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Don Greenwood, Richard M. Berthold, Robert Haines Republic of Rome
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| Republic of Rome est sans doute l'un des jeux de société les plus complexes jamais conçus, et c'est en tout cas le plus complexe auquel j'ai jamais joué. Prenant clairement le parti pris de la simulation politique, le jeu cherche en effet à reproduire toute l'histoire politique de la république romaine - excusez du peu. Le plus étonnant est sans doute, qu'il y parvienne, tout en restant jouable.
Dans Republic of Rome, chaque joueur contrôle une faction de sénateurs, représentés par des cartes sur lesquelles figurent des personnages historiques, avec leurs scores de capacité militaire et oratoire, d'influence et de loyauté envers Rome. Ma culture classique est assez maigre, mais je doute que l'historien le plus maniaque puisse trouver à redire à quelque carte personnage ou événement que ce soit. Pour plus de fidélité encore, les événements sont divisés en trois paquets correspondant aux trois époques successives de la République, ce qui permet aux joueurs de choisir quelle époque ils veulent jouer, ou d'enchaîner les trois.
Les joueurs vont devoir d'une part lutter entre eux pour acquérir de l'influence et prendre le contrôle du sénat, et d'autre part faire face collectivement au flot inexorable de l'histoire. Si la dimension politique est au premier plan, avec les débats au sénat et le vote des lois, elle interfère en effet sans cesse avec la dimensions économique - gare aux révoltes de la plèbe - et militaire. Ainsi, s'il est tentant d'envoyer vos rivaux mener des guerres perdues d'avance aux frontières de l'empire, nul n'a intérêt pour autant à trop affaiblir Rome - j'ai vu une partie se terminer en queue de poisson, Carthage ayant gagné la seconde guerre punique...
Republic of Rome est donc un grand jeu de diplomatie et d'embrouilles, plein d'alliances et de trahisons, où celui qui se voyait vainqueur trouve bientôt sur le chemin de l'exil, où la roche tarpeïenne est près du Capitole. Mais c'est pourtant aussi un jeu de coopération, nul n'ayant intérêt à ce que Hannibal ne franchisse les portes de la cité, à moins que la plèbe n'ait tout brûlé avant.
Comptez au moins cinq heures de jeu pour votre première partie, même en ne jouant que l'une des trois époques. Étonamment pour un jeu de cette longueur, il n'y a pas de temps mort et tout le monde est en permanence impliqué dans toutes les décisions à prendre. Néanmoins, étant donné l'exceptionnelle complexité des règles, je vous conseille de faire votre première partie avec des joueurs avertis qui auront sinon déjà pratiqué le jeu, du moins soigneusement préparé la partie en décortiquant les règles de manière à pouvoir mener les débats.
Ah, j'allais oublier quelque chose... Delenda Carthago. |
Republic of Rome is probably one of the most complex boardgames ever designed, and certainly the most complex I've ever played. It's clearly a historical simulation game, which modestly tries to recreate all the political history of the Republic of Rome. Believe it or not, it does, and it's still playable.
In Republic of Rome, each player controls a senate faction. Each senator has four scores of military and oratory ability, influence and loyalty. I have little classical culture, but I'm ready to bet that even the most pernickety historian will not find any little historical error in all the character and event cards of the game. To make the game even more historically accurate, the event cards are divided in three decks for early, middle and late republic: you can play with the deck you prefer, or try a campaign game, one desck after the other.
Players have to fight one against the other to gain influence, control the senate and be appointed as consuls and other offices, but they must also collectively deal with the social and military problems of the Republic. The political aspect of the game is always at front, the main phase of the turns being the senate meetings, where laws and others decisions are voted and other decisions. But this always interfere with the economical and military game subsystems. You may be tempted to send a dangerous and popular senator make - and lose - a war in a distant province, but you must be careful and not permit the Res Publica to weaken too much. I've seen a game end abruptly, with no winner, when Carthage won the second punic war..
Republic of Rome is a great game of intrigue and diplomacy, game full of alliances and treasons, a game in which a would be consul can soon be exiled, since The tarpeian rock is near from the Capitol. But it's also - a bit like Orcz - a cooperative game, since noone wants Hannibal to enter the doors of the cities, or the plebeians to burn everything.
Even if you play only one of the three epochs, you need at least five hours for your first game, but there is no downtime, since all players are permanently involved in all decisions. Since it's a highly complex game, it's better to have your first game with someone who has already played the game, or who has, at least, meticulously read all the rules and can explain them to all other players while the game is going on;
..and never forget, Delenda Carthago.
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Format: Grosse boite
Type: Jeu politique
Auteur(s): Don Greenwood, Richard M. Berthold, Robert Haines
Éditeur: Avalon Hill, Descartes
Année de parution: 1990
Nombre de joueurs: 1 - 6
Durée d'une partie: 5 heures et plus
Liste(s) contenant ce jeu: Jeux de coopération, Jeux monstres, Thème fort, Jeux d'enfoirés, Six joueurs et plus
Intérêt du jeu
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Graphisme et matériel
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Complexité
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Format: Big box
Genre: Political game
Author(s): Don Greenwood, Richard M. Berthold, Robert Haines
Publisher: Avalon Hill, Descartes
Released Year: 1990
# of players: 1 - 6
Playing time: 5 + hours
List(s) with this game: Cooperative games, Monster games, Games true to their theme, Nasty games, Six players and more
The game itself
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Graphics and components
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Complexity level
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Vous l'aimerez si vous aimez You'll like it if you like
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