Quelque part entre le jeu de pose de tuiles à l’allemande et le wargame post-apocalyptique, Neuroshima Hex est un hybride surprenant, profondément stratégique, étonnamment rapide et violemment efficace.
Formellement, on a affaire à un jeu de placement, chaque joueur à son tour piochant des tuiles hexagonales de son « armée » pour les placer sur la surface de jeu. Avec 35 tuiles par jouer pour un plateau de 19 cases, on réalise très vite que l’on n’est pas à Carcassonne et que les places vont être chères. Le plateau de jeu devient rapidement un champ de bataille.
C’est à deux joueurs, chacun contrôlant l’une des quatre armées disponibles, aux personnalités très différentes, que Neuroshima Hex est le plus intéressant, et le plus stratégique. Chacun cherche donc à placer dans un ordre de bataille sophistiqué mais parfois fragile ses unités de combat rapproché, ses tireurs d’élite, ses modules technologiques. Il y a de longs moments de calme et de positionnement, mais lorsqu’une bataille éclate, ce sont souvent plus de la moitié des unités présentes qui dégagent.
S’il y a bien un peu de hasard dans l’ordre de tirage des tuiles, Neuroshima Hex n’en est pas moins un jeu extrêmement stratégique, avec d’ailleurs des stratégies très différentes selon que vous jouez le Moloch, dont les robots lents mais résistants manquent cruellement d’initiative, l’Outpost aux unités mobiles mais mal protégées, le Borgo dont les troupes rapides doivent aller immédiatement au contact, ou l’Hégémonie habile à neutraliser les pièces adverses. Neuroshima Hex me rappelle un peu Vortex, un jeu que j’ai beaucoup aimé, mais en plus simple, plus clair, plus rapide.
Neuroshima Hex est un jeu polonais, qui fut longtemps difficile à trouver par chez nous. J'espère que la nouvelle édition, aux graphismes soignés et disposant d'excellentes règles en anglais, sera bientôt disponible dans toutes les bonnes boutiques.
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Somewhere between a German Style tile laying game and a post-apocalyptic wargame, Neuroshima Hex is a strange hybrid, deeply strategic, surprisingly fast, and violently efficient.
It looks like a tile laying game, each player in turn drawing some hex shaped “army” tiles and placing them on the board. However, the board has only 19 spaces while each player has 35 tiles to play, so you just have time to realize that this is not Carcassonne when the gameboard becomes a battlefield.
This games is most challenging and strategic with two, each player controlling one of the four army sets in the box. Each player on turn tries to deploy some of his units on the board, placing his melee fighters, his long range gunners, his technologic modules in the best positions to attack the opponent’s headquarters. There are long intervals of calm and strategic positioning, but when a battle starts, it’s not exceptional to have half or more of the units on the board destroyed.
There’s some luck in Neuroshima Hex, in the order in which the tiles are drawn, but the game is extremely strategic. The strategy are very different depending on the army set you play. The Moloch’s robots are tough but slow, and lack initiative. The Outpost units are very mobile, but not well defended. The Borgo’s fast units must lokk for contact immediately. The Hegemony is best at neutralizing opponent’s units. Neuroshima Hex reminds me a bit of another game I really liked, Vortex, but it’s lighter, simpler, faster.
Neuroshima Hex is a polish game, which has long been hard to find in the US or in Western Europe. A new edition, with new graphics and rules in English and German, was sold at the 2007 Essen fair and will, I hope, soon be available everywhere.
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