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Mon jeu de l'année
My game of the year



Don Bone
Freya's Folly

  


Il y a quelques années de cela, en 2002, Don Bone fit une arrivée remarquée dans le petit monde du jeu avec Sunda to Sahul. Un auteur sympathique et australien, c’est à dire venu de nulle part, et un jeu-puzzle aux mécanismes à nuls autres pareil, tout cela ne pouvait que susciter la curiosité. Je me procurais donc une boite de Sunda to Sahul, mais ne fut pas vraiment convaincu par quelque chose qui me sembla plus relever du casse-tête que du jeu. Trois ans plus tard , Don Bone était à Essen avec sans doute ce que l’on attendait le moins de la part de l’inventeur de Sunda to Sahul– Freya’s Folly, un jeu de société à l’allemande d’un classicisme absolu, sans la moindre originalité apparente. Mais, bon, Freya’s Folly etait sa deuxième création publiée à compte d’auteur, il avait fait le voyage de Canberra à Essen, et il était irrésistible avec son grand chapeau – tout le monde se sentit donc un peu obligé d’acheter Freya’s Folly.
Une lecture des règles, simples, claires et bien présentées, confirma rapidement nous avions bien là un jeu de société à l’allemande d’un classicisme absolu et sans la moindre originalité, que ce soit dans le format (une bonne heure de jeu pour 3 à 6 joueurs dans une boite au format Alea), dans le thème (des nains vaguement scandinaves creusant des galeries et réalisant des bijoux ornée gemmes multicolores), dans les mécanismes (avec un système de déplacement dans les couloirs de la grotte, des cartes contrats avec des objectifs à remplir, et un système de score un peu tarabiscoté mais pas trop) ou dans la réalisation (des cubes de bois multicolores et une platitude graphique absolue qui rappelle la charte graphique d’Ystari).

En jeu comme en littérature, le classicisme n’est cependant pas toujours un défaut, et convainc parfois là où l’originalité ne fait que séduire – Les Aventuriers du Rail, sans doute le meilleur jeu publié ces dernières années, en sont aussi une excellente illustration. Freya’s Folly est peut-être moins sexy que Sunda to Sahul, mais c’est un grand jeu de société, digne des meilleures créations d’Alan Moon ou de Wolfgang Kramer.

Chaque joueur contrôle donc une tribu de nains, de 3 à 6 nains par tribu selon le nombre de joueurs. Chacun à son tour déplace ses nains dans la mine pour s’emparer des plus belles gemmes, qui seront ensuite serties sur de splendides joyaux que les nains iront vendre au marché elfe du coin. Certains joyaux rapportent des points de victoire, d’autres, ceux utilisant de l’ambre, donnent es points d’action pouvant être utilisés dans la suite de la partie. Les nains peuvent aussi faire usage de potions permettant de se déplacer plus vite dans les galeries, de transporter plus de gemmes, ou, très amusant, de bloquer entièrement une galerie en empêchant tout le monde de passer. Freya’s Folly est en effet un jeu avec plus d’interaction qu’il n’y paraît, un jeu où l’on peut prendre des gemmes sous le nez de son voisin de gauche, bloquer des nains adverses au fond d’un couloir, et même parfois engager un gnome voleur qui ira subtiliser des pierres au voisin.

Bien sûr, Freya’s Folly fait penser à l’excellent Silberzwerg, dont le thème était absolument identique. Sur un même thème, et pour un même niveau de complexité, les deux jeux sont pourtant extrêmement différents. Là où Siberzwerg était un jeu de programmation simultanée, donc assez psychologique, Freya’s Folly est plus tactique. Si vous aimez les nains qui creusent des galeries, vous n’avez aucune raison d’hésiter à vous procurer les deux.

A few years ago, in 2002, Don Bone first entered the small gaming world with Sunda to Sahul. An Australian guy coming out of nowhere and publishing a strange puzzle-game that looked like nothing ever made before, this attracted some attention. I managed to get a copy of Sunda to Sahul and played it, but I was not really convinced. It was more a puzzle than a game.
Three years later, Don Bone was at the Essen Fair with his new offering, which was exactly what no one was expecting from the guy who had made Sunda to Sahul. A perfectly classic and unoriginal German-style boardgame. Don had made the trip from Canberra, it was his second self-published game, he was a nice guy with a nice cow-boy hat, so all the game geeks nevertheless felt compelled to buy Freya’s Folly.
The rules were simple and clearly written, and confirmed that this was a typical German boardgame, with absolutely no originality, neither in its format (one hour of gaming for 3 to 6 players in an Alea sized box) nor in its setting (vaguely Scandinavian dwarves digging mines and making jewels with multicolored gems), nor in its mechanics (a clever movement system for dwarves exploring the galeries, contract cards to fulfill, and a scoring system slightly convoluted, but not too much), nor in its components and graphic styles (lots of wooden cubes in various colors and the flat and boring Ystari graphic charter).

In games like in literature, classicism is not necessarily a bad thing. It is sometimes deeply convincing when originality is only superficially exciting – a good example of the virtue of classicism and, in a way, unoriginality is probably Ticket to Ride, one of the very best games recently published. Freya’s Folly might look less sexy than Sunda to Sahul, but it’s a much better game to play, a game that stands comparison with the best works by Alan R. Moon or Wolfgang Kramer.

Each player controls a tribe of 3 to 6 dwarves, depending on the number of players. Each player on turn moves his dwarves in the mine, trying to catch the nicest gems. These gems are then crimped on glowing jewels that dwarves will try to sell on the local elf market. Most jewels award victory points, the few ones with amber give extra actions that can be used in the next turns. Dwarves can also drink magical potions, which allow them to move faster in the mine tunnels, to carry more gems, or to block any dwarf trying to pass by. There’s more interaction in Freya’s Folly than you could think by simply reading the rules – you can take gems in the mine just before your left neighbor does, you can block opponent dwarves in a narrow corridor, you can even hire a gnome thief to steal some gems from other players.

At first look, Freya’s Folly reminds a lot of Silberzwerg, whose setting was absolutely identical. Same theme, same box size, same level of complexity, same “German” style, but both games are very different. Silberzwerg was at its heart a simultaneous programming game, with lots of double guessing; Freya’s Folly is more tactical. If you like dwarves digging mines, you can get both games.

    



Format: Grosse boite

Type: Jeu de société à l'allemande

Auteur(s): Don Bone

Éditeur: Sagacity

Année de parution: 2005

Nombre de joueurs: 3 - 6

Durée d'une partie: 90 minutes

Liste(s) contenant ce jeu: Au fond de la mine

Intérêt du jeu

Graphisme et matériel

Complexité



Format: Big box

Genre: German style boardgame

Author(s): Don Bone

Publisher: Sagacity

Released Year: 2005

# of players: 3 - 6

Playing time: 90 minutes

List(s) with this game: In the mine

The game itself

Graphics and components

Complexity level




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