| Je connaissais Chang Cheng avant même d’y jouer. Un prototype est en effet resté assez longtemps en test chez Days of Wonder, et j’ai eu l’occasion d’entendre plusieurs compte rendu de parties et pas mal de commentaires, généralement élogieux. J’étais donc très curieux de voir le jeu publié, même si ce n’était finalement pas par mes amis de Days of Wonder, et bien sûr d’y jouer. Le jeu ressemblant parfaitement à la description que j’en avais eu, je n’ai pas été surpris, et je n’ai donc pas été déçu.
Chang Cheng est un jeu de majorité dans lesquels les joueurs sont des dignitaires chinois participant à la construction de la grande muraille. Les portions de muraille à leur couleur bâties par les joueurs, ainsi que les cartes action qu’ils posent faces cachées, détermineront les majorités dans les provinces chinoises et, en fin de partie, dans les provinces mongoles. .
Les jeu de majorité sont devenus si nombreux qu’il devient difficile aux joueurs de faire leur choix, et difficile aux jeux de se faire remarquer. Chang Cheng dispose pourtant de quelques atouts qui devraient lui permettre de sortir du lot. L’originalité du jeu est d’abord dans le système de « double-majorité », chaque portion de la grande muraille côtoyant tout à la fois une province chinoise – qui fait gagner des points à celui qui a le plus contribué à l’érection de la muraille – et une province mongole, qui en fin de partie fera perdre des points. Les cartes action jouées faces cachées dans les provinces chinoises ajoutent aussi un peu de bluff et contribuent beaucoup à la dynamique du jeu. .
Chang Cheng est donc un jeu de majorité assez original, assez dynamique, aux mécanismes riches mais néanmoins très simples à expliquer. Une partie durant généralement moins d’une heure, on peut en faire plusieurs d’affilée – et profiter alors de l’astucieux « générateur automatique de variantes » consistant à piocher au hasard une ou deux tuiles amenant de petites modifications aux règles, ce qui renouvelle grandement le jeu.
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I knewChang Cheng before I played it. A prototype had been in test at Days of Wonder for a few months, and I had heard a few games report, and some comments, mostly highly positive. That’s why I was eager to see the published game, even when it was finally not by my friends of Days of Wonder. Since the game exactly fits the descriptions I had heard, I was not surprised, and I was not disappointed. .
Chang Cheng is a majority game in which players are Chinese barons and take part in the building of the Great Wall. The majorities in the Chinese provinces depend on the wall blocks in their color placed by the players on the Chinese border, and on the action cards played face down in the Chinese provinces. At the end of the game, there’s also a negative scoring for the Mongol provinces. .
There are now so many majority games published every year that it becomes difficult for gamers to make a choice, and that many games, sometimes good ones, fly under radar. Chang Cheng has a few interesting twists that may help it be noticed. Its main originality is this “double majority” system, where the same walls count for positive majority scoring in the Chinese provinces, and negative majority scoring in the Mongol provinces. The face down action cards also add some bluffing and make the game more fun than many other of its kind. .
Chang Cheng is a slightly original and rather dynamic majority game. Its rules are rich and very tactical, but also simple to explain. It’s also much shorter than most majority games, a game usually knocking in less than one hour. Playing two or three games in a row is made even more tempting by the clever “automatic variants generator” included – you just draw one or two rules change tiles and use them for the game.
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