Jens-Peter Schliemann Piranha Pedro
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 L'édition allemande a un vilain plateau, mais de vrais cailloux The german edition, with an ugly board but with real rocks.
 L'édition française a de plus jolis dessins, mais des bouts de carton en guise de cailloux. The french edition has nicer graphics, but cardboard squares instead of rocks.
| Depuis mon retour, fort chargé, du salon d’Essen, il y a deux semaines, j’ai un peu mis de côté tous mes projets et prototypes, et passé plusieurs soirées à découvrir les nombreuses nouveautés ramenées d’Allemagne. J’ai donc fait une ou deux parties d’une demi-douzaine de jeux… et une douzaine de parties de Piranha Pedro, le seul à revenir inévitablement sur la table dès que la place est libre, comme cela semblait d’ailleurs aussi être le cas sur le salon.
Je n’en suis guère surpris. Lorsque, il y a deux ans, Jens-Peter et Marcel-André avaient amené leur prototype aux Rencontres Ludopathiques, il avait suscité l’enthousiasme général, et les gens de Days of Wonder et d’Asmodée s’y étaient très vivement intéressés. C’est finalement chez Goldsieber que le jeu, légèrement modifié depuis la version sans plateau ni cailloux des ludopathiques, a été d'abord publié, mais une édition française, un peu différente, pourrait suivre.
Piranha Pedro est un jeu d’une extrême simplicité, dans lequel les joueurs programment secrètement les déplacement du pauvre Pedro, perdu sur une île au milieu d’un fleuve grouillant de piranhas. Chacun doit donc prévoir ce que vont faire ses adversaires pour éviter d’avoir à dépenser ses précieux cailloux, qui sont le seul moyen d’empêcher Pedro de tomber à l’eau lorsqu’il s’aventure hors de son île.
Il y a certes dans Piranha Pedro un peu de tactique – vaut il mieux prendre des risques et conserver les cartes moins dangereuses, qui nous donneront droit à des cailloux supplémentaires pour la manche suivante, ou commencer prudemment par jouer de petites cartes en espérant que les autres joueurs feront chuter le pauvre Pedro. Il y a aussi dans Piranha Pedro un peu de psychologie – le premier joueur va-t-il logiquement jouer la grosse carte dont il peut ainsi se débarrasser sans risque, ou tendre un immonde piège en faisant un pas dans une direction inattendue ?. Il y a, finalement, pas mal de chance – suffisamment en tout cas pour que si l’on gagne, ce soit grâce à une subtile anticipation des choix de ses adversaires, et pour que si l’on perd, ce soit simplement la faute à pas de chance.
Piranha Pedro est un jeu rapide, dynamique, amusant, avec une petite dose de méchanceté, qui génère immanquablement la bonne humeur autour de la table, que les joueurs soient des enfants de six ou sept ans ou de vieux grognards du jeu de société. Bref, un vrai jeu tous publics qui suscite partout l’enthousiasme et qui, parmi les nouveautés d’Essen, me semble clairement le mieux placé pour remporter le prestigieux Spiel des Jahres. |
Since I came back from the Essen game fair, two weeks ago, I’ve mostly let my prototypes and other projects aside, and I’ve used my gaming nights to discover some of the new stuff I brought back from Germany. In the last two weeks, I’ve played one or two times a half dozen new games, mostly very good ones,… and I’ve played a dozen games of Piranha Pedro, the only one which always come back on the table as soon as there is some free space and time – and it seemed to be the same on the fair.
I’m not really surprised. Two years ago, when Jens-Peter and Marcel-André had brought a prototypes at the Ludopathic Gathering, it had arisen general enthusiasm, and both the Days of Wonder and Asmodée team almost wanted to publish it at once. The game, with some minor changes from the version without board or pebbles I had playtested, has finally been published by Goldsieber. Piranha Pedro is a very simple game, in which players secretly program the moves of the poor Pedro, lost on an island in the center of the Amazon, swarming with piranhas – well, there are only seven, but it’s seven too many. Each player must therefore guess – or logically deduce – what move his opponents are programming, so as to move pedro on solid ground, and save ones precious stones.
There’s some tactics in the game – mostly the choice between taking risk and keep the least dangerous cards, which will award you ore pebbles for the next round, and starting with less dangerous cards, assuming the other players will play more rash and will throw Pedro into the dangerous river. There’s also some psychology in the game – will the first player logically play the big three steps card he can get rid of without any risk, or will he make an unexpected side step just to lure his opponents into a trap ? There’s also, in the end, much luck, especially when you are fourth or fifth player – and this means that if you win, it will be because you cleverly anticipated your opponents’ moves, and if you lose, it will only be bad luck.
Piranha Pedro is a fun, fast paced and dynamic game with a little bit of nastiness, that plays well with all kinds of players, from six or seven years old to old hardcore gamers, and always generates a good mood around the table. I’m not surprised it was the most played game at the Essen fair, and I wouldn’t be surprised to see it as 2005 Spiel des Jahres. We’ll see.
|  Jens-Peter Schliemann présente le prototype de Piranha Pedro aux Rencontres Ludopathiques. Il n'y avait pas de plateau, et les cailloux étaient des tuiles représentant des pilotis. Jens-Peter Schliemann shows the prototype of Piranha Pedro at the ludopathic gathering. There was no board yet, and the pebbles were pile tiles.

 Kai Piranja n'a rien à voir avec Piranja Pedro, mais c'est aussi un excellent petit jeu familial. Si vous aimez ces charmants petits poissons, n'hésitez pas et achetez les deux ! Kai Piranja has nothing in common with Piranja Pedro, save its theme, but it's also a very good light family game. If you like these charming little fishes , don't hesitate - take both.
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