
| A première vue, Battue semble l’un de ces jeux des années quatre-vingts, des jeux de guerre vaguement inspirés du Risk, avec un thème un peu baroque, ici des hordes mongoles à l’assaut d’une cité romaine, et des mécanismes faisant la part belle aux lancers de dés et aux cartes événements. Bref, un style un peu vieillot et très américain, mais qui ne risque pas de dérouter l’auteur de La Vallée des Mammouths.
Pourtant, l’auteur de Battue a su renouveler le genre. Les joueurs qui attaquent la cité à la tête de leurs hordes de chevaliers n’en connaissent pas le plan, et découvrent donc les quartiers, les trésors, les richesses, mais aussi les points de résistance, au fur et à mesure de leur avancée. Concrètement, lorsqu’une horde pénètre pour la première fois dans un quartier, on retourne la tuile du quartier et on voit ce qui s’y trouve en termes de légions romaines, de cartes butin, de gamins du quartier prêts à rejoindre la horde, et d’événements imprévus. Beaucoup d’inattendu, donc, et une longue phase de découverte de la cité et de lutte contre l’ennemi romain avant que les hordes n’en viennent aux affrontements fratricides. Si l’on reste clairement dans le jeu de baston, à grands coups de dés et de cartes bonus, les joueurs ne se mettent pas sur la gueule dès le début de la partie.
Surtout, le jeu est amusant et étonnamment rapide, une heure environ pour une partie complète à quatre joueurs. Cela est d’autant plus remarquable que cette heure suffit à conter une véritable histoire, où la tension ne cesse de monter, avec l’attaque des murs de la cité, puis le pillage systématique, puis la bagarre, rapide et violente, entre les hordes rivales.
Battue est sans doute, avec Nexus Ops, le meilleur des Risk like modernes et rapides. Si les pions sont très jolis, le graphisme du matériel est en revanche assez médiocre, et la boite carrément laide – mais on ne la regarde guère pendant la partie. J’ai été plus choqué que, dans un jeu destiné visiblement à un public d’adolescents d’âge scolaire, l’éditeur ne se soit pas soucié des déclinaisons latines dans l’intitulé des quartiers – mais sans doute l’univers un peu fantastique de ce jeu est-il le même que celui d’ « Arena Maximus ».
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Though published in 2007, Battue looks like one of these war games from the eighties, more or less inspired by Risk, with a baroque theme – here Mongol hordes plundering a Roman city - and with battle rules making a heavy use of dice and bonus cards. All in all, something very American and quite old fashioned – but also something familiar to the author of Valley of the Mammoths.
Battue’s author, Jim Long, knows the genre quite well and managed to make something fresh out of it. The players attacking the city with their hordes of fierce horsemen don’t know the town map, and discover the districts, the treasures, the taverns but also the barracks and other strong resistance spots while moving in. This means that every time a horde enters a new district, the district tile is turned face up and you can see what it means in terms of roman legions, loots cards, wild events and local youth eager to join the fun. This means some surprise, and a first phase of the game where players mostly discover and conquer the city, before they start attacking each other in a second and shorter phase. All fights, however, are of the good old “roll die and add bonus cards” style, but in a simple and fast way.
The game is great fun and, surprisingly, not longer than stated on the box – about one hour with four players. And one hour is enough for a whole story arc, with increasing tension starting with the first hits on the city walls, then the discovery, then the looting, then the fast and bloody fratricidal fight.
Battue is probably the best fast paced modern Risk-like game – or may be it’s Nexus Ops. The plastic figures look really nice, and it’s a shame the other components don’t have the same graphic style. The box is even really ugly, but it doesn’t really matter, no one looks at it during the game. Given that this game is probably aimed at teenagers of school age, I’m more shocked by the faulty Latin used in naming some of the city tiles. Well, this game has probably the same fantasy setting as "Arena Maximus".
|  La photo "officielle" de Battue fournie par l'éditeur est particulièrement laide, et j'ai donc chipé sur le boardgamegeek cette photo prise lors d'un salon italien, qui rend mieux justice à l'impressionant matériel de jeu. The "official" picture of the Battue components made by the publisher is reallu ugly. That's why I've stolen this picture from the italian Lucca games fair on the boardgamegeek. It gives a much better idea of the game's components.
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