 Himalaya et son indispensable extension pour 5 et 6 joueurs Himalaya and it's 5-6 players expansion, which is a must buy if you like the basic game
| Marchands d’Empire est un jeu qui avait fait un peu parler de lui dans le microcosme du jeu de société lorsque son auteur avait mis les fichiers permettant de fabriquer son jeu en téléchargement sur internet. Quelques joueurs l’avaient alors essayé, et en avaient fait des critiques souvent enthousiastes. Pour ma part, faisant déjà bien assez de découpage, montage et collage pour mes propres prototypes, je n’avais pas vraiment eu envie de m’y remettre pour ceux des autres. Ce jeu a finalement été publié par Tilsit, ce qui m’a enfin permis de l’essayer. L’action a été déplacée d’un univers médiéval fantastique sans grande originalité vers les hautes vallées de l’Himalaya, et le nouveau thème est fort correctement intégré au jeu. Les règles ont en outre été quelque peu simplifiées ce qui, de l’avis de ceux qui ont essayé les deux versions, rend le jeu plus fluide et plus agréable.
Je laisserai donc là Marchands d’Empire, dont je ne sais que ce que l’on m’a dit, pour parler d’Himalaya, qui m’a enchanté dès la première partie. Si aucun des mécanismes du jeu n’est réellement nouveau, l’articulation entre un jeu de commerce de type « transport et livraison », un jeu de majorité façon El Grande ou San Marco, et un système de programmation à la façon des Dragons du Mékong est assez originale – et le résultat étonnamment fluide.
Chaque joueur contrôle donc une tribu de marchands, accompagnée d’un troupeau de yacks, et en programme les déplacements sur les routes escarpées et les chemins de l’Himalaya. Chacun va donc de vallée en vallée, franchissant les cols enneigés, se procurant des marchandises là où elles sont disponibles pour aller les livrer dans les villages, les temples ou les monastères. Un joueur qui honore une commande peut être payé en yacks qui s’ajouteront à son troupeau, mais il vaut parfois mieux renoncer à tout paiement pour accroître ainsi le prestige et donc l’influence religieuse et politique de la tribu. La prise en compte des trois domaines, religieux, politique et économique, pour déterminer le vainqueur final est d’ailleurs le seul point sur lequel les règles du jeu, qui peuvent aboutir là à des situations de « faiseur de roi» (situation dans laquelle un joueur sait qu’il n’est pas en mesure de gagner, mais peut décider lequel de ses adversaires sera vainqueur) ne m’ont pas vraiment convaincu.
J’ai été assez surpris par Himalaya car, à la lecture des commentaires sur Marchands d’Empire publiés sur Internet, je m’attendais à un jeu très stratégique, ce qui n’est pas vraiment le cas. Il y a certes un peu de stratégie dans Himalaya, notamment en ce qui concerne les majorités religieuses et politiques, mais il y a aussi beaucoup de tactique, dans le choix des déplacements et des transactions, un peu de bluff lors de la programmation, et pas mal de chance lors du tirage au sort des villages où apparaissent ressources et commandes.
Si la boite de jeu est plutôt jolie, le reste du matériel, et notamment le plateau de jeu, semble avoir été dessiné à la va-vite, ce qui est un peu dommage. Les figurines de yacks, de moines et de stupas, en revanche, changent agréablement des éternels pions de bois des jeux allemands.
Une extension est parue, dont je conseille très vivement l'achat à ceux qui ont apprécié le jeu de base. Elle permet en effet de jouer à 5 ou 6 joueurs, et c'est selon moi à 5 que ce jeu est le meilleur. Elle introduit en outre plusieurs variantes dont une diminuant fortement le rôle de hasard, ce que je ne juge pas indispensable mais qui semble très apprécié par beaucoup de joueurs.
Himalaya est donc un jeu de société riche et complet, assez original, beaucoup plus cohérent, simple et fluide dans son déroulement que ne le laisse tout d’abord penser la lecture des règles. Venant après les excellents Maka Bana et Skåål, il montre que la Tilsit collection est désormais une série à suivre. |
There had been some talk about Marchands d’Empire in the small gaming community when its author had published on his website the files needed to print and make the game. A few hardcore gamers have downloaded the game and played it, and then published very positive reviews. Since I was already busy enough printing, pasting and cutting cardboard for my own games, I didn’t want to spend a few more hours doing the same for other ones. Since the game has now been professionally published, by Tilsit, I could at last play it. The action has been moved from a flat and ordinary mediaeval fantasy world to the heights of Himalaya, and the new setting is very cleverly implemented in the game. The rules have also been slightly simplified, and most of those who played both versions say that the new one plays better and more fluently.
Since I only know of Marchands d’Empire from hearsay, I will now only write about Himalaya, which enthralled me from the very beginning of our first game. None of the mechanisms are really new, but the mix between a “pick up and deliver” trading game, a majority game à la El Grande or San Marco, and a programming game à la Dragon Delta or Roborally is – and the result of this recipe feels surprisingly light and fluent.
Each player controls a merchant tribe, moving with a herd of yack on the steep roads of the Himalaya mountains. Each yack caravan travels from valley to valley, through steep roads and snowy passes, getting goods where they are available and carrying them to the villages, temples and monasteries where they are needed. When a player fulfill an order, he can either be payed in yacks, which are added to his herd, or use this to increase his tribe’s religious or political influence. The winner of the game will depend on all three religious, political and economical fields – and that’s probably the only point where the game didn’t convince me, since it seems that a Kingmaker situation can occur quite easily.
I’ve been surprised by Himalaya since, from the comments and reviews of Marchands d’Empire published on the web, I was expecting a heavier and more strategic game. There’s strategy in Himalaya, mostly when dealing with religious and political majorities, but there’s also much tactics in moves and transactions, some bluffing when programming your caravan, and a good deal of luck when randomly determining the places where new resources or new orders will be placed.
The game box looks really nice, and the cover pic really funny, but the other components, and specifically the board, look a bit childish. On the other hand, the yacks, monks and stupas plastic miniatures make for a nice change from cold and abstract german wooden pawns.
If you like the game, the expansion is a must have. it allows for a 5th and a 6th player, and the game is at its best with 5. It also includes an almost luckless variant, which I don't think necessary but which many hardcore players seem to enjoy a lot.
All in all, Himalaya is a nice and rich game, either a heavy family game or a light hardcore gamers game, much more fluent and coherent than you would think from reading the rules. After two other very good games, Skåål and Maka Bana, the Tilsit middle size box collection seems to become definitely worth watching
|  Marchands d'Empire, le prédécesseur d'Himalaya. Marchands d'Empire, the precursor of Himalaya.
 Himalaya au week-end ludique d'Anse, organisé par Serge Laget et ses amis du labojeux. Himalaya at the Anse game week-end, organized by Serge Laget and his friends from the game laboratorium.
Format: Grosse boite
Type: Jeu de commerce
Auteur(s): Régis Bonnessée
Éditeur: Tilsit
Année de parution: 2004
Nombre de joueurs: 3 - 4 (optimum 4)
Durée d'une partie: 1h 30
Liste(s) contenant ce jeu: Chauffeur-livreur et représentant de commerce, Orient lointain, Les incontournables, Négociants et marchands, El Grande et ses successeurs, Devinez votre adversaire
Intérêt du jeu
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Graphisme et matériel
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Complexité
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Format: Big box
Genre: Pick up and deliver
Author(s): Régis Bonnessée
Publisher: Tilsit
Released Year: 2004
# of players: 3 - 4 (optimum 4)
Playing time: 1h 30
List(s) with this game: Salesman and Delivery-man, Far East, The very best, Traders and merchants, El Grande and its followers, Bluff and Double guessing
The game itself
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Graphics and components
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Complexity level
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