Bravo !


Sélections pour mon jeu de l'année 2010
Nominated list for my 2010 game of the year


Jeux d'enchères
Auction Games


La ludothèque idéale
Trends in the Ideal Game Library


Capital
Capital


Rencontres ludopathiques 2010
2010 Ludopathic Gathering


La taille des boites
About box sizes


Bonus et Malus
Adding and Subtracting


Géographie
Geography


Règles
Rules


4.38
4.38


Lucca


Salons
Game Fairs


Science Fiction
Science Fiction


Pirates et Corsaires
Pirates and Corsairs



Plus/More ...


Mon jeu de l'année 2008
et pas mal d'autres recommandations ludiques

My 2008 game of the year
and many more recommended new games

Les douze sélectionnés
The twelve nominated

et le vainqueur est…
and the winner is…

Un titre absurde

Quelques semaines à peine après avoir publié mes jeux de l’année 2007, Gift Trap et Invasions, je connaissais mon jeu de l’année 2008, Age of Empires III de Glenn Drover, un gros jeu de gestion particulièrement dynamique et interactif, un peu abusivement présenté comme une adaptation du jeu video éponyme, avec lequel il n’a en fait pas grand chose de commun. Au tout dernier moment, j’ai bien eu quelques hésitations après avoir fait quelques parties de Tribun, d’ailleurs basé sur des mécanismes comparables, mais je suis finalement revenu à mon premier choix, laissant à Tribun une très honorable seconde place sur le podium.
Les plus rigoureux d’entre vous m’objecteront sans doute qu’Age of Empires III était déjà disponible depuis quelques semaines lorsque j’ai annoncé mon jeu de l’année 2007. Je leur répondrai d’une part que je n’ai que faire de la rigueur, et d’autre part que je n’ai découvert Age of Empires III qu’au début de l’automne, et que vu le nombre le parties que j’en ai jouées depuis, il est pour moi clairement le jeu sinon du début 2008, du moins de la fin 2007.

Qu’est-ce donc que cet Age of Empires III ? C’est Caylus à la sauce américaine, avec des figurines en plastique, un gigantesque plateau de jeu à l’esthétique baroque, des chromes qui brillent bien, des rivalités franches et directes, de la prise de risque et même un peu, à la marge, de vrai hasard et de vraie baston. C’est aussi un jeu avec un thème peu exploité – les grandes découvertes – mais remarquablement bien rendu et des mécanismes variés et fort bien imbriqués. Bref, le meilleur des mécanismes à l’allemande dans le meilleur des gros jeux à l’américaine – c’est d’ailleurs peut-être bien ce que j’avais déjà écrit de l’un de mes deux jeux de l’année 2007, Invasions, qui pourtant n’avait pas grand chose de commun avec Age of Empires, si ce n’est un vaste plateau de jeu et des figurines de couleurs vives.

A stupid title

A few weeks after I had awarded the 2007 game of the year, I already knew what game will get the prize in 2008. Age of Empires III, by Glenn Drover, is a heavy, dynamic, competitive and extremely challenging management boardgame, named after a computer game with which it has, in fact, little in common. I had a few hesitations in the very last weeks after having played a few games of Tribun, which is based on similar mechanisms, but I came back to Age of Empires. Tribun will get a very honorable second place.
Some may object that Age of Empires was already available for a few weeks when I published my 2007 game of the year. Well, that’s true, but I discovered this game only later, in fall, and since it’s the game I’ve most played in the following months, it is clearly if not my 2008 game of the year, at least my end of 2007 game of the half-year.

So, what is Age of Empires III ? It’s Caylus American style, with plastic miniatures, a gorgeous board, lots of chrome, direct competition, risk taking and even, here and there, true luck and warfare. It’s a game with a rich, original and well-implemented theme – the Age of Discovery -, and with rich, varied and consistent game systems. It’s the best of German style mechanics in the best of American style monster boardgames. This was also true of one of my 2007 games of the year, Invasions, even when the only things it had in common with Age of Empires was a large board and bright colors plastic miniatures

Les autres sélectionnés

Comme vous l'avez sans doute compris, Age of Empires est un très gros jeu, d'un niveau de complexité bien supérieur à toutes mes créations. Ne vous précipitez donc pas pour l'acheter si vous n'êtes pas prêts à consacrer une heure à la lecture des règles, et trois autres à votre première partie - même si, je vous le garantis, on ne voit pas le temps passer.

Si cela vous fait un peu peur, vous pouvez sans crainte vous rabattre sur l'un des onze autres jeux de ma sélection ci-dessus, tous sont excellents, tous auraient pu, dans d'autres circonstances, dans une autre humeur, devenir mon jeu de l'année. Si El Capitan, Senji, Tribun, Glory to Rome ou même Pandemic sont aussi des "jeux pour joueurs", Eketorp, Kingsburg, Metropolys, Scripts and Scribes, Shanghaien et Wizard's Gambit sont des jeux aux règles plus simples, ce qu'il est convenu un peu bêtement, car on n'est heureusement pas obligé d'y jouer en famille, des jeux familiaux.

Et si vous voulez plus de choix encore, je vous livre ci-dessous une liste d'une cinquantaine de vraiment bons jeux - et je suis certain d'en avoir raté quelques autres!

Other nominated games

You've already understood that Age of Empires is a heavy game, much longer and more complex than anything I have designed. Don't click to buy it at once if you're not ready to spend one hour or more on the rules, and three hours or more in your first game - even when I can grant you time doesn't feel long when playing such a game.

So, if you're a bit afraid, you can prefer one of the eleven other games of the above list. All are great games, all could have become my game of the year if the times were different, if my mood were different. El Capitan, Senji, Tribun, Glory to Rome or even Pandemic are also "gamers' games", but Eketorp, Kingsburg, Metropolys, Scripts and Scribes, Shanghaien and Wizard's Gambit are much lighter fare, with simpler rules and a shorter playing time, what we strangely call "family games". Don't worry, this doesn't mean you have to play them with your family.

And if you want even more choice, I list below more or less fifty new good games - and I'm sure I missed several more.

   

Les tendances

La route

Il y a bientôt trois ans paraissait Caylus, le chef d’œuvre de William Attia, un gros jeu de gestion stratégique à l’allemande qui introduisait un nouveau mécanisme, la route. Sur cette route, ou plus exactement sur les bâtiments qui la bordent, les joueurs placent tout d’abord des pions, les artisans. Ensuite, l’un après l’autre, tout le long de la route, les bâtiments font effet au profit des joueurs y ayant placé leurs pions. Tout comme il en avait été dix ans plus tôt du système de majorité introduit par Wolgang Kramer dans El Grande, cette route a été exploité depuis dans de nombreux autres jeux. Les Piliers de la Terre, l’an dernier, avaient ouvert le bal. Cette année, nous avons Age of Empires III, mais aussi Tribun, Kingsburg, l’Âge de Pierre, et même dans une certaine mesure Cuba ou Agricola qui, chacun à sa manière, s’inspirent du « système Caylus ». Le système étant astucieux et se prêtant bien aux variations, tous ces jeux sont excellents – surtout Age of Empires III, Tribun et, dans un genre plus léger, Kingsburg.

Coopération

 La rumeur d’Essen 2007 voulait que 2008 soit l’année des jeux de coopération. La tendance est certaine, et il suffit pour s’en faire une idée d’interroger quelques auteurs – chacun à dans ses cartons ou dans ses projets au moins un jeu plus ou moins coopératif. Reste que pour l’instant, cette tendance ne s’est pas encore vraiment traduite dans les parutions, Pandemic étant le seul vrai jeu coopératif paru cette année. Ils semblent très nombreux, en revanche, parmi les parutions annoncées pour l’automne, et ce sera donc sans doute la tendance maitresse de mon prochain bilan annuel.

Fait à la maison

Plusieurs des meilleurs jeux de cette année, notamment parmi les jeux de cartes, plus faciles à produire, sont des éditions à compte d’auteur ou artisanales, réalisées par de nouveaux venus. Je ne parle pas seulement des productions très professionnelles de Friedemann Friese, des frères Lamont, de Richard Breese ou de Martin Wallace, tous déjà bien connus dans le petite monde du jeu de société, mais de jeux de cartes qui semblent « surgir de nulle part » comme Scripts and Scribes, Politico, Lifeboat ou Glory to Rome. Certes, de tels jeux auto-édités ont toujours existé, mais ils étaient souvent médiocres, mal édités et mal distribués. Ce qui est nouveau, c’est qu’ils soutiennent fort bien la comparaison avec les productions plus professionnelles, tant pour la qualité des jeux eux-mêmes que pour leur réalisation graphique ou leur fabrication. Certains sont disponibles dans les boutiques spécialisées, d’autres doivent être commandées directement  l’auteur, mais à l’âge de Paypal, cela ne fait pas grande différence. Sans doute le monde de l’édition de jeux de société peut-il désormais, comme celui du livre, laisser cohabiter de grands éditeurs généralistes et des petits éditeurs plus passionnés.

The trends

On the road again

Three years ago, William Attia published his masterwork, Caylus, a heavy and strategic German style management boardgame. Caylus main innovation was its “road” mechanism. Players first place their workers tokens on the road, or on the buildings next to it. Then the building actions are resolved in order, each building being used by the player who placed a worker on it.
After Wolfgang Kramer had published El Grande, more than ten years ago, several authors recycled its majority mechanism in other games. The same is happening now with Caylus’ road system. Last year we had only Pillars of the Earth, this year we have Age of Empires III, but also Tribune, Kingsburg, Stone Age and even, in a way, Cuba or Agricola. Since the basic system is great, all these games are at least good and often great, the best being Age of Empires, Tribun and the lighter Kingsburg.

Cooperative

 The Essen 2007 rumor was that 2008 would be the year of cooperative games. It’s an obvious trend, and all he game authors I talk with have a cooperative or half-cooperative design in he works. On the other hand, this trend is not really effective so far with published games, and the only forerunner published so far is Pandemic. With many others in the pipe, cooperative gaming will probably be the main trend next year.

Home made

Several of the best games this year, especially among lighter card games, which are easier to print and sell, are self published or published by small new publishers. I’m not talking here of the professionally published games by Friedemann Friese, the Lamont brothers, Richard Breese or Martin Wallace, all well known people in the little boardgaming world, but of small card games popping up out of nowhere, such as Scripts and Scribes, Politico, Lifeboat or Glory to Rome. Of course, there has always been self-published games, but they were usually mediocre, cheaply produced and not widely distributed. More and more self-published games have good and clear rules, nice graphics and good quality components, and they can now stand the comparison with more professional products. Some can be bought in specialized game shops, others only from the authors website, but with Paypal it now makes little difference. The boardgame publishing world looks more and more like the book publishing one, with both big publishers and very small ones.

   
Les gros jeux
Heavier games

Sur un plateau

Mon problème avec les vraiment gros jeux, ceux qui demandent quelques heures pour en lire les règles et quelques heures de plus pour y jouer, c’est que si je suis souvent tenté de les acheter, je trouve de moins en moins souvent le courage d’en étudier les règles – car il faut souvent les étudier plus que les lire – et plus rarement encore l’occasion d’y jouer. C’est ainsi que des jeux comme Amyitis, Starcraft, Brass, Imperial, Cuba ou Key Harvest, qui ont l’air bien intéressants, sont toujours en attente d’une occasion d’y jouer. Je le regrette d’autant plus que, lorsque je parviens à me motiver pour essayer l’un d’entre eux, il devient bien souvent, comme ce fut le cas l’an dernier avec Invasions et cette année avec Age of Empires III, l’un de mes préférés. L'une de mes meilleures découvertes cette année en matière de bons gros jeux est d'ailleurs Bootleggers, un jeu paru en 2004 et qui attendait depuis sur mes étagères. Si je ne peux donc pas vraiment me permettre d'intégrer à ma liste de nouveautés, je vous en conseille vivement l'achat si, par chance, vous en trouvez une boite.

Tribun, de Karl Heinz Schmiel, est, comme Age of Empires III et beaucoup des nouveautés de cette année, un jeu de « route ». Ici, les pions placés sur les principaux bâtiments de la Rome Antique servent à acquérir des cartes qui sont ensuite utilisées pour une complexe lutte d’influence dans les différentes factions romaines. Tribun est bien plus rapide qu’Age of Empires, cela ne signifie pas qu’il soit moins complexe.

Il ya plein de trucs des plateaux, des centaines de cartes, des pions, des jetons, des vaches et des cochons, dans la boite d'Agricola d'Uwe Rosenberg qui, s'il s'apparente aussi quelque peu à Caylus et aux jeux "de route", est également un jeu de cartes. Extrèmement sophistiqué et varié, c'est sans doute l'un des jeux les plus complexes et les plus riches auxquels il m'ait été donné de jouer ces dernières années , ce qui explique que j'attende d'y avoir rejoué une ou deux fois avant d'en faire une critique pour la kudothèque idéale. Il ne fait guère de doute qu'il y entrera.

El Capitan, Moai et Chang Cheng sont tous trois des jeux de majorité, un genre qui, s’il a un peu perdu de sa popularité, réserve encore quelques belles surprises. El Capitan, à la conception duquel a participé l’inventeur du jeu de majorité, et l’un des maîtres du jeu de société allemand, Wolfgang Kramer, n’est sans doute pas d’une grande originalité et n’a pas un thème des plus convaincants, mais c’est un jeu très stratégique, tendu à souhait, qui comblera les amateurs d’El Grande ou de Caylus. Moai, d’Adrian Dinu, a lui un vrai thème, les clans rivaux sur une île de Pâques dont les ressources se raréfient, et cette raréfaction rend le jeu particulièrement agressif, voire violent. Chang Cheng, de Walter Obert, a pour thème la construction de la muraille de Chine, et exploite habilement un mécanisme original, chaque parcelle de muraille comptant pour une majorité qui rapporte des points, côté chinois, et une qui en fait perdre, côté mongol.

On reste en Chine avec l’Année du Dragon, de Stefan Feld, un jeu d’enchères et de personnages tout  fait dans la tradition de la gamme Alea, l’éditeur de référence des amateurs de gros jeu à l’allemande – le genre de jeu où les erreurs ne pardonnent pas.

Toujours en extrême-orient, Senji, de mes amis Bruno Cathala et Serge Laget, est un étonnant jeu de commerce, de combat et de diplomatie dans le Japon médiéval, qui séduira tout à la fois les habitués du Risk et les inconditionnels de Diplomatie – et même quelques joueurs qui, comme moi, n’apprécient ni l’un, ni l’autre.

E.T.I. – Estimated Time to Invasion, des frères Anticole, est doublement original, par son thème de science fiction décalé et humoristique, façon X-Files années 60, et par son mécanisme de traître caché emprunté aux jeux coopératifs.

Pandemic de Matt Leacock est, lui, un vrai jeu de coopération, dans lequel les joueurs doivent faire équipe pour sauver l’humanité menacé par de mortels virus. Plus simple et plus rapide que le Seigneur des Anneaux ou Les Chevaliers de la Table Ronde, Pandemic n’en est pas pour autant plus facile.

Avec des cartes

Before the Wind, de Torsten Landsvogt, Race for the Galaxy de Tom Lehmann et Glory to Rome de Carl Chudyk ne sont pas vraiment des gros jeux, et ne se présentent d’ailleurs pas dans de grosses boites, mais ces jeux de cartes sophistiqués et très stratégiques n’en sont pas moins clairement destinés au public des joueurs aguerris, prêts à s’investir dans la gestion extrêmement serrée des Vents du Nord, ou à découvrir les très complexes interactions des nombreuses cartes de Race for the Galaxy et de Glory to Rome

On a board

The problem with big games is that one needs a few hours to go through the rules, and a few more hours to play them. I’m often lured into buying them, but it’s every year harder to find the will and the time to read the rules, and then to find the gamers to play them with. As a result, games I’m really interested in, such as Amyitis, Starcraft, Brass, Imperial, Cuba or Key Harvest are still waiting unopened on my shelves. It’s a shame since when I really finds the time to play a monster game, it often becomes a favorite of mine, as it happened this year with Age of Empires III. One of the best heavy boardgames I discovered this year is probably Bootleggers, which is hardly new since it was published in 2004 and waited four years on my shelves before I found an occasion to play it. If you're lucky enough to find a copy somewhere, buy it, you won't regret it.

Karl Heinz Schmiel’s Tribun is, like Age of Empires, a “Caylus road” game. Here, the players’ pawns are placed on several districts of the Ancient Rome, and give various opportunities to get character cards which are then used in an intricate struggle to control the main lobbies in the city. Tribun plays much faster than Age of Empires, but it doesn’t mean it’s a lighter game.

There's lot of stuff in the box of Uwe Rosenberg's Agricola, small boards, hundreds of cards, tokens, pawns, even sheeps and cows. Agricola also belongs, in a way, to the Caylus family, but it's also a card game, one ofe the richest and the most varied I've ever played. There's much stuff there, and serious stuff, so I want to play a few more games before writing a review of it for my ideal game library. I'm sure it will enter it in a few weeks or months.

El Capitan, Moai and Chang Cheng are majority games, a genre which is not as popular as it once was, but which still makes for some really good and challenging games. Wolfgang Kramer, the inventor of majority games and one of the leading German game designers, is one of the authors of El Capitan. This game is neither original nor thematically convincing, but it’s one of the tensest, strategic and challenging majority games, a game for hardcore strategists who like games like Caylus or El Grande. Adrian Dinu’s Moai has a true theme, rival clans on Easter Island fighting for resources which are more scarce every turn, and the game is surprisingly aggressive and nasty for a German style majority game. In Walter Obert’s Chang Cheng, players take part in the building of the Great Wall of China, trying to get the majority of prestige on the Chinese side, but not the majority of troubles on the Mongolian side.

Let’s stay in China with Stefan Feld’s Year of the Dragon, a bidding and investment game, which fits very well in the Alea big games line, the reference series in heavy German style games, the games where the slightest error can be unforgiving.

We’re still in the Far East with Senji, by my friends Bruno Cathala and Serge Laget, a very original game of trade, war and diplomacy in mediaeval Japan. It will please both the Risk and the Diplomacy players, and even some gamers who, like me, don’t like either one.

E.T.I. – Estimated Time to Invasion, by the Anticole brothers, is a very original game, with a fun science fiction theme, like X-Files in the sixties, and a hidden traitor system like in some cooperative games.

Matt Leacock’s Pandemic is a true cooperation game, in which players must work as a team to save humanity from the deadly menace of new viruses. The game plays faster and has lighter rules than other cooperative games, such as Lord of the Rings or Shadows over Camelot, but it’s not easier to win. 

Just cards

Torsten Landsvogt’s Before the Wind, Tom Lehmann’s Race for the Galaxy and Carl Chudyl’s Glory to Rome are not really long and heavy games, and are not sold in big boxes. These are nevertheless sophisticated, complex and strategic card games aimed at hardcore gamers. The tense management of Before the Wind, the many and complex interactions of card effects in Race for the Galaxy and Glory to Rome, are not for he light hearted gamer.

Les jeux moyens
Middle weight games

Sur un plateau

J’appelle jeux moyens des jeux présentés généralement dans d’assez grosses boites, pas toujours plus rapides à jouer que les gros jeux décrits ci-dessus, qui demandent une certaine réflexion et une certaine concentration, mais que vous pouvez présenter à des joueurs occasionnels, voire à des amis qui n’ont qu’une très vague idée de ce qu’est un jeu de société, sans leur faire trop peur, sans leur donner envie de se réfugier devant la télévision.

La programmation secrète et simultanée est un mécanisme qui a plutôt mauvaise presse auprès des gros joueurs, mais que j’apprécie personnellement beaucoup et qui fonctionne remarquablement bien dans ce type de jeu. Ce principe, dont on ne sait jamais bien quelle part il laisse au hasard et quelle part il fait à la psychologie, est au cœur de jeux comme Eketorp, Robin des Bois et Antler Island. Dans Eketorp, de Dirk Henn, des clans vikings s’affrontent et tentent de bâtir des châteaux sur la côte. Dans Robin des Bois, de Vlaada Chvatil, les bandes de bandits au grand cœur de la forêt de Sherwood rivalisent pour faire les meilleurs coups et s’attirer les faveurs des villages de la région. Dans Antler Island des frères Lamont, les cerfs brament, paradent et parfois se battent pour les beaux yeux de biches. Dans Key Largo, le jeu de Paul Randles que Mike Selinker et moi-même avons développé, et qui vient de sortir en anglais, des plongeurs explorent les épaves à la recherche des trésors engloutis.

Sébastien Pauchon confirme son statut de grand auteur de jeu avec deux belles nouveautés cette année. Avec Bruno Cathala et Malcolm Braff, il a conçu Jamaica, un jeu de pirates familial, dynamique et remarquablement bien édité.
Sébastien est surtout l’auteur de Metropolys, un jeu d’enchères et de pose assez abstrait mais original et d’une grande richesse stratégique, sans doute l’un de mes jeux préférés de cette année 2008.

Retournons sur la route avec Kingsburg, de Luca Iennaco et Andrea Chiarvesio, et l’Âge de Pierre, du très virtuel Michael Tummelhoffer, deux jeux qui font, bien que de manière très différente, appel à un objet qui fut longtemps tabou dans le jeu allemand et semble faire son grand retour cette année – le dé. Il y a même dans la boite de l’Âge de Pierre un gobelet, un vrai gobelet en cuir, pour les lancer. Ma préférence va sans doute à Kingsburg et à son très astucieux système d’utilisation des dés comme s’ils étaient des pions. L’Âge de Pierre, qui semble parfois une version allégée des Piliers de la Terre, a pour lui une étonnante fluidité, et un côté très grand public.

Jacques Bariot, Thomas Cauet, Guillaume Montiage, trois jeunes auteurs français dont c’est, je crois, le premier jeu publié font preuve avec Néfertiti d’une étonnante maîtrise. Si leurs noms n’avaient pas figuré sur la boite, j’aurai facilement attribué à Reiner Knizia, qui se fait un peu rare ces temps-ci, ce jeu d’enchères et de gestion riche mais fluide.

Vineta, des brésiliens Fabiano Onça, Mauricio Miyaji et Mauricio Gibrin, est aussi un jeu d’enchères « à l’allemande », mais traité d’une manière beaucoup plus légère, voire franchement chaotique. Certains détestent, beaucoup adorent.

On reste dans le chaos, mais dans un chaos à l’américaine, avec des figurines, des dés et de la violence gratuite, dans Battue, de Jim Long, un bon gros jeu de baston assez original, mettant en scène des hordes barbares déferlant sur une cité romaine.

Surf’s Up, Dude !, d’Alan Moon et Aaron Weissblum, parvient à rendre fort bien un thème pour le moins original – le surf, avec des vagues en rouleaux et des jolies filles à emballer sur la plage.

Micro Mutants n’est bien sûr pas une nouveauté, et la version Tilsit, en petites boites, avait déjà connu en son temps un certain succès. La nouvelle édition, dans une grosse boite de quatre armées, est de l’avis général bien meilleure et devrait relancer ce jeu presque classique. Difficile aussi de parler de vraie nouveauté pour les nouvelles versions des Aventuriers du Rail, mais si vous jouez fréquemment à deux ou trois joueurs, je vous conseille très vivement la boite des pays scandinaves, sans doute ma carte préférée. Aux amateurs de la série des 10 jours, un autre jeu d'Alan Moon qui ne rencontre pas chez nous le même succès qu'aux USA, je conseille également 10 Days in Asia, qui a sans conteste la carte la plus intéressante à jouer.

Avec sa boite assez terne, ses graphismes inexistants et ses mécanismes très abstraits, Uptown n’a pas été très remarqué. C’est dommage, car ce petit jeu de tuile assez tactique, mérite vraiment d’être essayé.

Quand à ceux qui sont peut-être très bons, mais que je n'ai pas encore eu l'occasion d'essayer, ils sont légion. Parmi les plus séduisants à priori, mais je me tromper, je citerai Batavia, Toledo, Tinner's Trail et Conquest of the Fallen Lands.

Avec des cartes

Les deux meilleurs petits jeux de cartes de l’année, Wizard’s Gambit et Scripts and Scribes ont tous deux été édités par leurs auteurs, et il est vrai que les jeux de cartes, assez faciles à produire, se prêtent sans doute mieux à l’édition à compte d’auteur que les gros jeux de plateau.

Scripts and Scribes, de Steve Finn, est un petit jeu bien futé, aux règles simplissimes, basé sur un astucieux système de draft. Plus sophistiqué, Wizard’s Gambit, de Matthew Stipes et Eric Dever, reprend un principe usé jusqu’à la corde, réunir les composants nécessaires pour lancer des sorts, pour en faire un jeu extrêmement dynamique, original et chaotique.
Également publié à compte d’auteur, Lifeboat, de Jef Siadek, est un jeu d’embrouille et de négociation qui place les joueurs dans un canot de sauvetage où les bonnes places sont chères et les règlements de compte parfois violents.

Adapter un succès du jeu de plateau en jeu de cartes, ou l’inverse, n’est pas toujours chose facile, et Alan Moon avait un peu raté son coup avec Elfenland. Il a, cette fois, admirablement relevé le défi avec le jeu des cartes des Aventuriers du Rail.
Filou, de Friedemann Friese, et Lascaux, de Dominique Ehrhard et Michel Lalet parviennent tous deux, par des procédés bien différents, à renouveler un genre que j’apprécie énormément, le petit jeu d’enchères rapide et méchant.

La méchanceté est également très présente dans Palastgeflüster, de Michael Rieneck, qui avec seulement sept types de cartes différents est parvenu à nous concocter un redoutable jeu « de combos ».

Même si la mode du poker semble se ralentir quelque peu, des jeux qui s’en inspirent plus ou moins continuent à paraître, parmi lesquels Chicago Poker, que j’ai conçu avec Bruno Cathala.

Et puis, bien sûr, il a Wie Verhext!, qui m'a tout l'air d'être un jeu "à la Faidutti, et qui en outre est illustré par mon ami Julien Delval, mais j'attendrai que celui-là soit disponible en anglais ou en français pour l'essayer. Je ne doute pas une minute qu'il sera dans ma liste de l'an prochain. Dans le même esprit, Faiseurs d'Univers a également l'air intéressant, mais je ne l'ai trouvé dans aucune des boutiques, qu'elle soit en dur ou en ligne, que je fréquente!

Jeu d'ambiance

Un seul vrai jeu d'ambiance cette année, Wits and Wagers. Il n'est pas vraiment nouveau, mais c'est à l'occasion de sa réédition en 2008, dans une nouvelle présentation, que je l'ai découvert. Reste qu'il n'est pas parfaitement adapté à un public francophone, et que je vous suggère donc d'attendre la version française qui, je n'en doute pas, arrivera un jour.

On a board

These games are usually sold in boxes as big as the ones above, and they also require some involvement and some psychological, tactical or strategic thinking, but they play faster, they feel lighter, they have easier rules, and you can play them with occasional gamers, or even non galling friends, without having them feel in haste to their TV or computer.

Simultaneous secret bidding or programming is a system sometimes despised by hardcore gamers. I really like it, probably because you never really know if it’s more about luck, strategic timing or psychology, and I’m not surprised to find it the heart of some of the best games published this year. In Dirk Henn’s Eketorp, Viking clans are fighting one another and building castles on the European coast. In Vlaada Chvatil’s Robin Hood, the rival Merrymen gangs of the Sherwood Forest try to lure the most money out of the Sheriff’s treasury and to become the most popular in the neighboring villages. In Antler Island, by the Lamont brothers, players are stags vying for the favors of all the nice does on the Island – this involves XXXXX, parading and sometimes fighting. Paul Randles’ Key Largo, which I’ve developed together with Mike Selinker, has now been published in English. It’s a very thematic game about divers exploring wrecks for sunken treasures.

Sebastien Pauchon is now a major author, and has two new games published this year. Jamaica was designed together with Malcolm Braff and Bruno Cathala; it’s a family game about pirates in the Carribean – nothing new, for sure, but it’s fun, fast paced and very well produced.
But Sébastien’s main new game, and probably his masterwork, is Metropolys, an almost abstract bidding and placement game. Metropolys is tense, strategic and fast paced, and is one of the best new games this year.

We’re back on the “road” with Kingsburg, by Lucca Innaco and Andrea Chiarvesio, and Stone Age, by the virtual Michael Tummelhoffer. Both games rely heavily on dice. Dice were almost taboo last years with German game designers, but they’re making a strong comeback, and there’s even in Stone Age a nice leather goblet to roll them in. Kingsburg makes a very clever use of dice, which are both rolled and used as pawns to be placed on the “road”, here the king’s court. Stone Age feels like a lighter version of Pillars of the Earth, plays very smoothly and is probably more family fare.

Jacques Bariot, Thomas Cauet and Guillaume Montiage, are three young French authors. Nefertiti is their first game published, but they seem to know already a lot about German style game design. Their auction game feels like Knizia’s, and fans of the German game designer can buy it with eyes closed.

Vineta, by Brasilian designers Fabiano Onça, Mauricio Miyaji and Mauricio Gibrin, is also a German style auction game, but this one feels much lighter. If you don’t mind some chaos, nastiness and randomness in your gaming, you must give it a try – it feels fresh and fun.

Jim Long’s Battue is chaotic as well, but this is more American style chaos, with plastic miniatures, dice and gratuitous violence. This fun Risk-like game has barbarian tribes attacking a roman-style city.

Surf’s Up, Dude !, by Alan Moon and Aaron Weissblum is a fun game with a refreshing theme, complete with high rolling waves and pretty girls on the beach.

Micro Mutants is nothing really new, since it’s the new version of X-Bugs, but the game has been developed and improved, and comes now in a big square box with a playing mat and four complete armies for hours of tiddlywinks fun. A new map for Ticket to Ride is also not really a new game, but the Nordic Countries version for two or three players is my favorite Ticket to Ride version so far. The same happened with the 10 days series, since 10 Days in Asia is by far my favorite version of this excellent game system.

With its bland looking box and clipart graphics, Kory Heath’s Uptown went largely under radar, and it’s a shame. Of course, it looks like a Sudoku ripoff, but it isn’t, it’s a real game, and a good one.

There are many more middle-weight games which look interesting, but which I didn't play so far. I'm most eager to play Batavia, Toledo, Tinner's Trail and Conquest of the Fallen Lands.

Just cards

The two best card games of the year are both self-published games, even when Wizard’s Gambit really professional. Card games are cheaper and, most of all, easier to produce than boardgames, and therefore better fitted to self-publishing.

Steve Finn’s  Scripts and Scribes, de Steve Finn is a clever and original card game, based on a clever and new (at least to me) drafting system. Wizard’s Gambit, by Matthew Stipes and Eric Dever, is more sophisticated and manages to make something really new from an age old idea – gathering components to cast spells.
Jef Siadek’s Lifeboat is a light but very nasty negotiation game in a crowded up lifeboat.

Card games adaptations of boardgames are not always successful, and Alan Moon had already failed with Elfenland. He succeeds brilliantly with Ticket to Ride, whose card game version feels really different from the original boardgame.

Friedemann Friese’s Felix and Dominique Ehrhard & Michel Lalet’s Lascaux both manage to make something new in an old and overcrowded genre, light and nasty auction card games.

Michael Rieneck’s Palastgeflüster is a nasty game of action character cards, which manages to allow lots of tricky combos with only seven different card effects.

Even when the rave for poker is now last year’s news, game inspired by poker are still being published, and among them the Chicago Poker card game I designed with Bruno Cathala.

There's also Wie Verhext, which looks like a game I could have designhed, and is illustrated by my friend Julien Delval. I'm sure I will love it, but I wait until I can get it in English or French, so it will certainly be in next year's list. Faiseurs d'Univers also seems to be a good card game, but I've yet to find a shop carrying it!

Jeu d'ambiance

Wits and Wagers is not really a new game, but I've discovered it with the new 2008 edition, which weems to be greatly improved over the former ones. Anyway, it's not really possible to play it with french speaking players, so I'll wait for a french edition. I'm sure there'll be one someday.

Deux joueurs
Two players

Il y a maintenant un format spécifique pour les jeux à deux, celui des petites boites carrées d’abord utilisées par Kosmos et aujourd’hui adoptées par la quasi-totalité des éditeurs.

Kheops, conçu avec Serge Laget, est un jeu de tuiles dynamique mais assez stratégique dans lequel les joueurs bâtissent ensemble la grande pyramide. Pick & Pack, de Simon Hunt, est un jeu de damier abstrait et très tactique. Très remarqué, Shanghaien, de Michael Schacht et Roman Pelek, est lui un jeu léger, rapide et astucieux, avec plein de dés à lancer. Mon Musée Mystère n'a pas droit à une boite carrée, puisque que ce n'est qu'un petit jeu de cartes, modeste mais, je trouve, assez malin.

Almost all publishers have now adopted Kosmos small square boxes as the two players game standard format.

Kheops, a tile laying game I designed with Serge Laget, manages to be both strategic and chaotic. Simon Hunt’s Pick & Pack is a very abstract game, played on a checkered board. Shanghaien, by Michael Schacht and Roman Pelek feels much lighter, and this clever dice game was probably the most praised recent two players game. My Musée Mystère is not in a square box, since it's only a light card game.

Pour les plus jeunes
Playing with kids
 

Je ne suis pas particulièrement les sorties, très nombreuses, dans le domaine un peu particulier des jeux pour enfants. Si j’ai apprécié, et je recommande, les six jeux ci-dessous, ce n’est pas parce qu’ils sont conçus pour jouer avec des enfants, mais plutôt parce qu’ils fonctionnent tout aussi bien avec des adultes, et c’est d’ailleurs dans ce contexte que je les ai pratiqués.

Marrakech, de Dominique Ehrhard, est le chaînon manquant entre les jeux de parcours enfantins, où l’on se contente de lancer un dé pour avancer son pion, et les jeux plus stratégiques où l’on a de réels choix à prendre.
Jacques Zeimet, l’auteur du génial poker des cafards, revient cette année avec une salade de cafards, Kakerlaken Salat, un jeu de réflexes où il ne faut pas s’embrouiller dans les légumes.
Formissimo, de Torsten Landsvogt (également auteur de Before the Wind, cité plus haut) est un petit jeu d’observation et de rapidité qui, sans révolutionner le genre, est très agréable à jouer.
Didi Dotter, dot j’ai oublié le nom français, est un astucieux jeu de mémoire et de rapidité qui essaie de renouveler le succès de Piqueplume, et pourrait bien y parvenir.
Vous avez sûrement remarqué l’an dernier ces puissants aimants ovales que tous les enfants s’amusaient à lancer en l’air pour produire des bruits et mouvements assez surprenants. Roberto di Meglio a eu l’idée de les utiliser dans un petit jeu d’habileté mignon et efficace, Rattlesnake.
J’avais entièrement raté, lors de sa sortie il y a deux ans, le Trésor des de Roberto Fraga. Avec la sortie d’une nouvelle version en plus grosse boite, sous le nom bizarre de À vos trésors, prêts, partez !, voilà l’occasion de réparer cet oubli. Le jeu est typiquement Fragaesque, avec un mélange de tout et n’importe quoi – observation, mémoire, chance, prise de risque, équilibre, dextérité. Le plus étonnant est que cela fasse, encore une fois, un jeu génial .

I don’t try to check everything with kid’s games. It’s a very specific domain, with hundreds of new games published every year, and I only have a look at the few ones I’m told about and which can work as well with adults. Most of them, I’ve played only with adult gamers.

Dominique Ehrhard’s Suleika is the missing link between children race game, where you roll a die and move your pawn, and adult games where you have some real tactical choices. Jacques Zeimet, who made the fabulous Cockroach poker is back with a Cockroach salad – Kakerlaken Salat, a fast paced card game where you must not miss a vegetable for an other.
Torsten Landsvogt, the author of Before the Wind, also designed Formissimo, a small game in the line of Speed and Set, nothing really new but fun and easy to play.
Every year, there’s a new overproduced memory game trying to repeat the success of Chicken Cha Cha Cha. This year it’s Ariel Laden’s Diddi Dotter, and it might well succeed.
You probably noticed last year these large oval magnets that kids were always tossing to produce strange movements and noises. Roberto di Meglio devised a game around them, and it’s really fun to play.
I missed Roberto Fraga’s Jungle Treasure when it was published, two years ago. A new version in a bigger box is published this year, Treasure, ready, go!, so it’s a good occasion to put it right. The game is typical Fraga, with a zany mix of everything and the rest, but once more, it’s a fabulous game.

Quelques détails sur mes jeux à moi
More about my own designs

Mes deux véritables nouveautés de l’année, Chicago Poker et Kheops sont issues de collaborations avec mes habituels compères esséniens, Bruno Cathala et Serge Laget. Toutes deux semblent avoir été assez bien reçues, même si Kheops, pourtant vendu avec des règles en anglais et en allemand, n’est pas vraiment bien distribué hors de France. Surtout, Key Largo est enfin paru aux Etats-Unis, dans une éditions plutôt mieux réalisée que l’original français. L'exposition de mes jeux au Musée de la carte à jouer a été l'occasion de publier un petit jeu de cartes sans prétention, Musée Mystère. Enfin, les gens de chez Klutz ont décidé que China Moon était l’un des quinze meilleurs jeux du monde… 

My two new games this year, Chicago Poker and Kheops, are both collaborative works, one with Bruno cathala and the other with Serge Laget. Both have been well received, even when Kheops, though it has English and German rules in the box, is not widely distributed out of France. The Us edition of Key Largo is here at last, and it has better components than the French one. The exhbition of my games at the french card game museum was an opportunity to publish a small two players card game, Musée Mystère. The people at Klutz also decided that China Moon was one of the fifteen best boardgames in the world ! Wow !

 

Tous les autres

Cette liste de recommandations peut sembler très longue - 43 jeux, si j'ai bien compté. Il est vrai que j'essaie, plus parfois pour le plaisir intellectuel de la découverte que pour le plaisir immédiat du jeu, de jouer au plus grand nombre possible de nouveautés. Comme elles sont nombreuses, je suis en outre devenu très sélectif avant même de jouer, et il est beaucoup de jeux dont je sais, après une simple lecture des règles, qu'ils ne me conviendront pas. Je ne sors par conséquent que ceux dont je pense qu'ils vont me plaire, et je me trompe rarement. Par ailleurs, j'ai été assez peu créatif ces derniers mois, et consacrant moins de temps à mes prototypes, j'ai pu essayer un plus grand nombre de nouveautés.

Reste qu'il est beaucoup d'autres jeux, surtout parmi ceux dont on parle peu, qui auraient peut-être pu m'enthousiasmer si j'avais eu l'occasion de les découvrir. C'est un peu par hasard que j'ai lu sur le Baordgamegeek une critique de Scripts and Scribes qui m'a donné envie de le commander. Je n'aurais sans doute jamais acheté Wizard's Gambit, n'en aurais peut-être même jamais entendu parler si les éditeurs ne me l'avaient pas envoyé. Il sort aujourd'hui tellement de jeux, et de bons jeux, que, à moins d'être un gros éditeur capable d'imposer son produit, on ne peut plus seulement compter sur la qualité de son produit - il faut aussi compter sur la chance. Comme dans un bon jeu.

And all the other games

This list of recommended games is quite long - 43 games, if I reckoned correctly. I often try, more for he intellectual pleasure of the discovery than for the immediate pleasure of gaming, to play as many as possible of the newly published games. Since there are many, more every year, Im' also more and more selective even before the first game, and there are many of which I know, after a rough reading of the rules, that I won't like them. As a result, I only bring to game nights the games I think I will like, and I'm rarely wrong. Furthermore, I've not been very creative these last months, and spent less time on my prototypes, which meant more time for new games.

On the other hand, there are certainly many games, especially among the ones which are not much talked about on the web, which I would probably have liked if I had played them. I found out about Scripts and Scribes by luck, when reading a nice review of it which was put forward on the first page of the boardgamegeek. I would never have bought Wizard's Gambit, and would even probably never have heard of it, if the publisher didn't send me a copy. There are so many games, and so many good games, published now that, unless you are a big publisher and can really push your game forward, you can't just rely on your game quality to have it noticed - you must also rely on luck, like in a good game.

 

Et n'oubliez pas...

Si vous souahitez acheter l'un des jeux que je vous recommande (ou même un autre), vous pouvez le faire auprès des boutiques partenaires de mon site, Funagain aux États-Unis, Infinity Games en Angleterre, Au Coin du Jeu et Jocade en France. Si vous le faites à partir des liens qui figurent dans les pages des jeux dans ma ludothèque idéale, cela me rapportera un petit crédit et, les petits ruisseaux faisant les grandes rivières, me permettra au bout du compte d'acheter et d'essayer quelques jeux supplémentaires.

Si vous êtes éditeur, vous pouvez aussi m'envoyer gentiment vos nouveautés. Elles ne seront pas traîtées différemment des jeux que j'achète, et je ne vous promet pas qu'ils seront dans mes recommandations de l'an prochain, mais du moins aurez vous l'assurance que je ne les aurai pas bêtement ignorées.

Don't forget...

If you want to buy one of the games I recommand (or even any other game), you can use my partner links to Funagain in the USA, Infinity Games in Great Britain, Au Coin du Jeu and Jocade in France, either from her or from the game entries in the ideal game library. When doing so, a small percent will be credited to me, and this will help me buy and playtest a few more games.

If you are a publisher, you can also kindly send me your new games. They will be treated exactly like the ones I buy, and I can't promise you they will end in next year's list, but at least you'll be certain I have not simply overlooked them.

Discutez en sur le forum
Discuss it in the forum


 
Ce site est entièrement bilingue français / mauvais anglais
This site is fully bilingual french / broken english
Ce site a été développé par :
This site has been developed by :
Steve Vallée
.