Bruno Cathala, Serge Laget Chevaliers de la Table Ronde (Les) Shadows over Camelot
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Composé de vieux briscards du jeu, le public des rencontres ludopathiques est assez exigeant, et difficile à impressionner en masse. L’édition 2002 fut pourtant marquée par l’omniprésence d’un prototype inattendu, amené par Serge Laget et Bruno Cathala, Les Chevaliers de la Table Ronde. Les deux maquettes du jeu ne cessèrent de tourner, et il fallait s’inscrire à l’avance auprès des auteurs pour pouvoir intégrer une partie – du jamais vu à Étourvy. Les années suivantes, ils revenaient avec leurs maquettes, et les rencontres ludopathiques sont devenues pour certains habitués l’occasion de rejouer, tous les ans, à leur jeu préféré – qui ne parvenait pourtant pas à trouver un éditeur.
Hans im Glück, Kosmos, beaucoup d’éditeurs ont très longuement hésité avant que Descartes ne décide de publier le jeu, et confie le travail graphique à Frank Dion, déjà illustrateur de Mare Nostrum. Descartes rencontrant quelques difficultés financières, les choses trainêrent près de deux ans avant que, à la faveur de la reprise de Jeux Descartes par Asmodée, Days of Wonder ne reprenne le projet, et ne décide de reprendre toute l’ergonomie et le graphisme du jeu, dans un style plus léger et, sans doute, plus grand public. Le nouveau style est l’œuvre de Julien Delval et Cyrille Daujean, qui méritent d’être cités au même titre que les auteurs, car c’est l’un des plus beaux jeux jamais publiés.
L’idée des Chevaliers de la Table Ronde est d’abord venue à Serge Laget en jouant au jeu de coopération de Reiner Knizia, le Seigneur des Anneaux. Les deux jeux appartiennent en effet à la même famille, très peu nombreuse, des jeux dans lesquels les joueurs doivent coopérer contre un ennemi commun, contre les forces du Mal. Réunis à Camelot, les nobles et valeureux chevaliers de la Table Ronde doivent s’organiser entre eux pour remplir un certain nombre de quêtes et de missions – vaincre les Pictes et les Saxons, prouver leur valeur aux tournois, mais aussi tuer le dragon, ramener Excalibur et retrouver le Graal – rien de moins. Tandis que la mécanique interne du jeu, à travers les cartes noires, fait progresser les forces du mal, les joueurs utilisent leurs cartes blanches pour tenter de remplir leurs quêtes. À cela s’ajoute une angoisse due à la présence possible, mais jamais certaine, d’un traître parmi eux, d’un chevalier félon vendu aux forces du mal, qu’il faut alors essayer de démasquer. Cela donne aux parties une dimension « jeu de rôles » un peu tendue qui n’est pas sans rappeler les Loups Garous de Thiercelieux.
Publier Les Chevaliers de La Table Ronde est prendre un certain risque, et cela explique sans doute que beaucoup d’éditeurs aient si longuement hésité. Le matériel abondant, les règles un peu longues du fait des quêtes toutes différentes, peuvent en effet donner une impression de complexité impression que dément vite la pratique du jeu, dans laquelle la dimension théâtrale prend très vite le pas sur des règles finalement très fluides. Les Chevaliers de la Table Ronde est sans doute le jeu de société idéal pour tous les vieux rôlistes quadra ou quinquagénaires qui ne sentent plus le courage d’une vraie nuit de jeu de rôles, mais il devrait charmer aussi tous ceux qui aiment les jeux créant une ambiance forte, à la manière de Bang ! (Wanted) ou de Mystère à l’Abbaye. |
The attendants at my ludopathic gathering were mostly old game veterans, an audience very demanding and hard to impress en masse. That’s why the frenzy caused, in 2002, by the new prototype by Serge Laget and Bruno Cathala, Knights of the Round Table, was so surprising. The two prototypes they had brought were played over and over from friday to sunday, and it was even necessary to register in advance if you wanted to play. Noone had ever seen anything like that in Etourvy. The following years, they came back with even nicer prototypes, and some regulars were impatiently waiting to play their favorite game – but it had troubles finding a publisher. Hans im Glück, Kosmos and a few others seriously considered it, but finally resigned. In the end, Eurogames decided to do it, and asked Frank Dion, who had already illustrated Mare Nostrum, to work on the graphics. With the financial problems of Descartes / Eurogames, it was delayed and delayed until Descartes was bought by Asmodée, and Days of Wonder seized the opportunity to take over he project, in a lighter graphic style aimed at a larger audience. The new graphic style is due to Julien Delval and Cyrille Daujean – and they deserve to be named, since it’s one of the nicest looking game ever.
The idea of Knights of the Round Table (or Shadows over Camelot, since this will be its commercial name in the USA) came to Serge Laget when playing reiner Knizia’s Lord of the Rings game. Both games belong to the same and very small family of cooperation games in which all players must play together against a common enemy, against the forces of evil and chaos played by the game mechanisms. The noble Knights of the Round Table are gathered in Camelot, and have many tasks and quests to fulfill together – they must win the wars against Picts and Saxons, prove their value in tournaments, but also kill the dragon, bring back Excalibur and find the Grail, no less. While the evil forces are played automatically by the game, using the black cards, the players use their white cards to fulfill the many quests. There is an added tension and anguish due to the fact that there may be a traitor amongst them, an evil knight sold to the forces of evil that they also have to unmask – if there’s one. This gives to the game rolepaying dimension, not dissimilar with Werewolves of Miller’s Hollow.
The risky decision to publish Shadows over Camelot was probably hard to take, and this explains why so many publisher have hesitated. The many components, the length of the rules due to the various quests, can give a false impression of complexity – while the game is actually very easy to play and relies as much on the gamers roleplay than on the very fluent rules. Shadows over Camelot is the perfect boardgame for forty or fifty years old gamers who don’t’ have the strength anymore for a long night of roleplaying. It will also please all those who like a game with a strong atmosphere like Bang! or Mystery of the Abbey.
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 Les toutes premières parties des Chevaliers de la Table Ronde, à Étourvy. The very first games of Knights of the Round Table, in Etourvy.
 La version publiée est plus jolie à voir The published game looks even nicer
 Quelques années plus tard, toujours à Etourvy - le matériel s'est amélioré. A few years later, still in Etourvy.
Format: Grosse boite
Type: Jeu de coopération
Auteur(s): Bruno Cathala, Serge Laget
Éditeur: Days of Wonder
Année de parution: 2005
Nombre de joueurs: 3 - 7
Durée d'une partie: 2 heures
Liste(s) contenant ce jeu: Moyen-Âge et Renaissance, Jeux de coopération, Thème fort, Six joueurs et plus, Quand les livres deviennent des jeux, Pouvoirs et personnages, Les plus beaux jeux, Les mondes enchantés, Les incontournables, Jeux par équipe
Intérêt du jeu
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Graphisme et matériel
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Complexité
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Format: Big box
Genre: Cooperative game
Author(s): Bruno Cathala, Serge Laget
Publisher: Days of Wonder
Released Year: 2005
# of players: 3 - 7
Playing time: 2 hours
List(s) with this game: Middle Ages and Renaissance, Cooperative games, Games true to their theme, Six players and more, When books become games, Powers and characters, Pieces of Art, Fantasy worlds, The very best, Team games
The game itself
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Graphics and components
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Complexity level
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