| Quelque part entre Mull und Money, Puerto Rico, Amun Re et Les Princes de Florence, Goa vous a un petit air de déjà vu. Rien d’étonnant à cela, puisque c’est un bon gros jeu à l’allemande parfaitement formaté pour séduire les inconditionnels du bon gros jeu à l’allemande, amateurs de Mull und Money, Puerto Rico, Amun Re et Les Princes de Florence. On y trouve tous les poncifs du genre : des enchères, une sensation de développement, des jolis pions en vrai bois d’arbre, et quarante douze manières de marquer des points de victoire. Reste que si c’est un exercice de style de Rüdiger Dorn, il est brillamment réussi, et que si c’est un produit fabriqué pour Hans im Glück, il est diablement bien conçu.
Dans Goa, les joueurs s’efforcent de développer des colonies vouées au commerce des épices – poivre, muscade, cannelle, gingembre et clous de girofle. Ils doivent pour cela installer des comptoirs, acheter des plantations, construire des flottes, attirer des colons, lancer des expéditions vers des îles inconnues. Le thème est sans doute un peu plus forcé que dans Puerto Rico, et les interactions entre les joueurs moindres. Goa est néanmoins un jeu aussi riche, aussi varié, avec visiblement de multiples stratégies possibles, d’autant que la disposition initiale des tuiles à vendre est variable, ce qui donne à chaque partie une physionomie nouvelle.
Rien de nouveau ou d’exceptionnel donc, mais un excellent jeu qui a parfaitement sa place dans la gamme des jeux pour joueurs de Hans im Glück, et n’aurait pas déparé non plus chez Alea – dont il d’ailleurs un peu le look, et ce n’est certainement pas un hasard.
|
Somewhere betterave Mull & Money, Puerto Rico, Amun Re and Princes of Florence, Goa has a taste of déjà vu. This is not surprising, since it is a classical heavy german-style games perfectly formatted for classical heavy german-style hardcore gamers. All the clichés of the genre are here : auctions, development, nice looking wooden bits and pastel colors, and forty twelve ways of scoring. The game, however, is incredibly cleverly designed and plays smoothly.
In Goa, players are trying to develop colonies in India, through spice trade in pepper, ginger, cinnamon, nutmeg and clove. To do this, they must found trading posts, buy plantations, build ships, attract new colonists, launch expeditions to new islands. The theme feels a bit more pasted on than in Puerto Rico, and there are fewer interactions between players. On the other hand, Goa is a very varied game, with many pathes to victory. The random set up of tiles also makes for very different games.
Nothing new or outstanding in Goa, but it is nevertheless an excellent game that fits perfectly in the “gamers game niche” collection of Hans im Glueck, and could have fitted as well in the Alea line – it’s probably not coincidental if the box really looks like an Alea one.
|