Philippe des Pallières Guerre des Moutons (La) Woolly Bully
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| C'est en septembre 2000 que Philippe des Pallières m'a fait essayer un jeu qui ne s'appelait pas encore La Guerre des Moutons. Quelques semaines plus tard, revenant du salon d'Essen, j'annonçais à un Philippe un peu désabusé "Tu n'as pas de chance, il y avait sur le salon un jeu qui a l'air de ressembler au tien. Ça s'appelle Carcassonne". En fait, Philippe avait de la chance, car après le fantastique succès de Carcassonne, quel éditeur hésiterait à publier un jeu qui, à première vue, lui ressemble beaucoup.
Dans la Guerre des Moutons, comme dans Carcassonne, les joueurs construisent un paysage en posant des "tuiles" carrées qui doivent coïncider avec les tuiles déjà posées. Si les tuiles de Carcassonne sont médiévales, celles de la Guerre des Moutons sont champêtres, avec des portions d'enclos contenant des vaches, des chevaux, des poules, des moutons... et des forêts abritant loups et chasseurs.
Chaque joueur cherche à constituer les plus gros enclos fermés avec son animal à l'intérieur: on peut fermer aisément de petits enclos, ou tenter de mettre en place de vastes propriétés, au risque de ne pouvoir les cloturer et de voir ses moutons dévorés par les loups qui rodent dans les forêts alentour.
L'animal de chaque joueur est secret au début du jeu, mais plus on le révèle tôt, plus on marque de points - c'est le genre de petit mécanisme astucieux que j'aime bien, introduisant un peu de bluff et des choix cornéliens.
Puisqu'il est impossible d'échapper à la comparaison avec Carcassonne, essayons de l'approfondir. La Guerre des Moutons est un jeu familial d'un abord plus facile, car le système de décompte des points est moins alambiqué. La Guerre des Moutons est un jeu plus tactique, car les joueurs ont plusieurs tuiles en main et plus de choix dans leurs actions. La Guerre des Moutons est un jeu plus riche, car les objectifs secrets introduisent une petite dimension de bluff. La Guerre des Moutons est un jeu plus drôle, car il y a des jolis petits zanimaux dans les enclos et les dessins sont mignons.
Dernière minute:
Je découvre que dans le jeu édité, tous les joueurs ont des moutons, qui sont simplement de différentes couleurs. Je préférais la maquette avec des vaches, des chevaux et des poules.
Je viens en outre de lire les règles. Elles sont très mal écrites, souvent ambigues, dans un français à la fois alambiqué et approximatif. C'est dommage mais, croyez-moi, le jeu vaut la peine de faire un petit effort de lecture. |
In september 2000, Philippe des Pallières showed me a first version of this game. A few weeks later, coming back from the Essen fair, I told him "no luck, there was a new game on the fair that looks very similar to yours. It's called Carcassonne." In fact, Philippe was lucky, since after one year and half a million copies of Carcassonne sold, a game that looked similar, even when it is in fact somewhat different, was doomed to be of interest for many publisher.
In this game, like in Carcassonne, players build a country landscape with square tiles that must fit with all the tiles already played. The country of Carcassonne is full of castles and cloisters, the country of "the war of the sheep" is full of fields and forests. There are cows, sheeps, horses, pigs and hens in the fields, wolves and hunters in the forests.
Each player tries to make the largest pens with his own animal inside. You can easily close small pens, or you can be ambitious and try to build large farms... but if you cannot enclose the fields, your sheeps are likely to ne eaten by the big bad wolves roaming in the nearby forests. lEach player's animal is secret at the beginning of the game, but the soonest you reveal it, the more points you get . This is the kind of clever little system that I like, a mix of bluff and tactics that makes for agonizing decision to make.
Since the comparison with Carcassonne can't be avoided, let's make it precise. The War of the Sheep is an easier family game, since the scoring is much simpler and less convoluted. The War of Sheeps is tactically more interesting, since players have a few tiles in hand and more decisions to make. The War of the Sheep is a richer game, since there is some bluff with the hidden goals. The War of Sheeps is more fun, because of the nice little sheeps in the pens and the fun graphics.
Last minute news:
I've just had a look at the printed game, and found out that the various animals - horses, cows, hens and sheeps - from the prototypes have been replaced with sheeps of different colours. I preferred the prototypes.
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Format: Boite moyenne
Type: Jeu de plombier
Auteur(s): Philippe des Pallières
Éditeur: Asmodée, Goldsieber
Année de parution: 2002
Nombre de joueurs: 2 - 4
Durée d'une partie: 30 minutes
Liste(s) contenant ce jeu: Frontières et palissades, Trois joueurs, Jeux de développement, Deux joueurs, Objectifs secrets, Les animaux, Pour les enfants
Intérêt du jeu
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Graphisme et matériel
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Complexité
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Format: Middle size box
Genre: Tile laying game
Author(s): Philippe des Pallières
Publisher: Asmodée, Goldsieber
Released Year: 2002
# of players: 2 - 4
Playing time: 30 minutes
List(s) with this game: Borders and fences, Three players, Development games, Two players, Secret goals, Animals, Children games
The game itself
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Graphics and components
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Complexity level
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