Cela faisait bientôt deux mois que cette boite à l'aspect peu engagent trainaît sur mes étagères parmi les jeux "à essayer un de ces jours". Quelqu'un - Alan Moon, je crois - m'en avait dit beaucoup de bien lors du dernier salon d'Essen, et c'est pour cette raison que je me l'était procuré. Mais rien dans ce jeu, à priori, ne me séduisait. La boite est hideuse, au point que je ne comprends pas pourquoi l'illustrateur, un certain Ron Zahne, a voulu que son nom figure sur la boite. Le jeu ne se joue qu'à trois ou quatre, alors que mes groupes de joueurs sont presque toujours plus nombreux. Enfin, ce jeu était dû à Sid Sackson, dont les créations sont souvent un peu trop abstraites et tactiques pour mon goût.
Sur un coup de tête, j'ai ajouté la boite de Buried Treasure à la demi-douzaine de prototypes que j'emportai au premier week-end belgo-ludique organisé par mes amis Fred Taton et Philippe Keyaerts. Grand bien m'en pris, car ce jeu s'est avéré être une petite perle à laquelle j'ai joué quatre ou cinq fois durant le week-end.
Dans Buried Treasure, les joueurs amassent des cartes appartenant à quatre familles - bateaux, canons, cartes, équipage. Dans das Super Blatt, les cartes sont des articls de journaux sur des thèmes différents. Voila pour le thème, bien léger il est vrai. La partie se joue en trois rounds, les deux joueurs ayant le plus grand nombre de cartes à la fin de chaque round marquant des points. Petite finesse "à la stupide vautour", en cas d'égalité les joueurs ne marquent rien, et ce sont les suivants qui en profitent.
Toute l'astuce est dans le choix des cartes, puisque à chaque manche 18 cartes sont disposées en quatre rangées sur la table. Oui, je sais, 18 n'est pas divisible par 4, mais on ne va pas rentrer dans les détails. À son tour, un joueur ne peut prendre que la première carte d'une rangée, ce qui a donc un impact sur les cartes que pourra choisir le suivant, et ainsi de suite. En outre, certaines cartes permettent soit de ramasser une autre carte sur la table, soit de voler une ou plusieurs cartes à des rivaux. Une règle optionnelle permet même de poser une carte sur un autre joueur - ce qui n'est pas sans lien avec la petite finesse indiquée plus haut.
Rien de révolutionnaire donc, mais un astucieux petit jeu de cartes, une sorte de Reibach and Co light, plus rapide et moins prise de tête. |
This ugly black box was on my shelves for two monthes or so, among the games "to be tested one of these days". Someone - Alan Moon, I think - told me much good about it during last year's Essen fair, and that's why I bought it. However, nothing in this game was really appealing for me. The graphics are ugly, and I'm really surprised that Mr Ron Zahne was enough proud of it to put his name on the box. The game is only for three or four players, when my playing groups are almost always of five or more players. Furthermore, the game was made Sid Sackson, an author for whom I have much respect but whose games are usually a bit too abstract and brain teasing for me.
On a sudden impulse, I added the box of Buried Treasure to the five or six prototypes I was warrying to the 1st belgo-ludic week-end organized by my friends Fred Taton and Philippe Keyaerts. What a good idea! This game was, for me, the hit of the week-end, and I played it four or five times.
In Buried Treasure, players are collecting cards from four suits, namely ships, cannons, maps and pirates. In das Super Blatt, the cards are press articles on various topics. Well, that's all for the theme, I'm afraid. The game is played in three rounds. At the end of each round, the two players with the most cards in each suit score points. A little subtlety à la Holds der Geier: tied players don't score, and the next player in the suit scores - even if he has no card (well, I think, this is not clear from the rules).
All the cleverness of the game is in the way you choose the cards. Each round, 18 cards are put face up on the table, in four rows. Yes, I know, 18 is not divsible by 4, but please don't worry me with such little details. On his turn, a player can only take the bottommost card of one of the four rows, which affects of course the cards that the next player may draw, and so on. Furthermore, some cards have special effects, allowing the player who draws one to draw a second one, or to take one or more cards of the same suite from another player. An optional rule allows a player to give the card he just drew to another player - see the little subtlety above.
All in all, nothing really new or original, but a clever little card game, a kind of lighter Reibach & Co / Get the Goods.
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