| En Allemand, de celui qui ne sait pas très bien la valeur de ce qu’il achète, par exemple une voiture d’occasion, on dit qu’il achète « un chat dans un sac ». Filou, le chat dans le sac, est donc un jeu d’enchères dans lequel aucun des joueurs ne connaît la valeur exacte de ce qui est mis en vente. Les purs jeux d’enchères, dont il y avait eu surabondance il y a quelques années, avaient tendance à se faire plus rares, Filou montre que l’on peut encore faire du neuf, et du bon, dans ce domaine.
Au début de chaque tour, chacun des joueurs met un chat dans le sac, c’est à dire joue face cachée une carte, le plus souvent un chat dont la valeur peut aller de –8 à 15, mais aussi quelquefois un lapin sans valeur ou un chien, qui fait fuir certains chats. L’enchère qui suit porte sur le lot de cartes jouées par les joueurs. Chaque fois qu’un joueur quitte l’enchère, il reçoit une petite somme en compensation et, surtout, l’une des cartes du sac est révélée, donnant à ceux qui sont encore en course un peu plus d’information sur ce qu’ils peuvent acquérir. Après 9 enchères, lorsque tous les joueurs ont jouées toutes les cartes, chacun calcule son score en additionnant sa richesse et la valeur totale des chats qu’il a achetés. Comme souvent avec ce type de petits jeux, l’explication peut sembler tarabiscotée, mais on comprend immédiatement en jouant.
Si, à la lecture des règles, on peut avoir le sentiment que l’on va jouer dans le vide, enchérir au jugé sans trop savoir pourquoi, on découvre vite qu’il n’en est rien. On bluffe un peu, on essaie de compter les cartes qui passent, et l’on se retrouve pris par les subtilités de ce jeu d’enchères très psychologique, qui est en passe de devenir, aux côtés de Don ou Boursicocotte, l’un de mes favoris. Il est d’ailleurs assez étonnant que, dans le domaine un peu particulier des jeux d’enchères, des jeux de cartes extrêmement simples s’avèrent finalement toujours plus subtils et plus vicieux que des gros jeux de plateau apparemment plus sophistiqués
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In German, when you buy something, like a used car, without knowing precisely what it’s worth, you say that you buy “a cat in a bag”. Felix (Filou in the German Edition), the car in the bag, is an auction game in which no player knows the exact value of what is auctioned. There jad been an excess of auction games a few years ago, but they have become more rare for one or two years, and Filou shows that there are still new, and great, auction games to design.
At the beginning of every turn, players secretly put a cat in the bag, which means that each player plays a face down card, usually a cat with value ranging from –8 to 15, but sometimes a valueless rabbit of a dog who can make cats flee. Then an auction starts, for all the face down cards together. Every time a player passes and leaves the auction, he gets some money and, more important, one of the cards in the sack is revealed, meaning that the players still in the auction now have more info about what they are trying to buy. After 9 auctions, when all car cards have been auctioned, each player sums his money and the value of the cards he bought, and the highest score wins. Like with many such clever card games, rules can be confusing when explained this way, but immediately become obvious when playing.
When reading the rules, it can feel like you will plarandomly bid with no hint on what you’re bidding for. When playing, you soon find out the subtleties of the game, the opportunities for bluffing and double guessing. Filou is quickly becoming one of my favorites auction games, along with Kuhhandel or Don. I’m always surprised by the fact that exteremely light and simple auction card games are almost always deeper and subtler than heavier and most sophisticated auction board games.
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