| En 1969, Sid Sackson publiait "A Gamut of Games", un recueil présentant bon nombre de ses créations, ainsi que quelques autres, dont Lines of Action, de Claude Soucie. Ce jeu simple, dynamique et élégant a séduit de nombreux joueurs, et suscité l'enthousiasme de quelques inconditionnels. J'y avais joué dans les années quatre-vingt, et en gardait un bon souvenir sans bien me rappeler des règles, pourtant fort simples. C'est Oriol Comas, l'auteur du jeu des dalles de Gaudi, m'a fait avec plaisir redécouvrir ce classique moderne. Il faudrait maintenant que je rejoue à Djambi.
Il existe une très belle édition de Lines of Action, publiée par Abacus, mais le jeu peut aisément se pratiquer sur un échiquier, avec 12 pions de dames par joueur, disposés comme indiqué sur le graphique ci-dessus. Chaque joueur à son tour déplace l'un de ses pions, orthogonalement ou diagonalement, d'autant de cases qu'il y a de pions des deux joueurs dans la ligne, colonne ou diagonale le long de laquelle il se déplace. On peut sauter par dessus ses propres pions, mais par dessus ceux de l'adversaire, que l'on peut en revanche éliminer en prenant leur place. Le but du jeu est de regrouper tous ses pions encore en jeu, de manière à ce qu'ils se touchent tous par un côté ou un coin. Pour découvrir le jeu, rien de tel qu'un tour sur les quelques sites webs animés par des fanatiques de ce jeu, que vous commencer par une visite sur le site de Dave Dyer.
Comme souvent dans les grands jeux abstraits, les règles simplissimes de Lines of Action cachent un jeu subtil et profond, où les choix sont toujours difficiles. Prendre les pions adverses peut permettre d'occuper des emplacements clefs, notamment les cases centrales, mais moins l'adversaire a de pions plus il lui sera facile de les regrouper. Faut-il donc prendre les pions adverses ? Je ne suis certainement pas le premier joueur de Lines of Action à me poser cette question ! |
In 1969, Sid Sackson published "A Gamut of Games", a book in which he presented some of his game designs, as well as a few other noteworthy games, among which Lines of Action, by Claude Soucie. this simple, dynamic and elegant design was an instant hit among the "black and white" abstract games addicts, and some were really enthralled. I played it once or twice in the eighties, but though the rules are very simple, all I remembered was that it was really good. Thanks to Oriol Comas, the author of the Gaudi tiles game, I've recently played it again - and it was great. Now I must play again another game from these times that I don't remember very well, Djambi.
A nice edition of Lines of Action has been published by Abacus, but the game can easily be played on a standard chess board, with 12 checkers pawn per player, placed like on the graphic hereover. Each player on turn moves one of his pawns orthogonally or diagonally, as many spaces as there are pawns from both players in the line where it is moving. You can jump over friendly pawns, but not over opponent ones - though you can capture them by landing on them. The goal of the game is to have all your pawns still in the game orthogonally or diagonally connected. To discover the game, the best is probably to have a look at the many fan sites devoted to it - best starting place is probably Dave Dyer's loa website.
ike it is often the case with great abstract games, the game is as deep and subtle as the rules are simple, and every gaming decision is critical. Is it a good thing to take opponent's pawns ? On the one hand, it makes easier for you to control the center of the board, which is often critical, but on the other hands, the fewer pawns your opponent has, the easier it will be for him to connect them. I'm certainly not the first loa player to ask this question !
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