Craig van Ness, Stephen Baker, Rob Daviau Heroscape
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| Heroscape est d’abord un étonnant pari commercial, du genre que seul Hasbro pouvait se permettre. C’est un jeu de figurines qui s’adresse au grand public, et notamment aux plus jeunes, par des règles simples et des parties rapides et faciles à mettre en place, avec de figurines prépeintes et des décors qui s’assemblent comme du lego, mais aussi à un public de joueurs plus averti, par la variété des pouvoirs des créatures, les choix stratégiques réels, et la possibilité pour chacun de construire ses armées et de personnaliser le jeu comme il l’entend. S’il a fallu trois ans à Heroscape pour entrer dans la ludothèque idéale, c’est tout simplement que je n’y avais pas joué, étant sceptique devant ce qui m’apparaissait avant tout comme une arnaque commerciale visant à vider les comptes bancaires des adolescents américains. J’avais tort – c’est d’abord un vrai jeu, et un très bon jeu. Cela dit, je ne me lancerai sans doute pas dans l’achat d’une douzaine de boites et d’extensions d’Heroscape, moins par manque d’argent que par manque de place pour ranger tout ça et installer le jeu. Il est vrai que les habitations américaines sont aussi beaucoup plus spacieuses.
Le second pari particulièrement osé est l’absence de thème spécifique, ou plus exactement la surabondance de thème, qui donne à Heroscape son côté baroque, presque parodique. Tout se passe comme si les gens de chez Hasbro, hésitant entre science-fiction, heroic fantasy, mythologie et grandes batailles de l’histoire, avaient finalement décidé de tout mettre ensemble. Cela donne d’improbables armées dans lesquelles se côtoient walkyries, hussards de la garde, samouraïs, robots, trolls, aliens et chevaliers. Tant qu’on n’y a pas goûté, la soupe peut paraître indigeste. Après, on prend ça au second degré, et ça devient drôle.
Et le jeu, me direz-vous ? Il n’a certainement pas la profondeur stratégique des gros jeux de figurines où l’on mesure tout au millimètre, mais il est diablement fluide, agréable, dynamique, drôle et, si l’on dispose de suffisamment de matériel, particulièrement adapté au jeu en équipe. Les différentes unités disposent de capacités et de pouvoirs aussi simples que variés, ce qui permet même, un peu comme dans un jeu de cartes à collectionner, de chercher les bonnes « combos » dans la constitution de son armée. Ensuite, les règles de programmation, de déplacement et de combat sont elles aussi d’une grande simplicité, avec juste ce qu’il faut de bonus et de malus pour pouvoir chercher les bonnes occasions, les bonnes positions – généralement en hauteur – sans se prendre la tête dans des calculs tordus. Après on lance des brouettes de dés parce qu’on est quand même venu là pour ça !
Donc, si vous avez à votre disposition un peu d’argent – même si on achète pas mal de boites, ce n’est finalement pas si cher que cela -, pas mal de temps et surtout beaucoup de place pour tout ranger, vous risquez de bien vous amuser avec Heroscape. |
Heroscape was first a surprising commercial gamble, of the kind that only Hasbro can probably afford. It’s a miniatures game aimed at a large public, especially teenagers, with simple rules and easy to set up games, with prepainted miniatures and landscapes built lego-like. It’s also a game with enough variety in the creature powers, with enough strategic and tactical decisions, with enough opportunities to build your own armies and personalize your deck, to suit dedicated gamers. I Heroscape only enters the ideal game library now, three years after it was first published, it’s mostly because I had not played it before, wrongly believing it was only aimed at emptying American teenagers purses. Well, it may be, but it’s also a true game, and a tertibly good and fun one. This being said, I’ll probably not start buying Heroscape sets and armies, not for lack of money but for lack of space to arrange my games and to keep everything between them. Indeed, US homes are also much larger than most European ones.
The second daring gamble is the absence of theme, or more exactly the overabundance of inconsistent thematic elements which gives to the game a baroque, almost parodic feel. It seems that the guys at Hasbro, after hesitating between science fiction, heroic fantasy, mythology and “the great battles of history”, finally decided to put everything together. As a result, a Heroscape army can accommodate Valkyries, Napoleon’s hussars, robots, aliens, samurais, trolls and mediaeval knights. Being deliberately inconsistent, it cannot be taken literally, so a great part of the game’s fun is taking it literally.
As for the game itself, it certainly doesn’t have the strategic depth of bigger and more ambitious miniature games where you measure everything to the nearest millimeter (or whatever strange unit you use in the US), but it’s extremely easy, fluid (or is it fluent?), fast paced, dynamic and, most of all, fun. The different units have simple but highly varied abilities and special powers and, you can, a bit like in a CCG, try to tune your army before the game, looking for fun or powerful combos. The rules for programming, movement and combat are also very simple, with just enough bonuses and maluses to have you look for the best positions – usually on heights – and the good opportunities, but not enough for real brain burning calculations. And, of course, players end up rolling truckloads of dice, but that’s why they started playing in the beginning.
So, if you have some money – less than you think, since the big boxes with lots of terrain pieces are not that expensive -, much time, and most of all much space to play and to keep your stuff afterwards, you’ll probably have great fun with Heroscape.
|  Constitution des armées Building armies
 et baston à grands coups de dés. and then the great dice rolling battle
 Un détail au cœur de l'action In the heart of the action
Format: Très grosse boite
Type: Jeu de guerre
Auteur(s): Craig van Ness, Stephen Baker, Rob Daviau
Éditeur: Hasbro
Année de parution: 2004
Nombre de joueurs: 2 - 8
Durée d'une partie: 1 heure et plus
Liste(s) contenant ce jeu: Six joueurs et plus, Risk et jeux de guerre, Pouvoirs et personnages, Les mondes enchantés, Jeux monstres
Intérêt du jeu
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Graphisme et matériel
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Complexité
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Format: Very big box
Genre: Miniatures war game
Author(s): Craig van Ness, Stephen Baker, Rob Daviau
Publisher: Hasbro
Released Year: 2004
# of players: 2 - 8
Playing time: 1 hour and more
List(s) with this game: Six players and more, Risk and war games, Powers and characters, Fantasy worlds, Monster games
The game itself
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Graphics and components
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Complexity level
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