Jens-Peter Schliemann, Michail Antonow Caraïbes Caribbean Karibik
|
 à droite, les deux auteurs right, both authors
| Plusieurs années de suite, j’ai eu la surprise de voir sur les photos des rencontres ludopathiques que m’envoyaient les participants un superbe prototype. Sur une mer d’un bleu profond y figuraient les îles des Antilles, et quelques jolis navires dont j’ignorais s’ils se livraient au commerce ou à la piraterie. Une petite enquête me révéla qu’il s’agissait d’un jeu de pirate conçu par Jens-Peter Schliemann et Michail Antonow, et ceux qui y avaient joué m’en dirent beaucoup de bien – mais je n’étais jamais là quand commençait une partie.
Le jeu étant finalement sorti chez Winning Moves à l’automne 2004, sous le nom de Karibik, et ayant l’air aussi joli que le prototype, je m’en procurai une boite et tentai à plusieurs reprises de lancer une partie, mais soit nous étions cinq, soit un joueur en avait assez des jeux de pirates ou des jeux d’enchères cachées et mettait son veto, soit l’imprimante était en panne alors que les règles dans ma boite n’étaient qu’en allemand. Ce n’est qu’en juillet 2005 que j’ai enfin pu jouer à Karibik. Je ne regrette pas d’avoir insisté, et viens d’ailleurs de revenir en arrière sur mon petit bilan des meilleurs jeux de l’année 2004-2005 pour l’ajouter à une liste où il mérite une bonne place.
Karibik est en effet tout à fait dans mon style – aussi bien le genre de jeu que j’aime jouer que le genre de jeu que j’aurais pu faire. Sur une carte des Antilles, donc, six navires pirates écument les mers, leurs équipages se mettant, au service du plus offrant. Un système d’enchères cachées détermine donc, à chaque tour, quel joueur déplacera chaque navire. Les navires peuvent piller des ports, mais aussi s’attaquer l’un l’autre et, parfois, collaborer entre eux. Les navires se déplaçant toujours dans l’ordre alphabétique, d’Arriba à Fuego, de savants systèmes de relais peuvent parfois être imaginés – mais ils supposent que les équipages vous restent fidèles, ce qui n’est jamais gagné d’avance.
Les jeux d’enchères cachées, à la manière de Morgenland ou Corruption, sont un genre un peu particulier, auquel les stratèges purs et durs sont parfois allergiques. Ceux qui, comme moi, apprécient leur légèreté et ne se préoccupent guère de savoir ce qui relève de la finesse psychologique et ce qui n’est que du hasard, devraient s’empresser d’acheter Karibik, qui est l’un des meilleurs du genre, avec un très agréable équilibre entre chance et tactique.
|
A few years in a row, I was surprised to see, on the pictures sent by attendants at my ludopathic gathering, a gorgeous prototype. On a deep blue sea, I could see the West Indies islands and a few nice looking cardboard ships which could have been here for trade or plunder. After some enquiries, it appeared this was a prototype by Michail Antonow and Jens-Peter Schliemann, and those who have played it were raving about it – but I was never there when the game was played.
The game was published as Karibik by Winning Moves in fall 2004 (later in english as Caribbean by Rio Grande), and looked as nice as the prototype on my pics, so I bought a copy and tried to play it. Unfortunately, there was always something to prevent us from playing Karibik – either we were five, either some player was bored of pirates games or blind-bidding games and vetoed it, either I had only german rules and the printer was down… In the end, I only played it in July 2005. It was worth waiting, and I’ve even cheated and corrected my game of the year report to add it in the “best games of this year” list, since it clearly deserves it.
Karibik is clearly my kind of game – the kind of game I like to play, and the kind of game I could have designed. Six pirate ships sail in the West Indies Gulf. They can plunder ports to get treasures, but also attack and board other ships to steal plundered treasures from them. Every turn, each ship works for the highest bidder – and that’s where all the game is, since each player has only seven cards to bid on the six ships, the seventh card breaking ties. Since the ships always move and attack in the same alphabetical order, from Arriba to Fuego, clever relay systems can sometimes be devised.
Secret bidding game, such as Corruption or Aladdin’s Dragons, are a very specific genre, and hardcore strategist gamers often despise them. If, like me, you enjoy their lightness and don’t really care to know if they rely on subtle psychological double guessing or on sheer luck, you ought to play Carribean. It’s one of the best, with a really nice balance between luck and tactics.
|  Le prototype aux rencontres ludopathiques. The prototype played at the Ludopathic Gathering.
Format: Boite moyenne
Type: Jeu de
Auteur(s): Jens-Peter Schliemann, Michail Antonow
Éditeur: Winning Moves
Année de parution: 2004
Nombre de joueurs: 2 - 4
Durée d'une partie: 30 minutes
Liste(s) contenant ce jeu: Jeux chaotiques, Trois joueurs, Pirates, Devinez votre adversaire, Les incontournables
Intérêt du jeu
|
|
Graphisme et matériel
|
|
Complexité
|
|
|
Format: Middle size box
Genre: Double guessing
Author(s): Jens-Peter Schliemann, Michail Antonow
Publisher: Winning Moves
Released Year: 2004
# of players: 2 - 4
Playing time: 30 minutes
List(s) with this game: Chaotic games, Three players, Pirates, Bluff and Double guessing, The very best
The game itself
|
|
Graphics and components
|
|
Complexity level
|
|
|
|
|