| Je ne sais pas de quoi était faite la vie de Wolfgang Kramer avant qu’il ne devienne l’un de mes auteurs de jeux préférés, et j’ignore donc s’il fut un grand voyageur ou s’il a simplement beaucoup rêvé qu’il était Alan Quatermain, Tarzan ou Indiana Jones. Quoi qu’il en soit, royaumes oubliés, jungles impénétrables et temples maudits ont inspiré quelques uns de ses meilleurs jeux. Si Tikal est à juste titre le plus connu, il est un peu dommage que l’excellent Goldland, avec lequel il partage quelques mécanismes, ait été trop vite oublié.
Goldland est, comme Tikal, un vrai jeu d’exploration. Les joueurs partent tous du même village indigène, dans un coin de la carte, et explorent peu à peu la jungle, révélant les tuiles qui composent la carte du pays de l’or. Villages et rencontres faites dans la jungle permettent d’acquérir des équipements – canne à pèche, fusil, corde… - qui sont stockés dans le sac à dos de l’aventurier. Mieux on est équipé, plus il est aisé de faire face aux dangers rencontrés dans la jungle, mais plus on est chargé, moins on va vite. Il faut donc gérer avec soin son équipement, parfois revenir au camp de base pour chercher le poisson séché qui vous sustentera dans la traversée du désert, ou les verroteries qui permettront d’amadouer les indiens. La partie se termine peu après que le temple maudit – car il en faut un – ait été découvert, mais le vainqueur n’est pas toujours celui qui ramène le plus d’or. Le prestige des aventures rencontrées en chemin, les histoires que l’on pourra raconter au camp, autour du feu, comptent tout autant que les quelques pièces d’or amassées.
Un astucieux système de rivalité pour les différents types d’aventure introduit une certaine interaction dans un jeu qui, sinon, aurait pu se jouer en solitaire, chacun dans son coin, et fait de Goldland l’un des meilleurs jeux d’exploration – peut-être le meilleur après le chef d’œuvre de Wolfgang Kramer qu’est Tikal. |
I don’t know what life Wolfgang Kramer did live before he became one of my favorite game authors, and if he has been a great traveler or simply dreamed a lot of being Alan Quatermain, Tarzan or Indiana Jones. Be that as it may, lost kingdoms, deep jungles and forgotten temples inspired some of his very best games. Tikal is duly the best known, but it’s a shame Goldland, which has some systems in common with Tikal, has been forgotten.
Like Tikal, Goldland is a true exploration game. Players start from the same indigenous village, in a corner of the map, and step by step explore the jungle, uncovering the tiles that make the map of Goldland. Villages and occasional encounters in the jungle allow them to get equipments – fishing rod, rifle, rope – which are put in the explorer’s rucksack. The most equipment you have, the easier it is to face the various dangers on the way to the lost temple, but the heavier your rucksack, the slower you move. This means you must carefully manage your equipment, and sometimes go back to the starting village to get some dried fish that will help you crossing the desert, or some jewelry that will impress jungle Indians. The game ends a few turns after the mysterious temple has been found, but the winner is not always the one who brings the most gold back. The fame due to the many adventures encountered in the jungle, which make the stories you can tell at the camp fire, also makes for victory points.
A clever majority system makes for a permanent rivalry between the players for the most adventures of each type, and brings some interaction in a game that, otherwise, would have been almost devoid of it. That’s why Goldland is one of the very best exploration game – may be the better after Wolfgang Kramer’s other achievement, Tikal.
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