Christian T. Petersen, Greg Benage Orcz
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| Dans Orcz, chaque joueur est un chef de guerre dont les troupes sont intégrées à la puissante armée unie des orques, au service du ténébreux sorcier Llovar. Or donc, les orques partent en guerre. Concrètement, chacun à son tour va placer des troupes au sein de l'une des quatre puissantes armées qui vont déferler sur le paisible royaume de Menara (le pauvre). Ensuite, chacune des quatre armées orques règle ses problèmes internes, ce qui se traduit le plus souvent par un affrontement entre l'arrière garde qui veut passer devant et l'avant garde qui veut garder tout le butin pour elle. Parfois, les shamans s'en mêlent. L'orque est un troll pour l'orque, dit le proverbe. Les survivants, s'ils sont assez nombreux, affronteront ensuite l'ennemi commun pour s'emparer de ses richesses, symbolisées par des esclaves gobelins, le gobelin étant l'unité monétaire des orques. Voila pour le thème.
La mécanique est simplissime. Les armées, représentées par des pions fantassins, cavaliers, archers, héros ou shaman sont placés tantôt faces cachées, tantôt faces visibles, ce qui permet une petite dose de tactique et quelques astucieux coups de bluff, et le résultat des combats est déterminé très facilement: les fantassins l'emportent sur la cavalerie qui l'emportent sur les archers qui l'emportent sur les fantassins. Événements et shamans apportent la petite dose de chaos nécessaire.
Le matériel se compose de très nombreux pions en carton représentant armées orques, ennemis, événements, mais la mécanique relève plutôt du jeu de cartes. Quelques petits systèmes, dans le placement des armées ou le jeu des héros, m'ont d'ailleur rappelé mon Corruption, ce qui n'a rien d'étonnant: chaque fois que je le vois, Chris Petersen me redit que Corruption est l'un de ses jeux favoris.
Un reproche quand même: la boite dit "2 à 4 joueurs", ce qui est faux. À deux, ce jeu n'a aucun intérêt. À trois, et surtout à quatre, il est excellent, réussissant à concilier l'humour et la thématique américaine avec la simplicité des jeux européens. |
In Orcz, each player takes the role of an orc warlord whose troups are part of the big united orc army, ruled by the dark lord, Llovar. And now, the orcs are going to war. Each player on turn places troups in one of the four big armies ready to surge into the peaceful kingdom of Menara. Well, before surging, each army must first deal with its intern problems, which usually means a fight between the rear rank, which wants to be first, and the first rank, which wants to keep most of the spoils for themselves. Sometimes, shamans will bring some more chaos. Never forget the proverb: the orc is a troll for the orc. Survivors, if they are strong and numerous enough, will then fight the common ennemy and get the spoils, symbolized by goblin coins (the goblin is the monetary unit of Orcs, a Goblin is worth 3 kobolds). That's all for the theme.
The mechanics is simple. Army tokens, Grunts, Archers, cavalry, Shaman or Champion, are played sometimes face up, sometimes face down, which makes for a good mix of tactics and bluff, and some fun opportunities of backstabbing. The combat resolution is very simple: Grunts trump Cavalry, Cavalry trumps Archers, Archers trump Grunts. Of course, Shamans and event cards bring a small dose of chaos in it.
Though the components are all diskwars-like tokens figuring orc troupes, ennemies, battlefields, events..., the game mechanics are more of the card game kind. Some little tricky systems reminded me of my Corruption, which is not surprising since Chris Petersen already told me many times that Corruption is one of his favorite games.
The only reproach I can make to this game is that the box tells "2 to 4 players", when the game clearly doesn't work with 2 players. On the other hand, with three and, even better, with four players, it's a blast, which manages to mix the american humour and thematic with the simplicity and evidence of european games.
|  Gnorish vor kladden imtach, haddick vor lotten, an zamock vor nuamsch !
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