with coloured
feathers, which make this liar's dice derivative even better.

My heavy hardcore gamers' game of the
years, it's the outstanding Maharaja. Wolfgang Kramer and Michael
Kiesling are still making wonderful games, and this one stands comparison
with their former masterworks, Princes of Florence and Tikal. It may
be even better, time will tell.
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Une année faste
La fin 2002 et, surtout, le début 2003 ont été
une période exceptionnelle pour la création et l'édition
ludique. Pas plus de jeux que l'an dernier, nulle innovation révolutionnaire,
mais un grand nombre de jeux de qualité remarquable, qui expliquent
peut-être que certaines de mes propres créations soient
passé un peu inaperçues. Comme je ne mets plus vraiment
à jour la ludothèque idéale, tous ces jeux n'ont
pas encore leur fiche sur mon site, mais ce n'est que partie remise.
Atlas et Zeus, de mon compère Bruno Cathala,
est peut-être le meilleur de ses jeux à deux. C'est en
tout cas le plus original, le plus varié, le plus dynamique -
plus dans l'esprit des jeux de cartes américains que des jeux
de plateau allemands.
Dos Rios, de Franz benno-Delonge, est un étonnant
jeu de réseau dans lequel, pour une fois, on ne construit ni
route, ni voies ferrées - on détourne des rivières.
Il y a un petit côté Colons de Catan, mais ça va
plus vite et on peut se tirer dans les pattes, et c'est toujours un
plaisir.

Einfach Genial est un agréable petit jeu
de dominos conçu par le maître Reiner Knizia, qui souffre
malheureusement d'une présentation aussi hideuse que prétentieuse.
Ceux qui attendaient le nouvel Euphrat & Tigris ont été
déçus, mais ceux qui cherchent un excellent jeu familial
devraient adorer celui-ci.
Comme tous les jeux de Friedemann Friese, Finstere
Flure combine une esthétique et une thématique décalées
avec des mécanismes originaux. En gros, on traverse une vaste
cave en essayant d'échapper à une créature diabolique
aux déplacements plus ou moins prévisible.

La gamme de superbes jeux pour enfants de Zoch s'est
enrichi cette année de l'excellent Froschkönig, un
jeu où l'on fouille à tatons dans un sac pour qu'un crapaud
puisse embrasser une jeune fille et se changer en prince charmant. N'oublions
jamais qu'un jeu doit faire rêver.
S'il n'a pas la subtilité et l'interactivité
de Raja, le Goa de Rüdiger Dorn n'en est pas moins un excellent
gros jeu qui devrait ravir ceux qui commencent à se lasser de
Puerto Rico et des Princes de Florence.

Après Mare Nostrum et Wallenstein l'an dernier,
A Game of Thrones vient cette année confirmer le retour
des gros jeux de baston à l'américaine comme on n'en faisait
plus. Pour tous les nostalgiques de Dune.
Michael Schacht est le spécialiste des jeux tactiques
un peu prise de tête mais pas trop long. l'an dernier, Paris Paris
m'avait laissé frois, mais cette année Hansa m'a
vraiment convaincu.

Maka Bana est le premier jeu de François
Haffner, et le premier des vraiment bons jeux vraiment originaux publiés
par Tilsit - d'autres devraient suivre. Un jeu de bluff et de triche
particulièrement mouvementé.
Je me méfie habituellement un peu des wargames,
et il a fallu que l'on me pousse un peu pour que j'essaie Mémoire
44. Grand bien m'en a pris, car nous avons sans doute là
le meilleur jeu de petits soldats jamais réalisé.

Alan Moon a été prolifique cette année,
et il est peut-être un peu dommage que Ticket to Ride fasse de
l'ombre à Oasis, un jeu de majorité sans grande
originalité mais diablement bien conçu, dans la lignée
de ses Andromeda ou San Marco.
Shazamm est un très vieux projet de Philippe
des Pallières et François Bruel, qui a enfin vu le jour
cette année. Ce jeu de bluff pour deux joueurs, inspiré
d'un jeu traditionnel, est particulièrement dynamique et remarquablement
illustré.

Restent sur mes étagères quelques jeux
que je n'ai pas encore eu l'occasion d'essayer, mais sur lesquels j'ai
des à priori très positifs. Ce sont L'Âge des
Dieux, Tahuantinsuyu, Funkenschlag et Dicke Luft in der
Gruft. Je vous en dirai plus sur ceux-ci quand j'aurai trouvé
le temps d'y jouer.
Ceux qui suivent toutes les rumeurs du petit monde du
jeu auront peut-être remarqué l'absence dans cette liste
de deux jeux qui font beaucoup parler d'eux en ce moment, San Juan et
Skt Petersburg. Malgré plusieurs parties, tous deux m'ont laissé
assez froid, et quitte à construire une cité avec des
cartes, je préfère encore mon Citadelles.
21 juin 2004
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A fruitful year
The last monthes of 2002, and even more
the first monthes of 2003, have been incredibly fruitful for boardgame
addicts. No more games than last year, no revolutionary concept, but
so many really good games that it's hard to decide what to play. This
may be why some of my recent designs went more or less unnoticed. Since
I don't update the ideal game library as often and as much as I used
to, some of them don't have an entry yet - but they all will, some day.
Atlas & Zeus, by my friend
Bruno Cathala, is probably his best btwo player game so far. It is definitely
the most original, the most varied, the most dynamic, and feels more
like some american card games than like german boardgames.

Dos Rios, by Franz benno-Delonge,
is a surprising network game in which, for a change, players don't build
roads or tracks but divert rivers. It feels a bit like Settlers of Catan,
but it's more dynamic and, most of all, more nasty.
Einfach Genial is a clever domino
game designed by gamemaster Renier Knizia. Despite its hideous box and
its incredibly pretentious name, it's a nice, light and fast paced family
game. On the other hand, it's not the new Euphrat & Tigris that
the box suggests.

Like every Friedemann Friese's game,
Finstere Flure has strange and somewhat out of steps setting,
graphics and mechanics. It's about escaping from a cave haunted by some
Frankenstein monster, and it's great fun.
There's one more strange thing in the
wonderfully looking children games line by Zoch. In Froschkönig,
players select wooden sticks by touch. the aime is to have your ugly
frog give a kiss to the princess and become again a prince charming.
A game that makes you dream...

Rüdiger Dorn's Goa has not
the subtlety and interactivity of Raja, but it's nevertheless an excellent
heavy game, a good choice for all those who want a change from Puerto
Rico and Princes of Florence.
After Mare Nostrum and Wallenstein last
year, A Game of Thrones is the confirmation that heavy american
war boardgames are back, like in the eighties. A game for all those
who have the nostalgy of Dune.

Light brain burners are Michael Schacht's
specialty. I'm not always convinced - I liked Kardinal un König
but stongly disliked Paris Paris. this time, I really liked Hansa.
Maka Bana is the first game by
François Haffner, and the first really good original game published
by Tilsit - but there are otheres in the pipe. A nice bluffing and even
cheating game.

I'm usually wary of wargames, and the
publisher had to foster me a bit to have me play Memoir 44. He
was right - this game is great, and feels more like toy soldiers than
like a true wargame.
This year was also really good for Alan
R. Moon and, after Ticket to Ride, Oasis is probably his best
new offering. There's nothing new in this majority game, but it stands
comparison with his earlier designs, such as Andromeda or San Marco.

Shazamm is an old comon project
by Philippe des Pallières and François Bruel,. This two
players bluffing game derived from a traditional game is very dynamic,
and has some of the very best graphics I've ever seen in a game.
There are a few more games on my shelves
that I have not played yet, but on which I have very good a prioris.
These are L'Âge des Dieux, Tahuantinsuyu, Power Grid and
Dicke Luft in der Gruft. I'll write more about them when I'll
have found the time to play them.
Those who listen carefully to all the
rumours in the little gaming world have probably noticed that a few
games hat are much discussed at the moment are not in this list. I've
played a few games of San Juan and it's northern brother Skt Petersburg,
and I'm still wondering what's the fuss about them. To build a city
with cards, I still prefer my Citadels.
June 21st, 2004
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