A - B
C
D
E - F
G - H
I - K
L - M
N - P
Q - R
S
T - U
V - Z

Auteurs / Authors

Listes / Lists

Mon jeu de l'année
My game of the year



Wolfgang Kramer, Horst-Reiner Rösner
El Capitan

  


J’ignorais jusqu’à l’existence de Tycoon, jeu de Wolfgang Kramer et Horst-Rainer Rösner paru il y a quelques années et dont El Capitan est une nouvelle version, sensiblement améliorée, me suis-je laissé dire. Que le jeu ait pu facilement changer de thème, passant des grands capitalistes d’aujourd’hui aux marchands de la Renaissance, suffit à montrer à quoi nous avons affaire – un jeu à l’allemande, aux mécanismes efficaces mais relativement abstraits.

Dans El Capitan, chaque joueur est donc un marchand du XVème siècle qui va naviguer de port en port, profitant de ses voyages pour ouvrir des comptoirs. Le but est d’être le plus riche à la fin de la partie, ce qui suppose des investissements judicieux dans les cités les plus prospères, ou celles que l’on pense appelées à se développer. El Capitan est donc tout à la fois un jeu de gestion et un jeu de majorité comme Wolfgang Kramer sait si bien les faire, chaque port apportant des revenus considérables aux joueurs qui y sont le mieux implantés. Bien sûr, il y a aussi des bonus pour ceux qui sont présents dans toutes les cités, ce qui permet de jouer des stratégies très variées, depuis la focalisation sur quelques grandes cités jusqu’au vaste réseau commercial couvrant la Méditerranée. Les déplacements maritimes, les investissements dans des entrepôts ou des forteresses, tout coûte cher dans ce jeu, et les florins peuvent venir à manquer, ce qui peut obliger à faire un tour chez les cupides banquiers lombards. Il faut donc, comme dans Age of Steam, gérer sa fortune avec beaucoup de soin, et surtout éviter de se laisser entraîner dans de coûteuses surenchères pour le contrôle de Marseille ou de Constantinople. Comme nous sommes dans un jeu allemand, on ne peut pas envoyer de gangs de gobelins mettre le feu aux comptoirs adverses, mais on peut dans certains cas leur faire fermer boutique, ce qui n’est déjà pas si mal. Bref, un jeu de gestion très serré, un jeu de majorité très subtil : les fans de Kramer ne seront pas déçus par ce jeu sans surprise, mais remarquablement conçu et édité.

Tout comme la version de luxe de Caylus, El Capitan a en effet été entièrement illustré par le talentueux Mike Doyle. Le style, très gothique, est impressionnant et sans conteste adapté au thème, mais les graphismes sombres et la maquette délibérément surchargée nuisent un peu à la lisibilité des cartes et du plateau de jeu.

I had never before heard of Tycoon, a game by Wolfgang Kramer and Horst-Rainer Rösner published a few years ago and of which El Capitan is supposed to be an improved version. The very fact that the game could so easily change setting, moving back in time from today’s big corporations to late Middle Ages merchants shows what El Capitan really is – a typical German school boardgame, with clever and efficient mechanism but a very thin theme.

In El Capitan, each player is supposed to be a XVth century merchant, sailing from city to city, opening shops and building warehouses. The goal is to be have the most money in the end, which means you must invest carefully, building only in the most flourishing cities or the ones which you think will develop in the future. El Capitan is both a management game and a majority game, Wolfgang Kramer’s specialty, since each city will grant income only for the players with the most warehouses in their harbor. Since there are also proliferation income for the merchants with warehouses in all cities, different strategies are possible, ranging from a strong focus on two or three rich cities to a large but thin network covering the whole Mediterranean sea. Everything is expensive in this game, warehouses, fortresses, movement cards, and players usually won’t have enough florins in their coffers, which means they’ll have to borrow from the Lombard bankers. Like in Age of Steam, you’ll have to manage your money very carefully, and to avoid costly competitions for the control of Marseille or Constantinople. Since El Capitan is a German game, you can’t hire a gang of orcs or goblins to burn down your opponents warehouses, but you can sometimes shut them down. All in all, what we have here is both a very tough management game and a highly subtle majority game. Wolfgang Kramer’s fans won’t be disappointed with this cleverly designed and gorgeously published game.

Like the plushy version of Caylus, El Capitan was illustrated by the skillful Mike Doyle. The gothic style is impressive and fits very well with the game’s setting, but the dark and sometimes overloaded graphics make it sometimes hard to visualize the situation and read the names on the cards and map.

  



Format: Grosse boite

Type: Jeu de majorité

Auteur(s): Wolfgang Kramer, Horst-Reiner Rösner

Éditeur: Z-Man Games, Ystari, QWG

Année de parution: 2007

Nombre de joueurs: 2-5

Durée d'une partie: 2 heures

Liste(s) contenant ce jeu: El Grande et ses successeurs, Jeux de comptables, Jeux monstres, Moyen-Âge et Renaissance

Intérêt du jeu

Graphisme et matériel

Complexité



Format: Big box

Genre: Majority game

Author(s): Wolfgang Kramer, Horst-Reiner Rösner

Publisher: Z-Man Games, Ystari, QWG

Released Year: 2007

# of players: 2-5

Playing time: 2 hours

List(s) with this game: El Grande and its followers, Games for accountants, Monster games, Middle Ages and Renaissance

The game itself

Graphics and components

Complexity level




Vous l'aimerez si vous aimez
You'll like it if you like



Wongar

Maharaja
Raja

Alexander the Great

Amun Re

Princes de Florence (Les)
Princes of Florence (The)


Giganten

Goa

Vegas Showdown

Hermagor

Caylus


Kogge

Raildroad Tycoon
Steam
Age of Steam



Fiche sur BoardgameGeek / BoardgameGeek Entry

Achetez
Buy
Funagain
Jocade
Reservoir Jeux
Infinity Games
El Capitan

 
Ce site est entièrement bilingue français / mauvais anglais
This site is fully bilingual french / broken english
Ce site a été développé par :
This site has been developed by :
Steve Vallée
.