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Mon jeu de l'année
My game of the year



Stefan Feld
Année du Dragon (L')
Year of the Dragon



Avec l’Année du Dragon, Stefan Feld prouve, ce dont on pouvait douter un peu ces derniers temps, que le jeu allemand peut se renouveler sans se rapprocher pour autant des jeux un peu baroques et au thème plus fouillé de l’école américaine. En effet, nous avons affaire ici à un bon jeu de société à l’allemande, dont les mécanismes originaux, bien carrés et soigneusement équilibrés, créent une tension permanente, et ce sans fioritures inutiles – le genre de choses que Reiner Knizia faisait il y a une dizaine d’années, mais dont nous avions un peu perdu l’habitude.

Stratégique et tendu, L’Année du Dragon est, comme la plupart des grosses boites de chez Alea, un jeu pour joueurs, qui pourra sembler un peu froid, un peu technique, aux joueurs occasionnels. Les inconditionnels de ces mécaniques d’horloger que sont Les Princes de Florence, Puerto Rico, Caylus ou Amun Re y découvriront en revanche quelque chose de nouveau, relativement simple et court mais néanmoins calculatoire et exigeant, et dont les parties sont suffisamment différentes pour soutenir longtemps leur intérêt.

S’il est un mot qui résume une partie de l’Année du Dragon, c’est celui de tension. Les joueurs doivent rivaliser pour gagner les faveurs de l’empereur à travers un système de gestion de ressources et de recrutement de personnages, ce qui n’est pas vraiment nouveau, mais ils doivent faire cela dans un contexte particulièrement hostile, toujours à cours d’argent pour payer le tribut à l’empereur, de troupes pour repousser les assauts des mongols, de riz pour nourrir ses courtisans affamés, de palais pour les abriter et même de poudre pour les feux d’artifice. Le jeu, en effet, s’acharne contre les joueurs, à travers des événements tels qu’attaque des mongols, épidémie, sécheresse, impôts… L’ordre des ces événements est connu, ce qui permet de construire de savantes stratégies sur l’ensemble du jeu, mais différent à chaque partie, ce qui empêche de déterminer une fois pour toute une stratégie optimale. Un peu comme un jeu de coopération où l’on jouerait chacun pour soi, en faisant à l’occasion un croc en jambe à ses rivaux.

With In the Year of the Dragon, Stefan Feld proves that the German game scene can find new blood and new ideas without necessarily borrowing from the more baroque and thematic American style games. What we have here, indeed, is a great classical German game. its original mechanisms, well tested, well balanced, well interwoven, don’t require extra chrome to create a permanent tension, a permanent challenge for the players. That’s what Reiner Knizia used to do ten years ago, but it had become more rare nowadays.

Deeply strategic and extremely tense, In the Year of the Dragon is, like most Alea big box games, a gamers game and will probably feel a bit dry, cold and technical with casual gamers. On the other hand, those who like precision clockwork systems such as Princes of Florence, Puerto Rico, Caylus or Amun Re will find here something new, relatively light and short but nevertheless sophisticated and challenging, and with enough variety in the games to hold their interest for some time.

One word can summarize a game of In the Year of the Dragon – tense. Players vie to gain the favor of the emperor through a resource management and character recruiting system – nothing original so far – but they do this in an extremely hostile environment, always lacking money to pay the imperial tribute, troops to fight the Mongol invaders, rice to feed the courtiers, palaces to accommodate them and even powder for the fireworks. The game plays hard against the players, using events such as Mongol invasion, drought, epidemics, taxes… The order in which these events will take place is known at the beginning of the game, and it’s therefore possible to develop sophisticated strategies from the very first turn. It is also different in every game, so there’s no winning strategy you can apply in every game. It feels a bit like a cooperation game with no cooperation at all, and eventually some nasty tricks.




Format: Grosse boite

Type: Jeu de gestion

Auteur(s): Stefan Feld

Éditeur: Alea, Rio Grande, Filosofia

Année de parution: 2007

Nombre de joueurs: 3 - 5

Durée d'une partie: 90 minutes

Liste(s) contenant ce jeu: Orient lointain, Jeux de comptables, Jeux de développement, Pouvoirs et personnages

Intérêt du jeu

Graphisme et matériel

Complexité



Format: Big box

Genre: Management game

Author(s): Stefan Feld

Publisher: Alea, Rio Grande, Filosofia

Released Year: 2007

# of players: 3 - 5

Playing time: 90 minutes

List(s) with this game: Far East, Games for accountants, Development games, Powers and characters

The game itself

Graphics and components

Complexity level




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