Lutz Stepponat De Cape et d'Épée Ruse and Bruise Kabale und Hiebe
|

| Je n’avais jamais entendu parler de Lutz Stepponat avant de jouer à Kabale und Hiebe, mais je ne serais pas étonné que mon nom, en revanche, ne lui soit pas inconnu - il doit apprécier mes jeux, s'il en afit qui sont dans le même esprit. Kabale und Hiebe, que l’on pourrait traduire par Intrigues et coups bas, est en effet un petit jeu de cartes assez rapide, avec pas mal de bluff et des cartes personnages aux effets très variés, le tout dans un univers médiéval vaguement fantastique avec princesses, magiciens et dragons superbement dessinés par Julien Delval. Bref, le style de Castel et de Citadelles, de L’Or des Dragons ou d’Aux Pierres du Dragon – un peu mon style, quoi.
Des cartes objectifs, en fait des points de victoire, sont donc placées sur la table, l’une à côté de l’autre. Un peu comme dans Corruption, les joueurs vont placer leurs cartes personnages en colonne sous ces cartes pour tenter de les acquérir, chaque carte objectif allant à celui dont les personnages placés en dessous ont la valeur la plus élevée. C’est là qu’intervient le mécanisme qui fait toute la nouveauté, et tout le charme, de Kabale und Hiebe. Les joueurs jouent en effet leurs cartes faces cachées, mais une carte est révélée dès qu’une autre carte est placée en dessous dans la même colonne. Les cartes révélées produisent alors des effets assez variés – le navigateur se déplace sur la colonne suivante, l’assassin tue la carte jouée en dessous de lui, le magicien élimine toutes les cartes au dessus d’une certaine valeur, le traître change la carte objectif en haut de la colonne, et il y en a bien d’autres. En vain les mousquetaires s’efforcent-ils de rétablir l’ordre dans ce joyeux chaos.
Cela fait plaisir de voir revenir ce style de petits jeux à mi-chemin entre les jeux de plateau efficaces à l’école allemande et les jeux de cartes un peu loufoques à l’américaine. Fondé sur des mécanismes simples, efficaces et astucieux, Kabbale und Hiebe est un jeu assez agressif, parfois chaotique, plus tactique que stratégique, qui n’a d’autre prétention que de faire passer aux joueurs un bon moment. Seul petit reproche, les parties sont un peu longues pour un jeu de ce type, et le système de score rend difficile de les écourter en ne jouant que quatre manches au lieu de six, ce qui semblerait pourtant plus adapté. J’espère que Lutz Stepponat nous proposera bientôt une adaptation du système de score pour des parties en quatre manches.
Citadelles continuant à fort bien se vendre, il était logique que Hans im Glück s’essaie à un autre jeu du même style. Ils l’ont fort bien choisi – mais les connaissant, je ne suis pas du tout étonné. |
I had never heard of Lutz Stepponat before I played Ruse and Bruise, but I bet he has heard of me - he designed games that feel like mine, so he probably likes mine. Indeed Kabale und Hiebe is a light card game, relatively fast paced, with some bluffing and many character cards carrying various effects, settled in a half-fantasy mediaeval world, and gorgeously illustrated by Julien Delval. This means the style of Castle, Citadels, Dragons Gold and Fist of Dragonstones – my style, in a way.
Victory cards, which are little more than victory points, are placed on the table in a row. A bit like in my Corruption, players will take turn placing character cards in column under these victory cards, each card going in the end to the player whose characters under it have the highest total value. Nothing new so far, but here comes what makes Ruse and Bruise feel different from all the other multiple auction / bidding games. Charcater cards are played face down, but a card is revealed as soon as another card is played under it in the same column, and many cards immediately produce an effect when revealed. The navigator moves to the next column, the assassin kills the card played under it, the magician cancels all cards with value of ten and more, the traitor swaps the victory card of the column with another one, et caetera. The Musketeers try vainly to bring some order in this fun chaos.
I’m really happy to see again such small and fun card games, halfway between german style clever boardgames and american style zany card games. Ruse and Bruise has simple, efficient and clever rules. It plays lightly and aggressively and feels a bit chaotic, with more short term tactics than real strategy. It is good fun, and the only drawback is the game length, a bit excessive for a game of this kind. Unfortunately, the scoring system makes it difficult to shorten the game only with playing in four rounds rather than six. Since four rounds seems to me and my fellow players much better, I hope Lutz Stepponat will soon suggest an alternative scoring rule for shorter games.
Citadels still sells really well, and it was logical for hans im Glück to look for another game in this style. They’ve chosen a really good one – but knowing them, I’m absolutely not surprised at it.
|
Format: Petite boite
Type: Jeu de cartes
Auteur(s): Lutz Stepponat
Éditeur: Hans im Glück, Rio Grande, Filosofia
Année de parution: 2006
Nombre de joueurs: 2 - 6
Durée d'une partie: 45 minutes
Liste(s) contenant ce jeu: Devinez votre adversaire, Jeux chaotiques, Les mondes enchantés, Moyen-Âge et Renaissance, Six joueurs et plus
Intérêt du jeu
|
|
Graphisme et matériel
|
|
Complexité
|
|
|
Format: Small box
Genre: Card game
Author(s): Lutz Stepponat
Publisher: Hans im Glück, Rio Grande, Filosofia
Released Year: 2006
# of players: 2 - 6
Playing time: 45 minutes
List(s) with this game: Bluff and Double guessing, Chaotic games, Fantasy worlds, Middle Ages and Renaissance, Six players and more
The game itself
|
|
Graphics and components
|
|
Complexity level
|
|
|
|
|