Reiner Knizia Medici vs Strozzi
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| Comme Jambo, qui faisait son entrée dans la ludothèque idéale il y a quelques semaines, Medici vs Strozzi est un jeu à deux joueurs dans les petites boites carrées de la collection Kosmos (même si Medici vs Strozzi n’est pas publié par Kosmos) opposant des marchands rivaux. Difficile pourtant, sur le même thème et dans le même format, d’imaginer des jeux plus différents. Là ou Jambo est un jeu de cartes tactique et chaotique, plein de cartes actions aux effets imprévisibles, Medici vs Strozzi est l’archétype du jeu de gestion à l’allemande, stratégique et calculatoire, avec achat et revente de jetons marchandises à des prix soigneusement étudiés. Le commerce vu par Rüdiger Dorn, c’est l’embrouille et l’arnaque ; le commerce vu par Reiner Knizia, c’est la comptabilité en partie double. Le commerce, bien sûr, est tout cela à la fois, mais un jeu ne saurait évidemment rendre compte de l’entièreté du phénomène.
Son indiscutable aspect calculatoire a valu à Medici vs Strozzi un certain nombre de critiques qui me semblent largement infondées. À chaque tour de jeu, un joueur pioche un certain nombre de jetons marchandises et propose un prix à son adversaire. Ce dernier accepte le prix, et achète les marchandises à la banque, ou le refuse, auquel cas l’auteur de la proposition doit en faire l’achat. L’information des joueurs étant parfaite, il suffirait alors, selon les contempteurs du jeu, de calculer le gain marginal apporté par ces marchandises à l’adversaire et à soi même, puis d’accepter systématiquement tout prix inférieur à la moyenne de ces deux gains, et refuser tout prix supérieur. Ce calcul, s’il est bien évidemment faisable, n’est pas si simple que cela – personnellement, quand je m’y essaie, mon cerveau a tendance à partir en boucle. Surtout, il oublie plusieurs aspects essentiels du jeu, bien plus complexes à formaliser, comme les probabilités d’ordre de tirage des autres marchandises, ou la moindre réactivité du joueur qui a déjà engrangé plus de marchandises et fait accoster plus de bateaux.
Bien sûr, Medici vs Strozzi est, bien plus que le jeu d’enchères Medici dont il s’inspire quelque peu, un jeu extrêmement calculatoire, genre que l’on peut ne pas aimer, et dont je suis loin d’être un inconditionnel. Il reste que j’ai apprécié mes parties, et que le jeu, dont le déroulement laisse une petite part au hasard de l’ordre de tirage des jetons marchandises, est moins « buggé » que les dames ou le morpion – qui ne sont d’ailleurs résolus que si l’on joue contre un ordinateur, ce qui ne me viendrait pas à l’esprit – ou les échecs, qui ne le sont pas encore.
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Like Jambo, which entered the ideal game library a few weeks ago, Medici is a short two player game in which players impersonate rival merchants, published in the small square box of the Kosmos series. It’s difficult however to imagine, in the same format and on the same theme, two games more different. While Jambo is a very dynamic game, driven by chaotic and violent action cards. Medici vs Strozzi is an archetypal German style management game, strategic and mathematical, made of carefully calculated purchases and sales. For Rüdiger Dorn, trading is mostly haggling and muddling, for Reiner Knizia it’s mostly consolidated double-entry bookkeeping. Of course, we all know it’s both, but a game can’t deal with the whole reality.
Medici vs Strozzi is clearly an accounting game, but this doesn’t mean that everything in it can be precisely calculated. Every turn, a player draws some goods token and submits a price for them to his opponent. The opponent can accept the price and buy the goods, paying to the bank, or decline, in which case the player who fixed the price must buy the goods. Since this is a game of perfect information, some reviewers have infered that the game was bugged – you jus had to calculate the marginal gain of taking the goods for you and for your opponent, then accept any price lower than their average and decline any price higher. Things are not that simple. First, the calculation is not that simple, and when I try to make it, my brain starts running in circles. More important, this reasoning ignores the aspects of the game which are much harder to formalize and reckon, such as the probabilities and effects of the future drawing order of goods tokens, or the loss in versatility for a player having more stored goods and more docked ships than his opponent.
Obviously, Medici vs Strozzi is a mathematical reckoning game, much more than the multiplayer boardgame Medici on which it is based. Many gamers dislike such games, and I’m usually not a real fan of them. Despite this, I found my few games very challenging, and I don’t think this game is more bugged than Five in a Row or Checkers, which are solved only if you play against a computer, which is a strange and perverse idea, or than Chess, which isn’t so far.
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Format: Petite boite
Type: Jeu de gestion et d'enchères
Auteur(s): Reiner Knizia
Éditeur: Rio Grande, Abacus
Année de parution: 2006
Nombre de joueurs: 2
Durée d'une partie: 45 minutes
Liste(s) contenant ce jeu: Négociants et marchands, Moyen-Âge et Renaissance, Jeux de comptables, Enchères, Deux joueurs
Intérêt du jeu
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Graphisme et matériel
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Complexité
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Format: Small box
Genre: Auction and management game
Author(s): Reiner Knizia
Publisher: Rio Grande, Abacus
Released Year: 2006
# of players: 2
Playing time: 45 minutes
List(s) with this game: Traders and merchants, Middle Ages and Renaissance, Games for accountants, Auctions, Two players
The game itself
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Graphics and components
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Complexity level
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