A - B
C
D
E - F
G - H
I - K
L - M
N - P
Q - R
S
T - U
V - Z

Auteurs / Authors

Listes / Lists

Mon jeu de l'année
My game of the year



Gerd Deininger, Andreas Michaelis
Silberzwerg

  


Pour les connaisseurs, je pourrais me contenter de dire que Silberzwerg (les nains de la montagne d'argent, ou quelque chose comme cela) est un mélange de Bazaar et d'Adel verpflichtet. Pour les autres, il me faudra être un peu plus descriptif.

Au jeu de Sid Sackson, G. Deininger et A. Michaelis ont emprunté le système des contrats. Les joueurs ne sont plus des marchands échangeant leurs pierreries sous les arcades du soukh, mais des nains creusant de profondes galeries sous les montagnes, à la recherche des précieuses gemmes. Le but est en effet de gagner de l'argent en remplissant des contrats, c'est à dire en composant des collections de pierres précieuses. Il y a quatre couleurs de pierres (jaune, bleues, rouges et vertes), provenant chacune d'une mine différente. Les contrats les plus rémunérateurs sont ceux demandant des pierres d'une couleur unique, les contrats les moins intéressants ceux composés de pierres de trois ou quatre couleurs. Les pierres peuvent être achetées par les joueurs, à un prix qui fluctue en fonction de l'offre et de la demande, ou directement extraites de la mine. Elles peuvent aussi être volées, mais nous y reviendrons.

Au jeu de Klaus Teuber, les auteurs de Silberzwerg ont emprunté un système de programmation faisant un large usage du bluff et coup fourré. Chaque joueur a en effet six nains, 4 mineurs et 2 "super nains" représentant, selon que le pion est placé côté pile ou côté face, un fantôme ou un orfèvre. Au début de chaque tour, chacun décide secrètement des lieux où vont se rendre ses nains, ce qui détermine les actions qu'il pourra faire durant le tour. Chaque mineur dans une mine rapporte une pierre gratuite de la couleur correspondante. Les orfèvres peuvent acheter des pierres s'ils descendent dans une mine, les revendre ou réaliser un contrat s'ils sont à la surface. Il est donc parfois intéressant de délaisser les contrats pour se livrer à de la simple spéculation, acheter bon marché pour revendre à prix d'or aux tours suivants. Mais toute l'astuce du jeu réside dans les actions des redoutés nains fantômes: dans une mine, ils peuvent faire fuir deux mineurs, à la surface, ils peuvent voler des pierres à un rival, où modifier le prix d'un contrat.

Silberzwerg aurait pu n'être qu'un ennuyeux jeu de programmation et de calcul, dans lequel la victoire ne dépend que de la capacité à aligner additions, soustractions et multiplications. La programmation secrète et les nains fantômes, qui introduisent une forte interaction et la possibilité de mettre des bâtons dans les roues des chariots adverses, changent ce qui aurait pu n'être qu'un jeu de cons en un superbe jeu d'enfoirés - et ce sont toujours ceux là les meilleurs. Les parties sont peut-être un peu longues, mais comme elles sont aussi denses et tendues, ce n'est pas véritablement un défaut. Si vous aimez les coups fourrés, et si un peu de calculs ne vous effraie pas, Siberzwerg vous enthousiasmera.

Quelques petits réglages: les cartes monocolores rapportent 120 thalers, ce qui est surévalué et favorise le joueur qui pioche ce type de contrats. Je suggère de les ramener à 100 thalers. En outre, un bonus de 15 thalers pour la réalisation des contrats publics les rendrait sans doute plus intéressants.

For the connoisseurs, I can just say that Siberzwerg (Siver dwarves) is a mix between Bazaar and Adel verpflichtet. However, for the occasional players who don't know much about these old classics, I have to make a longer analysis.

G. Deininger and A. Michaelis have borrowed their contract system from Sid Sackson's game. In Silberzwerg, the players are not arabian merchants trading gems in an oasis, but good old heroic-fantasy dwarves digging galleries under the silver mountain and extracting the precious shining stones. Each player is in charge of a dwarf tribe and must make money with fullfilling contracts, which means with completing gem collections as indicated on the cards. There are four different kind of stones, blue, red, yellow and gree, coming from the four different mines. The best paying contracts are those with eight stones of the same kind, the cheapest ones those with three or four colours. Stones can be found in the mine, by miners, or bought by the big dwarf boss, the silversmith, at a price depending on a simple supply and demand system. Well, stones can also be stolen, but that's another story...

The two Silverzwerg authors have also taken from Klaus Teuber's game the idea of a rich and simple programming system that leaves much place for bluff, double guessing and backstabbing. Each player has six dwarves. Four of the are basic miners, the two other can be silversmith or shadow dwarf, depending which side is up. At the beginning of each turn, each player secretly decides where his dwarves will go this turn. Miners can only go down one of the four mines, and each miner will bring back one gem of the matching colour. Silversmith can go down a mine to buy stones, but they can also stay out to fullfill contracts or to sell gems - which means that it's sometimes interesting to simply speculate, buying cheap gems one turn to sell them at a good price later. But there is still a twist, and a big dark one, the ghosts, the shadow dawrves. In a mine, a shadow dawrf can scare two miners and make them flee away without stones. Outside, they can steal gems from a rival, or manipulate contract prices.

Silberzwerg could have been only a boring programming and reckoning game, and the winner the best at adding, multiplying and substracting. But secret programming and shadow dwarves brings into the game high interaction and the possibility to meddle in opponent's business. It changes a game of calculating into a game of backstabbing - and I prefer the latter. A game can last two hours, which may seem a bit too long, but since games are tense and cunning, it's not a real problem. If you like backstabbing and double guessing, but are not afraid by a bit of calculationg and recknoning, you will love Silberzwerg.

The game plays well, but has a few little balance problems. The monoloured contacts score 120 dollars, and it's probably a bit too much. I suggest you sell them at only 100 dollars. Furthermore, a 15 points bonus for fullfilling an open contract can make them a bit more interesting.



Format: Grosse boite

Type: Jeu de gestion et de bluff

Auteur(s): Gerd Deininger, Andreas Michaelis

Éditeur: Queen

Année de parution: 2000

Nombre de joueurs: 3 - 4

Durée d'une partie: 2 heures

Liste(s) contenant ce jeu: Devinez votre adversaire, Les mondes enchantés, Au fond de la mine

Intérêt du jeu

Graphisme et matériel

Complexité



Format: Big box

Genre: Bluffing and management game

Author(s): Gerd Deininger, Andreas Michaelis

Publisher: Queen

Released Year: 2000

# of players: 3 - 4

Playing time: 2 hours

List(s) with this game: Bluff and Double guessing, Fantasy worlds, In the mine

The game itself

Graphics and components

Complexity level




Vous l'aimerez si vous aimez
You'll like it if you like



Vabanque

Maka Bana

Crique des Pirates (La)
Pirate's Cove
Piratenbucht

Hoity Toity
Adel Verpflichtet

Elfengold


Collier de la Reine (Le)
Queen's Necklace



Silberzwerg - Traduction française des règles (doc)
Silberzwerg - Traduction française des fiches (pdf)

Fiche sur BoardgameGeek / BoardgameGeek Entry

Achetez
Buy
Funagain
Jocade
Reservoir Jeux
Infinity Games
Silberzwerg

 
Ce site est entièrement bilingue français / mauvais anglais
This site is fully bilingual french / broken english
Ce site a été développé par :
This site has been developed by :
Steve Vallée
.