Roland & Tobias Goslar Lost Valley
|

| Lost Valley, dont j’avais pourtant traduit les règles en français, est resté un an sur mon étagère avant que je ne trouve l’occasion d’y jouer. Je regrette maintenant d’avoir tant attendu, tant le jeu est agréable à pratiquer.
Lost Valley est en effet beaucoup plus léger, beaucoup plus fluide qu’il n’en a l’air. Comme beaucoup des meilleurs jeux de ces dernières années, doit autant à la tradition allemande, avec ses mécanismes astucieux et ses parties relativement brèves, qu’à l’école américaine, avec sa fidélité au thème jusque dans les moindres détails.
Les joueurs sont donc des chercheurs d’or qui s’aventurent, solitaires, dans une vallée perdue, loin de tout. L’aventure commence au comptoir près de la cascade, avec un équipement minimal, quelques outils, une fiole de whisky et de la nourriture pour quelques jours. Chacun part alors explorer la région, certains remontant la rivières à la recherche d’alluvions aurifères, d’autres préférant s’aventurer dans la montagne pour y chercher des filons et creuser des mines. La vie du chercheur d’or est aussi une vie de trappeur, et il faut d’organiser pour survivre. Il faut chasser, pécher, abattre des arbres, bâtir une cabane, parfois creuser des canaux. Et quand, à force de chance et d’obstination, on trouve quelques pépites, elles seront vite dépensées au comptoir pour obtenir quelques bouteilles de whisky, voire un cheval, un chariot ou un canoë qui faciliteront les explorations futures. Finalement, c’est presque plus un jeu de gestion qu’un jeu d’aventure, mais un jeu de gestion au goût aventureux, plein de mécanismes astucieux et novateurs, par exemple le fait que vos investissements dans la construction d’une mine, d’un piège à poisson, d’une scierie, d’un canal puissent aussi bénéficier à tout autre joueur venant à passer par là dans la suite de la partie.
Quelques critiques lues ici et là sur le web se plaignaient d’une absence d’interactivité. La vallée n’est en effet pas si grande, et, surtout à quatre joueurs, quand un chercheur d’or fait mine de s’installer dans un coin particulièrement intéressant, il est rare que cela ne lui attire pas de la compagnie. Certes, on ne se tire pas dessus, chacun préférant économiser ses quelques balles pour un gibier plus comestible, mais Lost Valley n’est pas pour autant un jeu où l’on peut ignorer les agissements de son voisin.
Lost Valley est l’un des très rares jeux « à l’allemande » où le thème soit omniprésent, et c’est cela, plus que les mécanismes du jeu, qui fait son charme. Rapidement, on se sent pris par le récit et l’on joue plus pour voir la vallée se révéler peu à peu, l’histoire se dérouler, que pour gagner en ramenant le plus d’or possible. Je ne pense pas que l’on puisse faire de meilleur compliment à un jeu. |
Though I had made the French translation of the rules, Lost Valley did stay a full year on my shelves before I had occasion to play it. I now regret that I waited so long, since Lost Valley is a very pleasant game, much lighter and smoother than it looks. Like some of the best games published these last two or three years, it owes as much to the German game design school, with relatively short game time and clever gameplay systems and to the American game design tradition, with a strong and involving theme.
Players are poor lonesome gold diggers exploring the lost valley, miles and miles from the nearest settlement. The story begins at the trading post near the waterfall, with a minimal equipment, pick and shovel, two whisky flasks and enough food for a few days. Each gold digger explores the valley, some going up the river looking for river gold, oher climbing the rock hoping to find gold veins where they will build a mine. Gold diggers have to survive in the wilderness, and become also trappers. They must hunt and fish for food, fell trees, build a cabin, dig canals. When, with much luck and some patience, one finds some gold, it is often spent at the trading post to get some more moonshine whisky, or may be a cart, a horse or a canoe that will help in exploring further and bringing back more gold. All in all, it’s more a management game than an adventure game, but a management game with an adventure feel, with clever and original systems. An interesting feature of the game is that the sawmills, gold mines, canals or fish traps you build in the valley can also be used later by other gold diggers who happen to go through.
I’ve read a few reviews on the web regretting the lack of interaction in the game, and I think they are excessive. The Lost valley is not so large and wide, and when a gold digger happens to find a really interesting spot, and to build there a sawmill and a gold mine, it is likely that fellow adventurers will soon arrive in the neighborhood. Lost valley is not a game where you shoot at other gold diggers, since it’s better to save your few bullets fore more edible game, but it’s neither a game where you can ignore what your fellow players are doing.
Lost Valley is dripping with theme, something unusual with German games, and that’s why it makes for such a strong gaming experience. Players are easily taken by the story, and soon the unfolding story becomes more important than the amount of gold you can find in the valley.
| 

Format: Grosse boite
Type: Jeu d'exploration et de gestion
Auteur(s): Roland & Tobias Goslar
Éditeur: Kronberger Spiele
Année de parution: 2004
Nombre de joueurs: 3 - 4
Durée d'une partie: 90 minutes
Liste(s) contenant ce jeu: Jeux de comptables, Trois joueurs, Thème fort, La Conquête de l'Ouest, Jeux de développement, Exploration et découverte, Au fond de la mine
Intérêt du jeu
|
|
Graphisme et matériel
|
|
Complexité
|
|
|
Format: Big box
Genre: Exploration and management game
Author(s): Roland & Tobias Goslar
Publisher: Kronberger Spiele
Released Year: 2004
# of players: 3 - 4
Playing time: 90 minutes
List(s) with this game: Games for accountants, Three players, Games true to their theme, The Wild West, Development games, Exploration and discovery, In the mine
The game itself
|
|
Graphics and components
|
|
Complexity level
|
|
|
|
|