Mon jeu de l'année
2008
et pas mal d'autres recommandations ludiques
My 2008 game of the year
and many more recommended new games
Les douze sélectionnés
The twelve nominated
et le vainqueur est…
and the winner is…
Un
titre absurde
Quelques semaines à peine après avoir
publié mes jeux de l’année 2007, Gift Trap et
Invasions, je connaissais mon jeu de l’année 2008, Age
of Empires III de Glenn Drover, un gros jeu de gestion
particulièrement dynamique et interactif, un peu abusivement
présenté comme une adaptation du jeu video éponyme,
avec lequel il n’a en fait pas grand chose de commun. Au tout
dernier moment, j’ai bien eu quelques hésitations après
avoir fait quelques parties de Tribun, d’ailleurs basé sur
des mécanismes comparables, mais je suis finalement revenu à mon
premier choix, laissant à Tribun une très honorable
seconde place sur le podium.
Les plus rigoureux d’entre vous m’objecteront sans doute
qu’Age of Empires III était déjà disponible
depuis quelques semaines lorsque j’ai annoncé mon jeu
de l’année 2007. Je leur répondrai d’une
part que je n’ai que faire de la rigueur, et d’autre part
que je n’ai découvert Age of Empires III qu’au début
de l’automne, et que vu le nombre le parties que j’en ai
jouées depuis, il est pour moi clairement le jeu sinon du début
2008, du moins de la fin 2007.
Qu’est-ce donc que cet Age of Empires III ?
C’est Caylus à la sauce américaine, avec des
figurines en plastique, un gigantesque plateau de jeu à l’esthétique
baroque, des chromes qui brillent bien, des rivalités franches
et directes, de la prise de risque et même un peu, à la
marge, de vrai hasard et de vraie baston. C’est aussi un jeu
avec un thème peu exploité – les grandes découvertes – mais
remarquablement bien rendu et des mécanismes variés
et fort bien imbriqués. Bref, le meilleur des mécanismes à l’allemande
dans le meilleur des gros jeux à l’américaine – c’est
d’ailleurs peut-être bien ce que j’avais déjà écrit
de l’un de mes deux jeux de l’année 2007, Invasions,
qui pourtant n’avait pas grand chose de commun avec Age of
Empires, si ce n’est un vaste plateau de jeu et des figurines
de couleurs vives. |
A
stupid title
A few weeks after I had awarded the
2007 game of the year, I already knew what game will get the prize
in 2008. Age of Empires III,
by Glenn Drover, is a heavy, dynamic, competitive and extremely challenging
management boardgame, named after a computer game with which it has,
in fact, little in common. I had a few hesitations in the very last
weeks after having played a few games of Tribun, which is based on
similar mechanisms, but I came back to Age of Empires. Tribun will
get a very honorable second place.
Some may object that Age of Empires was already available for a few
weeks when I published my 2007 game of the year. Well, that’s
true, but I discovered this game only later, in fall, and since it’s
the game I’ve most played in the following months, it is clearly
if not my 2008 game of the year, at least my end of 2007 game of the
half-year.
So, what is Age of Empires III ? It’s
Caylus American style, with plastic miniatures, a gorgeous board,
lots of chrome, direct competition, risk taking and even, here and
there, true luck and warfare. It’s a game with a rich, original
and well-implemented theme – the Age of Discovery -, and with
rich, varied and consistent game systems. It’s the best of
German style mechanics in the best of American style monster boardgames.
This was also true of one of my 2007 games of the year, Invasions,
even when the only things it had in common with Age of Empires was
a large board and bright colors plastic miniatures |
Les autres
sélectionnés
Comme vous l'avez sans doute compris, Age
of Empires est un très gros jeu, d'un
niveau de complexité bien supérieur à toutes
mes créations. Ne vous précipitez donc pas pour
l'acheter si vous n'êtes pas prêts à consacrer
une heure à la lecture des règles, et trois autres à votre
première partie - même si, je vous le garantis,
on ne voit pas le temps passer.
Si cela vous fait un peu peur, vous pouvez sans crainte
vous rabattre sur l'un des onze autres jeux de ma sélection
ci-dessus, tous sont excellents, tous auraient pu, dans d'autres
circonstances, dans une autre humeur, devenir mon jeu de l'année.
Si El Capitan, Senji, Tribun, Glory
to Rome ou même Pandemic sont
aussi des "jeux pour joueurs", Eketorp, Kingsburg, Metropolys, Scripts and
Scribes, Shanghaien et Wizard's
Gambit sont des jeux aux règles plus simples,
ce qu'il est convenu un peu bêtement, car on n'est heureusement
pas obligé d'y jouer en famille, des jeux familiaux.
Et si vous voulez plus de choix encore, je vous livre
ci-dessous une liste d'une cinquantaine de vraiment bons jeux - et
je suis certain d'en avoir raté quelques autres! |
Other nominated
games
You've already understood that Age of
Empires is a heavy game, much longer and more complex than anything
I have designed. Don't click to buy it at once if you're not ready
to spend one hour or more on the rules, and three hours or more in
your first game - even when I can grant you time doesn't feel long
when playing such a game.
So, if you're a bit afraid, you can
prefer one of the eleven other games of the above list. All are great
games, all could have become my game of the year if the times were
different, if my mood were different. El
Capitan, Senji, Tribun, Glory
to Rome or even Pandemic are
also "gamers' games", but Eketorp, Kingsburg, Metropolys, Scripts and
Scribes, Shanghaien and Wizard's
Gambit are much lighter fare, with
simpler rules and a shorter playing time, what we strangely call
"family games". Don't worry, this doesn't mean you have to
play them with your family.
And if you want even more choice, I
list below more or less fifty new good games - and I'm sure I missed
several more. |
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Les
tendances
La route
Il y a bientôt trois ans paraissait Caylus, le
chef d’œuvre de William Attia, un gros jeu de gestion
stratégique à l’allemande qui introduisait un
nouveau mécanisme, la route. Sur cette route, ou plus exactement
sur les bâtiments qui la bordent, les joueurs placent tout
d’abord des pions, les artisans. Ensuite, l’un après
l’autre, tout le long de la route, les bâtiments font
effet au profit des joueurs y ayant placé leurs pions. Tout
comme il en avait été dix ans plus tôt du système
de majorité introduit par Wolgang Kramer dans El Grande, cette
route a été exploité depuis dans de nombreux
autres jeux. Les Piliers de la Terre, l’an dernier, avaient
ouvert le bal. Cette année, nous avons Age of Empires
III, mais aussi Tribun, Kingsburg, l’Âge
de Pierre, et même dans une certaine mesure Cuba ou
Agricola qui, chacun à sa manière,
s’inspirent
du « système
Caylus ». Le système étant astucieux et
se prêtant bien aux variations, tous ces jeux sont excellents – surtout
Age of Empires III, Tribun et, dans un genre plus léger, Kingsburg.
Coopération
La rumeur d’Essen 2007
voulait que 2008 soit l’année des jeux de coopération.
La tendance est certaine, et il suffit pour s’en faire une
idée d’interroger quelques auteurs – chacun à dans
ses cartons ou dans ses projets au moins un jeu plus ou moins coopératif.
Reste que pour l’instant, cette tendance ne s’est pas
encore vraiment traduite dans les parutions, Pandemic étant
le seul vrai jeu coopératif paru cette année. Ils semblent
très nombreux, en revanche, parmi les parutions annoncées
pour l’automne, et ce sera donc sans doute la tendance maitresse
de mon prochain bilan annuel.
Fait à la maison
Plusieurs des meilleurs jeux de cette année,
notamment parmi les jeux de cartes, plus faciles à produire,
sont des éditions à compte d’auteur ou artisanales,
réalisées par de nouveaux venus. Je ne parle pas seulement
des productions très professionnelles de Friedemann Friese,
des frères Lamont, de Richard Breese ou de Martin Wallace,
tous déjà bien connus dans le petite monde du jeu de
société, mais de jeux de cartes qui semblent « surgir
de nulle part » comme Scripts and Scribes, Politico, Lifeboat ou Glory
to Rome. Certes, de tels jeux auto-édités
ont toujours existé, mais ils étaient souvent médiocres,
mal édités et mal distribués. Ce qui est nouveau,
c’est qu’ils soutiennent fort bien la comparaison avec
les productions plus professionnelles, tant pour la qualité des
jeux eux-mêmes que pour leur réalisation graphique ou
leur fabrication. Certains sont disponibles dans les boutiques spécialisées,
d’autres doivent être commandées directement l’auteur,
mais à l’âge de Paypal, cela ne fait pas grande
différence. Sans doute le monde de l’édition
de jeux de société peut-il désormais, comme
celui du livre, laisser cohabiter de grands éditeurs généralistes
et des petits éditeurs plus passionnés. |
The
trends
On the road again
Three years ago, William Attia published
his masterwork, Caylus, a heavy and strategic German style management
boardgame. Caylus main innovation was its “road” mechanism.
Players first place their workers tokens on the road, or on the buildings
next to it. Then the building actions are resolved in order, each
building being used by the player who placed a worker on it.
After Wolfgang Kramer had published El Grande, more than ten years
ago, several authors recycled its majority mechanism in other games.
The same is happening now with Caylus’ road system. Last year
we had only Pillars of the Earth, this year we have Age of
Empires III, but also Tribune, Kingsburg,
Stone Age and even, in a way, Cuba or Agricola. Since
the basic system is great, all these games are at least good and often
great, the best being Age of Empires, Tribun and the lighter Kingsburg.
Cooperative
The
Essen 2007 rumor was that 2008 would be the year of cooperative games.
It’s an obvious trend, and all he game authors I talk with
have a cooperative or half-cooperative design in he works. On the
other hand, this trend is not really effective so far with published
games, and the only forerunner published so far is Pandemic. With
many others in the pipe, cooperative gaming will probably be the
main trend next year.
Home made
Several of the best games this year,
especially among lighter card games, which are easier to print and
sell, are self published or published by small new publishers. I’m
not talking here of the professionally published games by Friedemann
Friese, the Lamont brothers, Richard Breese or Martin Wallace, all
well known people in the little boardgaming world, but of small card
games popping up out of nowhere, such as Scripts and Scribes,
Politico, Lifeboat or Glory to Rome. Of
course, there has always been self-published games, but they were
usually mediocre, cheaply produced and not widely distributed. More
and more self-published games have good and clear rules, nice graphics
and good quality components, and they can now stand the comparison
with more professional products. Some can be bought in specialized
game shops, others only from the authors website, but with Paypal
it now makes little difference. The boardgame publishing world looks
more and more like the book publishing one, with both big publishers
and very small ones. |
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Les gros
jeux |
Heavier
games |
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Sur un plateau
Mon problème avec les vraiment gros jeux, ceux
qui demandent quelques heures pour en lire les règles et quelques
heures de plus pour y jouer, c’est que si je suis souvent tenté de
les acheter, je trouve de moins en moins souvent le courage d’en étudier
les règles – car il faut souvent les étudier
plus que les lire – et plus rarement encore l’occasion
d’y jouer. C’est ainsi que des jeux comme Amyitis,
Starcraft, Brass, Imperial, Cuba ou Key
Harvest, qui ont l’air bien intéressants, sont
toujours en attente d’une occasion d’y jouer. Je le regrette
d’autant plus que, lorsque je parviens à me motiver
pour essayer l’un d’entre eux, il devient bien souvent,
comme ce fut le cas l’an dernier avec Invasions et cette année
avec Age of Empires III, l’un de mes préférés.
L'une de mes meilleures découvertes cette année en
matière de bons gros jeux est d'ailleurs Bootleggers,
un jeu paru en 2004 et qui attendait depuis sur mes étagères.
Si je ne peux donc pas vraiment me permettre d'intégrer à ma
liste de nouveautés, je vous en conseille vivement l'achat
si, par chance, vous en trouvez une boite.
Tribun, de Karl Heinz Schmiel, est,
comme Age of Empires III et beaucoup des nouveautés de cette
année, un jeu de « route ». Ici, les
pions placés sur les principaux bâtiments de la Rome
Antique servent à acquérir des cartes qui sont ensuite
utilisées pour une complexe lutte d’influence dans les
différentes factions romaines. Tribun est bien plus rapide
qu’Age of Empires, cela ne signifie pas qu’il soit moins
complexe.
Il ya plein de trucs des
plateaux, des centaines de cartes, des pions, des jetons, des vaches
et des cochons, dans la boite d'Agricola d'Uwe
Rosenberg qui, s'il s'apparente aussi quelque peu à Caylus
et aux jeux "de route", est également un jeu de
cartes.
Extrèmement sophistiqué et varié, c'est
sans doute l'un des jeux les plus complexes et les plus riches auxquels
il m'ait été donné de jouer ces dernières
années , ce qui explique que j'attende d'y avoir rejoué une
ou deux fois avant d'en faire une critique pour la kudothèque
idéale. Il ne fait guère de doute qu'il y entrera.
El Capitan, Moai et Chang Cheng sont tous trois des
jeux de majorité, un genre qui, s’il a un peu perdu
de sa popularité, réserve encore quelques belles surprises. El
Capitan, à la conception duquel a participé l’inventeur
du jeu de majorité, et l’un des maîtres du jeu
de société allemand, Wolfgang Kramer, n’est sans
doute pas d’une grande originalité et n’a pas
un thème des plus convaincants, mais c’est un jeu très
stratégique, tendu à souhait, qui comblera les amateurs
d’El Grande ou de Caylus. Moai, d’Adrian
Dinu, a lui un vrai thème, les clans rivaux sur une île
de Pâques dont les ressources se raréfient, et cette
raréfaction rend le jeu particulièrement agressif,
voire violent. Chang Cheng, de Walter Obert, a pour
thème la construction de la muraille de Chine, et exploite
habilement un mécanisme original, chaque parcelle de muraille
comptant pour une majorité qui rapporte des points, côté chinois,
et une qui en fait perdre, côté mongol.
On reste en Chine avec l’Année
du Dragon, de Stefan Feld, un jeu d’enchères
et de personnages tout fait dans la tradition de la gamme
Alea, l’éditeur de référence des amateurs
de gros jeu à l’allemande – le genre de jeu
où les erreurs ne pardonnent pas.
Toujours en extrême-orient, Senji,
de mes amis Bruno Cathala et Serge Laget, est un étonnant
jeu de commerce, de combat et de diplomatie dans le Japon médiéval,
qui séduira tout à la fois les habitués du Risk
et les inconditionnels de Diplomatie – et même quelques
joueurs qui, comme moi, n’apprécient ni l’un,
ni l’autre.
E.T.I. – Estimated Time to Invasion,
des frères Anticole, est doublement original, par son thème
de science fiction décalé et humoristique, façon
X-Files années 60, et par son mécanisme de traître
caché emprunté aux jeux coopératifs.
Pandemic de Matt Leacock est, lui,
un vrai jeu de coopération, dans lequel les joueurs doivent
faire équipe pour sauver l’humanité menacé par
de mortels virus. Plus simple et plus rapide que le Seigneur des
Anneaux ou Les Chevaliers de la Table Ronde, Pandemic n’en
est pas pour autant plus facile.
Avec des cartes
Before the Wind, de Torsten Landsvogt, Race
for the Galaxy de Tom Lehmann et Glory to Rome de
Carl Chudyk ne sont pas vraiment des gros jeux, et ne se présentent
d’ailleurs pas dans de grosses boites, mais ces jeux de cartes
sophistiqués et très stratégiques n’en
sont pas moins clairement destinés au public des joueurs
aguerris, prêts à s’investir dans la gestion
extrêmement serrée des Vents du Nord, ou à découvrir
les très complexes interactions des nombreuses cartes de
Race for the Galaxy et de Glory to Rome |
On a board
The problem with big games is that
one needs a few hours to go through the rules, and a few more hours
to play them. I’m often lured into buying them, but it’s
every year harder to find the will and the time to read the rules,
and then to find the gamers to play them with. As a result, games
I’m really interested in, such as Amyitis, Starcraft,
Brass, Imperial, Cuba or Key Harvest are
still waiting unopened on my shelves. It’s a shame since when
I really finds the time to play a monster game, it often becomes
a favorite of mine, as it happened this year with Age of
Empires III. One
of the best heavy boardgames I discovered this year is probably Bootleggers,
which is hardly new since it was published in 2004 and waited four
years on my shelves before I found an occasion to play it. If you're
lucky enough to find a copy somewhere, buy it, you won't regret it.

Karl Heinz Schmiel’s Tribun is,
like Age of Empires, a “Caylus road” game. Here, the
players’ pawns are placed on several districts of the Ancient
Rome, and give various opportunities to get character cards which
are then used in an intricate struggle to control the main lobbies
in the city. Tribun plays much faster than Age of Empires, but it
doesn’t mean it’s a lighter game.
There's lot of stuff in the
box of Uwe Rosenberg's Agricola, small boards, hundreds
of cards, tokens, pawns, even sheeps and cows. Agricola also belongs,
in a way, to the Caylus family, but it's also a card game, one ofe
the richest and the most varied I've ever played. There's much stuff
there, and serious stuff, so I want to play a
few more games before writing a review of it for my ideal game library.
I'm sure it will enter it in a few weeks or months.
El Capitan, Moai and Chang Cheng are
majority games, a genre which is not as popular as it once was, but
which still makes for some really good and challenging games. Wolfgang
Kramer, the inventor of majority games and one of the leading German
game designers, is one of the authors of El Capitan. This
game is neither original nor thematically convincing, but it’s
one of the tensest, strategic and challenging majority games, a game
for hardcore strategists who like games like Caylus or El Grande.
Adrian Dinu’s Moai has a true theme, rival
clans on Easter Island fighting for resources which are more scarce
every turn, and the game is surprisingly aggressive and nasty for
a German style majority game. In Walter Obert’s Chang
Cheng, players take part in the building of the Great Wall
of China, trying to get the majority of prestige on the Chinese side,
but not the majority of troubles on the Mongolian side.
Let’s stay in China with Stefan
Feld’s Year of the Dragon, a bidding and investment
game, which fits very well in the Alea big games line, the reference
series in heavy German style games, the games where the slightest
error can be unforgiving.
We’re still in the Far East with Senji,
by my friends Bruno Cathala and Serge Laget, a very original game
of trade, war and diplomacy in mediaeval Japan. It will please both
the Risk and the Diplomacy players, and even some gamers who, like
me, don’t like either one.
E.T.I. – Estimated Time
to Invasion, by the Anticole brothers, is a very original
game, with a fun science fiction theme, like X-Files in the sixties,
and a hidden traitor system like in some cooperative games.
Matt Leacock’s Pandemic is
a true cooperation game, in which players must work as a team to
save humanity from the deadly menace of new viruses. The game plays
faster and has lighter rules than other cooperative games, such as
Lord of the Rings or Shadows over Camelot, but it’s not easier
to win.
Just cards
Torsten Landsvogt’s Before
the Wind, Tom Lehmann’s Race for the Galaxy and
Carl Chudyl’s Glory to Rome are not really
long and heavy games, and are not sold in big boxes. These are
nevertheless sophisticated, complex and strategic card games aimed
at hardcore gamers. The tense management of Before the Wind, the
many and complex interactions of card effects in Race for the Galaxy
and Glory to Rome, are not for he light hearted gamer. |
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Les jeux
moyens |
Middle
weight games |
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Sur un plateau
J’appelle jeux moyens des jeux présentés
généralement dans d’assez grosses boites, pas
toujours plus rapides à jouer que les gros jeux décrits
ci-dessus, qui demandent une certaine réflexion et une certaine
concentration, mais que vous pouvez présenter à des
joueurs occasionnels, voire à des amis qui n’ont qu’une
très vague idée de ce qu’est un jeu de société,
sans leur faire trop peur, sans leur donner envie de se réfugier
devant la télévision.
La programmation secrète et simultanée
est un mécanisme qui a plutôt mauvaise presse auprès
des gros joueurs, mais que j’apprécie personnellement
beaucoup et qui fonctionne remarquablement bien dans ce type de jeu.
Ce principe, dont on ne sait jamais bien quelle part il laisse au
hasard et quelle part il fait à la psychologie, est au cœur
de jeux comme Eketorp, Robin des Bois et Antler Island. Dans Eketorp,
de Dirk Henn, des clans vikings s’affrontent et tentent de
bâtir des châteaux sur la côte. Dans Robin
des Bois, de Vlaada Chvatil, les bandes de bandits au grand
cœur de la forêt de Sherwood rivalisent pour faire les
meilleurs coups et s’attirer les faveurs des villages de la
région. Dans Antler Island des frères
Lamont, les cerfs brament, paradent et parfois se battent pour les
beaux yeux de biches. Dans Key Largo, le jeu de
Paul Randles que Mike Selinker et moi-même avons développé,
et qui vient de sortir en anglais, des plongeurs explorent les épaves à la
recherche des trésors engloutis.
Sébastien Pauchon confirme son statut de grand
auteur de jeu avec deux belles nouveautés cette année.
Avec Bruno Cathala et Malcolm Braff, il a conçu Jamaica,
un jeu de pirates familial, dynamique et remarquablement bien édité.
Sébastien est surtout l’auteur de Metropolys,
un jeu d’enchères et de pose assez abstrait mais original
et d’une grande richesse stratégique, sans doute l’un
de mes jeux préférés de cette année 2008.
Retournons sur la route avec Kingsburg, de Luca Iennaco
et Andrea Chiarvesio, et l’Âge de Pierre, du très
virtuel Michael Tummelhoffer, deux jeux qui font, bien que de manière
très différente, appel à un objet qui fut longtemps
tabou dans le jeu allemand et semble faire son grand retour cette
année – le dé. Il y a même dans la boite
de l’Âge de Pierre un gobelet, un vrai gobelet en cuir,
pour les lancer. Ma préférence va sans doute à Kingsburg et à son
très astucieux système d’utilisation des dés
comme s’ils étaient des pions. L’Âge
de Pierre, qui semble parfois une version allégée
des Piliers de la Terre, a pour lui une étonnante fluidité,
et un côté très grand public.
Jacques Bariot, Thomas Cauet, Guillaume Montiage, trois
jeunes auteurs français dont c’est, je crois, le premier
jeu publié font preuve avec Néfertiti d’une étonnante
maîtrise. Si leurs noms n’avaient pas figuré sur
la boite, j’aurai facilement attribué à Reiner
Knizia, qui se fait un peu rare ces temps-ci, ce jeu d’enchères
et de gestion riche mais fluide.
Vineta, des brésiliens Fabiano
Onça, Mauricio Miyaji et Mauricio Gibrin, est aussi un jeu
d’enchères « à l’allemande »,
mais traité d’une manière beaucoup plus légère,
voire franchement chaotique. Certains détestent, beaucoup
adorent.
On reste dans le chaos, mais dans un chaos à l’américaine,
avec des figurines, des dés et de la violence gratuite, dans Battue,
de Jim Long, un bon gros jeu de baston assez original, mettant en
scène des hordes barbares déferlant sur une cité romaine.
Surf’s Up, Dude !, d’Alan
Moon et Aaron Weissblum, parvient à rendre fort bien un thème
pour le moins original – le surf, avec des vagues en rouleaux
et des jolies filles à emballer sur la plage.
Micro Mutants n’est bien sûr
pas une nouveauté, et la version Tilsit, en petites boites,
avait déjà connu en son temps un certain succès.
La nouvelle édition, dans une grosse boite de quatre armées,
est de l’avis général bien meilleure et devrait
relancer ce jeu presque classique. Difficile aussi de parler de vraie
nouveauté pour les nouvelles versions des Aventuriers
du Rail, mais si vous jouez fréquemment à deux
ou trois joueurs, je vous conseille très vivement la boite
des pays scandinaves, sans doute ma carte préférée.
Aux amateurs de la série des 10 jours, un autre jeu d'Alan
Moon qui ne rencontre pas chez nous le même succès qu'aux
USA, je conseille également 10 Days in Asia,
qui a sans conteste la carte la plus intéressante à jouer.
Avec sa boite assez terne, ses graphismes inexistants
et ses mécanismes très abstraits, Uptown n’a
pas été très remarqué. C’est dommage,
car ce petit jeu de tuile assez tactique, mérite vraiment
d’être essayé.
Quand à ceux qui sont peut-être très
bons, mais que je n'ai pas encore eu l'occasion d'essayer, ils sont
légion. Parmi les plus séduisants à priori,
mais je me tromper, je citerai Batavia, Toledo, Tinner's
Trail
et Conquest
of the Fallen Lands.
Avec des cartes
Les deux meilleurs petits jeux de cartes de l’année,
Wizard’s Gambit et Scripts and Scribes ont tous deux été édités
par leurs auteurs, et il est vrai que les jeux de cartes, assez faciles à produire,
se prêtent sans doute mieux à l’édition à compte
d’auteur que les gros jeux de plateau.
Scripts and Scribes, de Steve Finn,
est un petit jeu bien futé, aux règles simplissimes,
basé sur un astucieux système de draft. Plus sophistiqué, Wizard’s
Gambit, de Matthew Stipes et Eric Dever, reprend un principe
usé jusqu’à la corde, réunir les composants
nécessaires pour lancer des sorts, pour en faire un jeu extrêmement
dynamique, original et chaotique.
Également publié à compte d’auteur, Lifeboat,
de Jef Siadek, est un jeu d’embrouille et de négociation
qui place les joueurs dans un canot de sauvetage où les bonnes
places sont chères et les règlements de compte parfois
violents.
Adapter un succès du jeu de plateau en jeu de
cartes, ou l’inverse, n’est pas toujours chose facile,
et Alan Moon avait un peu raté son coup avec Elfenland. Il
a, cette fois, admirablement relevé le défi avec le
jeu des cartes des Aventuriers du Rail.
Filou, de Friedemann Friese, et Lascaux,
de Dominique Ehrhard et Michel Lalet parviennent tous deux, par des
procédés bien différents, à renouveler
un genre que j’apprécie énormément, le petit
jeu d’enchères rapide et méchant.
La méchanceté est également très
présente dans Palastgeflüster, de Michael
Rieneck, qui avec seulement sept types de cartes différents
est parvenu à nous concocter un redoutable jeu « de
combos ».
Même si la mode du poker semble se ralentir quelque
peu, des jeux qui s’en inspirent plus ou moins continuent à paraître,
parmi lesquels Chicago Poker, que j’ai conçu
avec Bruno Cathala.
Et puis, bien sûr, il a Wie Verhext!, qui
m'a tout l'air d'être un jeu "à la Faidutti, et
qui en outre est illustré par mon ami Julien Delval, mais
j'attendrai que celui-là soit disponible en anglais ou en
français pour l'essayer. Je ne doute pas une minute qu'il
sera dans ma liste de l'an prochain. Dans le même esprit, Faiseurs
d'Univers a également l'air intéressant, mais
je ne l'ai trouvé dans aucune des boutiques, qu'elle soit
en dur ou en ligne, que je fréquente!
Jeu d'ambiance
Un seul vrai jeu d'ambiance cette année, Wits
and Wagers. Il n'est pas vraiment nouveau, mais c'est à l'occasion
de sa réédition en 2008, dans une nouvelle présentation,
que je l'ai découvert. Reste qu'il n'est pas parfaitement
adapté à un public francophone, et que je vous suggère
donc d'attendre la version française qui, je n'en doute
pas, arrivera un jour. |
On a board
These games are usually sold in boxes
as big as the ones above, and they also require some involvement
and some psychological, tactical or strategic thinking, but they
play faster, they feel lighter, they have easier rules, and you can
play them with occasional gamers, or even non galling friends, without
having them feel in haste to their TV or computer.
Simultaneous secret bidding or programming
is a system sometimes despised by hardcore gamers. I really like
it, probably because you never really know if it’s more about
luck, strategic timing or psychology, and I’m not surprised
to find it the heart of some of the best games published this year.
In Dirk Henn’s Eketorp, Viking clans are fighting
one another and building castles on the European coast. In Vlaada
Chvatil’s Robin Hood, the rival Merrymen gangs
of the Sherwood Forest try to lure the most money out of the Sheriff’s
treasury and to become the most popular in the neighboring villages.
In Antler Island, by the Lamont brothers, players
are stags vying for the favors of all the nice does on the Island – this
involves XXXXX, parading and sometimes fighting. Paul Randles’ Key
Largo, which I’ve developed together with Mike Selinker,
has now been published in English. It’s a very thematic game
about divers exploring wrecks for sunken treasures.
Sebastien Pauchon is now a major author,
and has two new games published this year. Jamaica was
designed together with Malcolm Braff and Bruno Cathala; it’s
a family game about pirates in the Carribean – nothing new,
for sure, but it’s fun, fast paced and very well produced.
But Sébastien’s main new game, and probably his masterwork,
is Metropolys, an almost abstract bidding and placement
game. Metropolys is tense, strategic and fast paced, and is one of
the best new games this year.
We’re back on the “road” with
Kingsburg, by Lucca Innaco and Andrea Chiarvesio, and Stone Age,
by the virtual Michael Tummelhoffer. Both games rely heavily on dice.
Dice were almost taboo last years with German game designers, but
they’re making a strong comeback, and there’s even in
Stone Age a nice leather goblet to roll them in. Kingsburg makes
a very clever use of dice, which are both rolled and used as pawns
to be placed on the “road”, here the king’s court. Stone
Age feels like a lighter version of Pillars of the Earth,
plays very smoothly and is probably more family fare.
Jacques Bariot, Thomas Cauet and Guillaume
Montiage, are three young French authors. Nefertiti is
their first game published, but they seem to know already a lot about
German style game design. Their auction game feels like Knizia’s,
and fans of the German game designer can buy it with eyes closed.
Vineta, by Brasilian
designers Fabiano Onça, Mauricio Miyaji and Mauricio Gibrin,
is also a German style auction game, but this one feels much lighter.
If you don’t mind some chaos, nastiness and randomness in your
gaming, you must give it a try – it feels fresh and fun.
Jim Long’s Battue is
chaotic as well, but this is more American style chaos, with plastic
miniatures, dice and gratuitous violence. This fun Risk-like game
has barbarian tribes attacking a roman-style city.
Surf’s Up, Dude !,
by Alan Moon and Aaron Weissblum is a fun game with a refreshing
theme, complete with high rolling waves and pretty girls on the beach.
Micro Mutants is nothing
really new, since it’s the new version of X-Bugs, but the game
has been developed and improved, and comes now in a big square box
with a playing mat and four complete armies for hours of tiddlywinks
fun. A new map for Ticket to Ride is also not really
a new game, but the Nordic Countries version for two or three players
is my favorite Ticket to Ride version so far. The same happened with
the 10 days series, since 10 Days in Asia is by
far my favorite version of this excellent game system.
With its bland looking box and clipart
graphics, Kory Heath’s Uptown went largely
under radar, and it’s a shame. Of course, it looks like a Sudoku
ripoff, but it isn’t, it’s a real game, and a good one.
There are many more middle-weight games
which look interesting, but which I didn't play so far. I'm most
eager to play Batavia, Toledo,
Tinner's Trail and Conquest of the Fallen
Lands.
Just cards
The two best card games of the year
are both self-published games, even when Wizard’s Gambit really
professional. Card games are cheaper and, most of all, easier to
produce than boardgames, and therefore better fitted to self-publishing.
Steve Finn’s Scripts
and Scribes, de Steve Finn is a clever and original card
game, based on a clever and new (at least to me) drafting system. Wizard’s
Gambit, by Matthew Stipes and Eric Dever, is more sophisticated
and manages to make something really new from an age old idea – gathering
components to cast spells.
Jef Siadek’s Lifeboat is a light but very nasty
negotiation game in a crowded up lifeboat.
Card games adaptations of boardgames
are not always successful, and Alan Moon had already failed with
Elfenland. He succeeds brilliantly with Ticket to Ride, whose card
game version feels really different from the original boardgame.
Friedemann Friese’s Felix and
Dominique Ehrhard & Michel Lalet’s Lascaux both
manage to make something new in an old and overcrowded genre, light
and nasty auction card games.
Michael Rieneck’s Palastgeflüster is
a nasty game of action character cards, which manages to allow lots
of tricky combos with only seven different card effects.
Even when the rave for poker is now
last year’s news, game inspired by poker are still being published,
and among them the Chicago Poker card game I designed
with Bruno Cathala.
There's also Wie Verhext, which
looks like a game I could have designhed, and is illustrated by my
friend Julien Delval. I'm sure I will love it, but I wait until I
can get it in English or French, so it will certainly be in next
year's list. Faiseurs d'Univers also seems to be
a good card game, but I've yet to find a shop carrying it!
Jeu d'ambiance
Wits and Wagers is
not really a new game, but I've discovered it with the new 2008 edition,
which weems to be greatly improved over the former ones. Anyway,
it's not really possible to play it with french speaking players,
so I'll wait for a french edition. I'm sure there'll be one someday. |
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Deux
joueurs |
Two players |
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Il y a maintenant un format
spécifique pour les jeux à deux, celui des petites
boites carrées d’abord utilisées par Kosmos et
aujourd’hui adoptées par la quasi-totalité des éditeurs.
Kheops, conçu avec Serge Laget,
est un jeu de tuiles dynamique mais assez stratégique dans
lequel les joueurs bâtissent ensemble la grande pyramide. Pick & Pack,
de Simon Hunt, est un jeu de damier abstrait et très tactique.
Très remarqué, Shanghaien, de Michael
Schacht et Roman Pelek, est lui un jeu léger, rapide et astucieux,
avec plein de dés à lancer. Mon Musée
Mystère n'a pas droit à une boite carrée,
puisque que ce n'est qu'un petit jeu de cartes, modeste mais, je
trouve, assez malin. |
Almost
all publishers have now adopted Kosmos small square boxes as the
two players game standard format.
Kheops, a
tile laying game I designed with Serge Laget, manages to be both
strategic and chaotic. Simon Hunt’s Pick & Pack is
a very abstract game, played on a checkered board. Shanghaien,
by Michael Schacht and Roman Pelek feels much lighter, and this clever
dice game was probably the most praised recent two players game.
My Musée Mystère is not in a square
box, since it's only a light card game. |
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Pour
les plus jeunes |
Playing
with kids |
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Je ne suis pas particulièrement
les sorties, très nombreuses, dans le domaine un peu particulier
des jeux pour enfants. Si j’ai apprécié, et je
recommande, les six jeux ci-dessous, ce n’est pas parce qu’ils
sont conçus pour jouer avec des enfants, mais plutôt
parce qu’ils fonctionnent tout aussi bien avec des adultes,
et c’est d’ailleurs dans ce contexte que je les ai pratiqués.
Marrakech, de Dominique Ehrhard, est
le chaînon manquant entre les jeux de parcours enfantins, où l’on
se contente de lancer un dé pour avancer son pion, et les
jeux plus stratégiques où l’on a de réels
choix à prendre.
Jacques Zeimet, l’auteur du génial poker des cafards,
revient cette année avec une salade de cafards, Kakerlaken
Salat, un jeu de réflexes où il ne faut pas
s’embrouiller dans les légumes.
Formissimo, de Torsten Landsvogt (également
auteur de Before the Wind, cité plus haut) est un petit jeu
d’observation et de rapidité qui, sans révolutionner
le genre, est très agréable à jouer.
Didi Dotter, dot j’ai oublié le nom français,
est un astucieux jeu de mémoire et de rapidité qui essaie
de renouveler le succès de Piqueplume, et pourrait bien y parvenir.
Vous avez sûrement remarqué l’an dernier ces puissants
aimants ovales que tous les enfants s’amusaient à lancer
en l’air pour produire des bruits et mouvements assez surprenants.
Roberto di Meglio a eu l’idée de les utiliser dans un
petit jeu d’habileté mignon et efficace, Rattlesnake.
J’avais entièrement raté, lors de sa sortie il
y a deux ans, le Trésor des de Roberto Fraga. Avec la sortie
d’une nouvelle version en plus grosse boite, sous le nom bizarre
de À vos trésors, prêts, partez !,
voilà l’occasion de réparer cet oubli. Le jeu est
typiquement Fragaesque, avec un mélange de tout et n’importe
quoi – observation, mémoire, chance, prise de risque, équilibre,
dextérité. Le plus étonnant est que cela fasse,
encore une fois, un jeu génial . |
I don’t
try to check everything with kid’s games. It’s a very
specific domain, with hundreds of new games published every year,
and I only have a look at the few ones I’m told about and which
can work as well with adults. Most of them, I’ve played only
with adult gamers.
Dominique Ehrhard’s Suleika is
the missing link between children race game, where you roll a die
and move your pawn, and adult games where you have some real tactical
choices. Jacques Zeimet, who made the fabulous Cockroach poker is
back with a Cockroach salad – Kakerlaken Salat,
a fast paced card game where you must not miss a vegetable for an
other.
Torsten Landsvogt, the author of Before the Wind, also designed Formissimo,
a small game in the line of Speed and Set, nothing really new but fun
and easy to play.
Every year, there’s a new overproduced memory game trying to
repeat the success of Chicken Cha Cha Cha. This year it’s Ariel
Laden’s Diddi Dotter, and it might well succeed.
You probably noticed last year these large oval magnets that kids were
always tossing to produce strange movements and noises. Roberto di
Meglio devised a game around them, and it’s really fun to play.
I missed Roberto Fraga’s Jungle Treasure when it was published,
two years ago. A new version in a bigger box is published this year, Treasure,
ready, go!, so it’s a good occasion to put it right.
The game is typical Fraga, with a zany mix of everything and the rest,
but once more, it’s a fabulous game. |
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Quelques
détails sur mes jeux à moi |
More
about my own designs |
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Mes deux véritables
nouveautés de l’année, Chicago Poker et Kheops sont
issues de collaborations avec mes habituels compères esséniens,
Bruno Cathala et Serge Laget. Toutes deux semblent avoir été assez
bien reçues, même si Kheops, pourtant vendu avec des
règles en anglais et en allemand, n’est pas vraiment
bien distribué hors de France. Surtout, Key Largo est
enfin paru aux Etats-Unis, dans une éditions plutôt
mieux réalisée que l’original français.
L'exposition de mes jeux au Musée de la carte à jouer
a été l'occasion de publier un petit jeu de cartes
sans prétention, Musée Mystère. Enfin,
les gens de chez Klutz ont décidé que China
Moon était l’un des quinze meilleurs jeux du
monde… |
My two new
games this year, Chicago Poker and Kheops,
are both collaborative works, one with Bruno cathala and the other
with Serge Laget. Both have been well received, even when Kheops,
though it has English and German rules in the box, is not widely
distributed out of France. The Us edition of Key Largo is
here at last, and it has better components than the French one. The
exhbition of my games at the french card game museum was an opportunity
to publish a small two players card game, Musée Mystère. The
people at Klutz also decided that China Moon was
one of the fifteen best boardgames in the world ! Wow ! |
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Tous
les autres
Cette liste de recommandations peut sembler
très longue - 43 jeux, si j'ai bien compté. Il est
vrai que j'essaie, plus parfois pour le plaisir intellectuel de la
découverte que pour le plaisir immédiat du jeu, de
jouer au plus grand nombre possible de nouveautés. Comme elles
sont nombreuses, je suis en outre devenu très sélectif
avant même de jouer, et il est beaucoup de jeux dont je sais,
après une simple lecture des règles, qu'ils ne me conviendront
pas. Je ne sors par conséquent que ceux dont je pense qu'ils
vont me plaire, et je me trompe rarement. Par ailleurs, j'ai été assez
peu créatif ces derniers mois, et consacrant moins de temps à mes
prototypes, j'ai pu essayer un plus grand nombre de nouveautés.
Reste qu'il est beaucoup d'autres jeux,
surtout parmi ceux dont on parle peu, qui auraient peut-être
pu m'enthousiasmer si j'avais eu l'occasion de les découvrir.
C'est un peu par hasard que j'ai lu sur le Baordgamegeek une critique
de Scripts and Scribes qui m'a donné envie de le commander.
Je n'aurais sans doute jamais acheté Wizard's Gambit, n'en
aurais peut-être même jamais entendu parler si les éditeurs
ne me l'avaient pas envoyé. Il sort aujourd'hui tellement
de jeux, et de bons jeux, que, à moins d'être un gros éditeur
capable d'imposer son produit, on ne peut plus seulement compter
sur la qualité de son produit - il faut aussi compter sur
la chance. Comme dans un bon jeu. |
And
all the other games
This list of recommended
games is quite long - 43 games, if I reckoned correctly. I often
try, more for he intellectual pleasure of the discovery than for
the immediate pleasure of gaming, to play as many as possible of
the newly published games. Since there are many, more every year,
Im' also more and more selective even before the first game, and
there are many of which I know, after a rough reading of the rules,
that I won't like them. As a result, I only bring to game nights
the games I think I will like, and I'm rarely wrong. Furthermore,
I've not been very creative these last months, and spent less time
on my prototypes, which meant more time for new games.
On the other hand, there
are certainly many games, especially among the ones which are not
much talked about on the web, which I would probably have liked if
I had played them. I found out about Scripts and Scribes by luck,
when reading a nice review of it which was put forward on the first
page of the boardgamegeek. I would never have bought Wizard's Gambit,
and would even probably never have heard of it, if the publisher
didn't send me a copy. There are so many games, and so many good
games, published now that, unless you are a big publisher and can
really push your game forward, you can't just rely on your game quality
to have it noticed - you must also rely on luck, like in a good game. |
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Et
n'oubliez pas...
Si vous souahitez acheter l'un des jeux
que je vous recommande (ou même un autre), vous pouvez le faire
auprès des boutiques partenaires de mon site, Funagain aux États-Unis, Infinity
Games en Angleterre, Au Coin du Jeu et Jocade en
France. Si vous le faites à partir des liens qui figurent
dans les pages des jeux dans ma ludothèque idéale,
cela me rapportera un petit crédit et, les petits ruisseaux
faisant les grandes rivières, me permettra au bout du compte
d'acheter et d'essayer quelques jeux supplémentaires.
Si vous êtes éditeur,
vous pouvez aussi m'envoyer gentiment vos nouveautés.
Elles ne seront pas traîtées différemment des
jeux que j'achète, et je ne vous promet pas qu'ils seront
dans mes recommandations de l'an prochain, mais du moins aurez
vous l'assurance que je ne les aurai pas bêtement ignorées. |
Don't
forget...
If you want to buy one
of the games I recommand (or even any other game), you can use my
partner links to Funagain in the USA, Infinity
Games in Great Britain, Au Coin du Jeu and Jocade in
France, either from her or from the game entries in the ideal game
library. When doing so, a small percent will be credited to me, and
this will help me buy and playtest a few more games.
If you are a publisher,
you can also kindly send me your new games. They will be treated
exactly like the ones I buy, and I can't promise you they will end
in next year's list, but at least you'll be certain I have not simply
overlooked them. |
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