Wolfgang Kramer, Michael Kiesling Celtica
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Lorsque fut annoncé chez Ravensburger un nouveau jeu de Wolfgang Kramer et Michael Kiesling, et que les premières images de la boite de Celtica firent leur apparition sur le web, j’ai espéré, comme plus ou moins tout le monde dans le milieu du jeu, un nouveau Tikal. Dès que le jeu apparut dans le stock d’Adam Spielt, généralement le plus réactif des vendeurs allemands, j’en profitai pour passer la commande d’une dizaine de jeux qui était en préparation depuis quelques temps.
En attendant que le colis me soit livré, je fis un tour sur le boardgamegeek et, par curiosité, j’allai voir les premiers commentaires sur Celtica. Ils étaient mauvais, très mauvais, le jeu écopant d’une note moyenne de 4 sur 10, et m’auraient sans doute dissuadé d’acheter le jeu si je les avais lus avant de passer ma commande. Je me pris à craindre que Wolfgang Kramer ait perdu la main, ait failli en commettant, pour la toute première fois, un mauvais jeu.
Le colis arriva bientôt, et je mis quand même Celtica dans mon sac pour une soirée de jeux chez des amis parisiens. Grand bien m’en prit, car le jeu remporta un grand succès, et j’en jouai moi même trois parties d’affilée.
Les quelques mauvaises critiques qu’a reçu Celtica s’expliquent sans doute par un malentendu. Celtica n’est pas le nouveau Tikal, les seuls points communs avec ce dernier étant les auteurs, l’éditeur, et le vert profond de la boite de jeu. Celtica n’est pas un gros jeu de stratégie, c’est un petit jeu de parcours léger, rapide, où la chance a autant de place que la stratégie – mais c’est un jeu diablement agréable à jouer, grâce à des règles d’une grande simplicité mais non dénuées de finesse.
Donc, tandis que les vikings déferlent sur la côte et attaquent les villages, les druides s’efforcent de reconstituer l’amulette de Chu Chulainn qui protègera le monde celte des pillages et de la destruction. On a vu des thèmes plus convaincants, mais les superbes illustrations des cartes et du plateau de jeu aident un peu à y croire. Les cinq druides sont déplacés sur le parcours par tous les joueurs. Toute la subtilité du jeu réside dans le choix du moment le plus judicieux pour jouer les cartes permettant d’avancer tel ou tel druide. À trop attendre, on risque de voir un druide avancé par les autres joueurs et de se retrouver contraint de l’avancer vers un lieu moins favorable, mais à jouer trop vite, on laisse l’initiative aux adversaires.
Si vous cherchez le nouveau Tikal ou le nouveau Java, vous pouvez passer votre chemin, et sans doute guetter l’arrivée de Bison, l’autre nouveauté annoncée de Kramer et Kiesling. En revanche, si vous voulez un petit jeu de parcours rapide et astucieux, dans la lignée de Verflixxt ou Heimlich and Co, Celtica mérite le détour. C’est en outre l’un des plus beaux jeux publiés cette année.
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When a new game by Wolfgang Kramer and Michael Kiesling was announced by Ravensburger, and the first pictures of celtica published on the internet, I expected, like many others, something in the line of their masterwork, Tikal. As soon as the game was listed in the stock of Adam Spielt, usually the first german online shop to get the new stuff, I ordered it together with some smaller stuff.
While waiting for the parcel to arrive, I browsed the boardgamegeek and had a look at the first comments on Celtica. They were bad, very bad, with an average note of 4 out of 10. If I had read them before placing my order, I would probably never have bought Celtica. I started to think that, may be, Wolfgang Kramer had lost his magic touch and designed his first bad game.
The parcel arrived and, after a short look at the deceptively simple rules, I took Celtica with me for a gaming night with Parisian friends, but with some apprehension. It was a hit, and I played three games of it in the evening.
The first bad reviews of Celtica are probably due to a misunderstanding. Celtica is not the new Tikal, and has absolutely nothing to do with the latter, save for the authors, the publishers, and the deep green color of the box and board. Celtica is not a deep strategic game, but a family fare race game, with as much luck as it has strategy and tactics. It’s light and fast paced, but has some nice subtleties.
While Vikings are landing on the coast, attacking and burning villages, the last druids try to recover the nine pieces of the Chu Chullain amulet that will protect the celtic world from invasion and destruction. Sure, there are better and more convincing themes, but it’s cute and the great graphics on the board and card make it almost convincing. The five druids on the board can be moved forward on the track by all players. All the tactics is in deciding when to play the cards that can move a specific druid. If you wait too long, others will move it to the best places and you will have no choice but to move it to bad places. If you play too fast, on the other hand, you’ll have no cards more and your opponents will get the initiative.
If you’re looking for the new Tikal or Java, Celtica is not for you. Better wait for the next Kramer and Kiesling offering, Bison, which sounds to be more like it. On the other hand, if you’re looking for a light and clever race game, more like Verflixxt or Heimlich and Co, Celtica will do it – and it has some of the best graphics in the recently published games.
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Format: Grosse boite
Type: Jeu de parcours
Auteur(s): Wolfgang Kramer, Michael Kiesling
Éditeur: Ravensburger
Année de parution: 2006
Nombre de joueurs: 2 - 5
Durée d'une partie: 45 minutes
Liste(s) contenant ce jeu: Moyen-Âge et Renaissance, Trois joueurs, Pour les enfants, Les plus beaux jeux, Les mondes enchantés
Intérêt du jeu
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Graphisme et matériel
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Complexité
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Format: Big box
Genre: Race game
Author(s): Wolfgang Kramer, Michael Kiesling
Publisher: Ravensburger
Released Year: 2006
# of players: 2 - 5
Playing time: 45 minutes
List(s) with this game: Middle Ages and Renaissance, Three players, Children games, Pieces of Art, Fantasy worlds
The game itself
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Graphics and components
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Complexity level
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