Franz-Benno Delonge Dos Rios
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| Franz Benno-Delonge était déjà l’auteur du délicieux Trans-America, nous revient avec ce qui ressemble de très loin à un jeu de train, mais est en fait un jeu de rivière. Or la principale différence entre des routes ou voies ferrées et des rivières, c’est que les rivières peuvent être détournées par des barrages astucieusement placés – et c’est même là ce qui fait toute l’originalité de Dos Rios.
Le plateau de jeu, différent à chaque partie, représente la large vallée vers laquelle s’écoulent, plus ou moins parallèlement, le Rio Verde et le Rio Moreno. Chaque joueur est un propriétaire terrien qui, à la tête d’une équipe de six campesinos, va tenter de planter des champs, les récolter et, au bout du compte, faire fortune afin de pouvoir bâtir le signe de réussite qui rendra jaloux toute la vallée, une superbe hacienda au bord du fleuve. Si les champs les plus intéressants à contrôler, ceux dont les récoltes peuvent rapporter des centaines de rios, la monnaie locale, se trouvent plutôt en aval, il est aussi intéressant d’envoyer des campesinos en amont, où ils pourront établir des barrages afin de détourner le cours du fleuve en votre faveur – car seuls les champs irrigués peuvent être récoltés. À chaque tour, on a six points d’action pour manœuvrer ses campesinos, mais il en faudrait toujours sept – on dirait du Kramer - et c’est le signe immanquable d’un bon jeu.
Comme il est assez facile d’expulser des campesinos adverses pour prendre le contrôle d’un champ, et plus facile encore de construire un barrage sur l’un de fleuves, le cadastre et même la géographie de la vallée changent très rapidement. Ajoutez à cela les imprévisibles attaques de desperados qui descendent de la montagne à cheval, et vous obtenez un jeu très mouvementé dans lequel il est assez vain de vouloir prévoir plus d’un coup à l’avance, surtout dans les premiers tours, et on s’efforce donc simplement de profiter au mieux de la situation présente. La partie avançant, les barrages de plus en plus nombreux et les cabanes construites ici et là par les joueurs stabilisent un peu la situation – mais c’est généralement à ce moment là que la partie, assez brève, se termine.
Dos Rios est un jeu de gestion un peu chaotique, mêlant un mécanisme original – le détournement des rivières – et des systèmes éprouvés. Le jeu est rapide, le thème bien rendu, le matériel superbe, et on enchaîne les parties avec plaisir. Que demander de plus pour changer un peu des Colons de Catan.
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Franz Benno-Delonge, the author of the nice and light Trans-America, is back with what, at first, looks like a train game but is in fact a river game. The main difference between roads or rail tracks and rivers is that rivers can be diverted with well placed dams – and that’s the whole point in Dos Rios.
The board, different in every game, figures a large valley watered by two parallel rivers, the Rio Verde and the Rio Moreno. Each player is a farmer with a workers team of six campesinos, and tries to plant fields, harvest and make enough money to build the ultimate sign of wealth and success, an hacienda on the bank of one of the rivers. The most profitable fields are usually in the lower part of the valley, but they are also harder to hold. On the other hand, it is also interesting to send men to the upper valley, where they can build dams and divert a river in your favour – since only watered fields can be harvested. On your turn, you have six action points to move your campesions, but you always need seven – it sounds like Kramer, and is the obvious sign of a really good game.
Since it is rather easy to expel opponent’s campesinos and take the control of profitable fields, and even easier to build dams and divert the river, the geography of the valley can change drastically in a few turns. The game is made even more chaotic by the desperados riding down from the mountain when you don’t expect them and, especially in the first turns, all you can do is try to maximize your profit given the actual configuration. Turn after turn, houses and dams are build, making it harder to steal fields and divert rivers, and the game becomes more predictable – but that’s usually when it ends.
Dos Rios is a light and somewhat chaotic management game, with a really new and original idea – the diverting of rivers – mixed with old and efficient systems. The game plays fast and fun, the theme is strong, the components really nice, and you often play a few games in a row. Highly recommended as a nice change from Settlers of Catan.
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Format: Grosse boite
Type: Jeu de gestion
Auteur(s): Franz-Benno Delonge
Éditeur: Kosmos, Mayfair
Année de parution: 2004
Nombre de joueurs: 2 - 4
Durée d'une partie: 1 heure
Liste(s) contenant ce jeu: Jeux d'enfoirés, Trains et Réseaux, Jeux de développement, Deux joueurs, Thème fort, Trois joueurs, Jeux chaotiques, Jeux de comptables
Intérêt du jeu
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Graphisme et matériel
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Complexité
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Format: Big box
Genre: Light management game
Author(s): Franz-Benno Delonge
Publisher: Kosmos, Mayfair
Released Year: 2004
# of players: 2 - 4
Playing time: 1 hour
List(s) with this game: Nasty games, Trains and Networks, Development games, Two players, Games true to their theme, Three players, Chaotic games, Games for accountants
The game itself
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Graphics and components
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Complexity level
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