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Mon jeu de l'année
My game of the year



Tom Jolly, Christian T. Petersen, Darell Hardy
Vortex



Je me méfie un peu des jeux à collectionner, et je n'aurai sans doute jamais connu Vortex si l'éditeur, Fantasy Flight Games, ne m'en avait gentiment envoyé quelques pochettes, suffisamment pour essayer le jeu avec quelques amis. J'avais l'intention de n'ouvrir que quelques starters pour me faire une idée du jeu, et de distribuer le reste comme cadeaux lors des prochaines rencontres ludopathiques, mais le jeu s'est avéré suffisamment prenant pour que j'ouvre tout afin de me constituer huit armées jouables, de chacun des huit peuples en jeu - j'ai juste sauvé quatre starters.

Clairement inspiré de Magic the Gathering, Vortex n'a rien de révolutionnaire. Ce jeu diablement bien conçu, et visiblement testé avec soin, réussit pourtant une synthèse originale en ajoutant au classique affrontement emprunté à Magic une vraie dimension territoriale, avec un plateau de jeu et des règles de déplacement qui ne sont pas sans rappeler certains jeux "à l'allemande".

Opposant des armées fantastiques composées d'une vingtaine d'hexagones joliment illustrés, représentant essentiellement des créatures et des lieux, les parties sont rapides - moins d'une demi-heure - violentes et pleines de rebondissements. Les huit peuples qui s'affrontent pour le contrôle du Vortex - anges, dragons, steampunks, morts-vivants, insectes géants, créatures aquatiques, golems ou créatures de la forêt - ont chacun leurs spécificités, leurs points forts et leurs points faibles, ce qui donne à chaque bataille une physionomie différente.

C'est sans doute pour cela que mes premières partie de Vortex m'ont rappelé avec un immense plaisir mes premières parties de Magic, il y a bien longtemps. Vortex est sans doute moins ouvert, moins riche, moins technique, mais il est aussi moins tordu, plus direct, plus aisé à maîtriser, ce qui lui donne un certain charme et devrait le protéger de pas mal de dérives.

Bien sûr, c'est un jeu à collectionner, ce qui en rebutera certains. Je signale néanmoins qu'avec quatre starters, un de chacun des quatre peuples disponibles, et une douzaine de boosters, j'ai pu constituer huit solides armées, une par peuple, d'une vingtaine d'hexagones, ce qui permet en théorie 36 face à face distincts. En vous groupant à quatre pour faire le même achat, vous pourrez donc repartir chacun avec deux armées. Pour ma part, je ne ferai pas de tournoi, je n'achèterai pas 250 boosters, mais je crois que nous n'avons pas fini de jouer à Vortex entre copains, avec nos huit armées.

Je signale à ceux que la collectionnite effraie ou rebute - et je les comprend - que Fantasy Flight Games a enfin publié, en cette fin d'année 2002, The Maelstrom, une petite boite bien pleine qui contient un choix de plaques permettant de se faire de nombreuses armées très différentes les unes des autres sans pour autant vider sa bourse. J'espère que cette initiative permettra à ce jeu, jusque là un peu cher, de connaître enfin le succès qu'il mérite.

Une remarque quand même: après quelques parties, il m'a semblé que le premier joueur était sensiblement avantagé. Désormais, dans nos parties, le premier joueur ne pioche pas de carte pour remplacer celle qui lui a été aléatoirement retirée.

I'm careful now with collecting set games, and I would probably never have played it if the publisher, Fantasy Flight Games, ahd not sent me a few starters and boosters, enough to try the game with some friends. My first intention was to open only a few starters, just enough to try the game, and to give all the rest as prizes at the next ludopathic gathering. The game, however, happened to be good and fascinating enough to make me open everything in order to have eight playable armies, one in each of the eight factions. I only kept four startes unopened.

Though it clearly borrows some systems from Magic the Gathering, Vortex is nevertheless a really new, clever and interesting game. It has been cleverly designed, well tested and balanced, and it adds to the classical magic fight a true territorial dimension, with a game board made of the player hexes and movement rules. In a way, it feels like a mix between the barrocco of collecting card games and the classicism of german board games.

A Vortex game is a battle opposing two factions of about twenty hexagons, mostly reatures and magical places. The game is short - usually less than half an hour -, violent and fast paced. Each one of the eight factions fighting for control over the central Vortex - angels, dragons, steampunks, undeads, giant insects, see creatures, forest creatures, golems - has its peculiarites, its strong and weak fetures, and plays very different. This makes for a real variety in the game.

My first games of Vortex reminded me my very first games of Magic the Gathering, long ago. Vortex is probably a less open system, less rich, less technical, but it is also less convoluted, more direct, easier to master. This makes for its charm, and will probably save the game from some commercial and competitive drifts.

Of course, Vortex is a collecting set game, and this may put some players of. It would be a pity. With four starter sets, one in each of the four factions for which there are starters, and a dozen boosters, I managed to make eight armies of about twenty hexes - largely enough to play - which makes, in theory, for 36 different face to face battles. If four players club together to buy the same, they will each have two different armies. I won't go to tournaments, I won't buy 250 boosters, but I think I and my friends will have much fun playing with our eight armies in the coming monthes.

If you're afraid of, or repelled by, the collecting aspect - and I can easily understand this - Fantasy Flight Games has, at least, published Maelstrom, a small but full box containing a choice tiles with which you can build many different and interesting armies for a very low price. Vortex was an expensive (but really good) collecting game, it is now a very good and rather cheap boardgame.

A note about the rules: after a few games, I feel that the game is biased towards the first player. We now play that the first player doesn't draw a replacement card after randomly discarding one.

  

  



Format: Jeu à collectionner

Type: Jeu de guerre fantastique

Auteur(s): Tom Jolly, Christian T. Petersen, Darell Hardy

Éditeur: Fantasy Flight

Année de parution: 2001

Nombre de joueurs: 2

Durée d'une partie: 30 minutes

Liste(s) contenant ce jeu: Jeux de développement, Les mondes enchantés, Deux joueurs, Pouvoirs et personnages, Jeux chaotiques

Intérêt du jeu

Graphisme et matériel

Complexité



Format: Collectable hex tiles

Genre: Fantasy war game

Author(s): Tom Jolly, Christian T. Petersen, Darell Hardy

Publisher: Fantasy Flight

Released Year: 2001

# of players: 2

Playing time: 30 minutes

List(s) with this game: Development games, Fantasy worlds, Two players, Powers and characters, Chaotic games

The game itself

Graphics and components

Complexity level




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