| La Carabistouille n'est rien d'autre que la version commerciale d'un jeu pratiqué depuis bien longtemps par les journalistes radio et télé qui ont coutume de se lancer des défis sous la forme de mots imposés qu'ils doivent parvenir à "glisser" dans leurs commentaires...
Dans la Carabistouille, un joueur se voit imposer un thème (par exemple "vous gardez 20 joyeux bambins de 6 à 12 ans" ou "avocat, vous défendez votre client qui est bigame") et deux ou trois mots, et a trois minutes pour raconter son histoire. Les autres joueurs doivent, bien sûr, tenter d'y retrouver les mots imposés (par exemple ananas, funiculaire et iceberg).
Sans doute pour que son jeu paraisse plus original, et ressemble un peu plus à Taboo, l'éditeur de La Carabistouille ne s'est pas contenté d'imprimer des cartes avec des thèmes et des mots imposés, mais a ajouté un plateau, des pions et des règles un peu tordues. Tout cela est totalement superflu, mais on peut aisément s'en passer en jouant seulement avec les cartes (qui sont en français, anglais, hollandais et allemand).
le Délirophone semble presque intégralement copié sur la Carabistouille, mais comme celle-ci s'inspirait déjà d'un jeu du domaine public, cela ne semblait pas bien grave. Ça l'était néanmoins suffisamment pour que Ravensburger retire rapidement ce jeu du marché. Le Délirophone remplace le sablier par un téléphone minuteur, ce qui ajoute un peu de suspense au jeu, le joueur qui parle ne sachant plus très bien combien de temps il lui reste. Pour le reste, les deux jeux sont quasiment identiques, et les listes de mots du délirophone plutôt moins bien choisies que celles de la Carabistouille. |
The Carabistouille, aka Bla Bla Bla, is nothing more than the commercial version of a public domain game, usually played by radio and TV journalists. The challenge is to use imposed words, different every day, into their radio or tv talks.
In Bla Bla Bla, a player has three minutes to tell a story on an imposed theme (i.e. "You are watching after 20 kids ages between 6 and 12", or "you are an attorney and you are defending a bigamist"), using two or three imposed words. The other players, of course, have to guess what are the imposed words (i.e. pineapple, funicular and iceberg).
To make their game look more new and original, and more similar with Taboo, the publisher of Bla Bla Bla did not only print cards with story themes and exotic words, but also added a board, pawns, tokens and convoluted rules. Happily, you can easily dispense with all that stuff and play only with the cards (which are in four languages: french, english, dutch and german).
Le Délirophone was clearly a plagiary of Bla Bla Bla - but since Bla Bla Bla himself came from a public domain game, it didn't seem to be such a big issue, but it was enough to have Ravensburger remove the game from his program before the scheduled english translation was even printed. The main innovation of Delirophone was the electronic timer: the player who tells the story doesn't know exactly when his time will be over, and that makes for some more tension in the game.
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