| Quand on m’a proposé de tester le jeu de cartes des Aventuriers du Rail, j’ai bien sûr accepté, étant un inconditionnel du jeu de plateau. Je n’en étais pas moins assez sceptique, voire inquiet. Je craignais un peu soit une version édulcorée du jeu de plateau, un jeu de combinaisons qui n’aurait été qu’une énième variante du Rami, soit une adaptation de Reibach and Co, le meilleur jeu de cartes d’Alan Moon, qui semblait fait pour ce thème mais n’aurait pas été vraiment nouveau.
J’ai donc été très agréablement surpris par un jeu dont les mécanismes, s’ils abondent en clins d’œil à son grand frère, n’en sont pas moins très différents. Le jeu en trois étapes des cartes wagon, que l’on pioche d’abord pour les mettre dans sa main, puis que l’on pose dans sa gare, et que l’on met enfin en circulation depuis la gare, oblige à un raisonnement logistique plus sophistiqué que dans le jeu de plateau, et ce d’autant plus qu’il est possible d’ « attaquer » les wagons ennemis qui attendent en gare. La gestion de ses trains en circulation, mis dans une pile face cachée que le joueur ne peut plus consulter (à la "Mamma Mia!") fait aussi du jeu de cartes des Aventuriers du rail un redoutable jeu de mémoire. La prise de risque est également omniprésente, non seulement dans le choix de piocher de nouveaux tickets, mais également dans le choix de prendre ou non le temps d’ajouter à ses trains en circulation les wagons dont on ne sait plus très bien s’ils y sont déjà.
Tactique, logistique, mémoire, prise de risque – cela fait donc beaucoup de choses à prendre en compte dans un petit jeu de cartes étonnamment riche et qui, malgré tout, reste relativement bref, léger et familial.
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I’ve always been an enthusiast of all the Ticket to Ride games, so when I was asked to playtest the Ticket to Ride card game, I jumped on the occasion, but I was wary. I was afraid it could be either a lighter version of the boardgame, which could have meant a bland rummy-like card game, either a variation on my favorite Alan Moon’s card game, Reibach and Co, which could obviously fit perfectly with the theme but would not have been something really new.
I was therefore happily surprised to discover a really original card game, with clever references to the boardgame but also completely different game systems. The three steps process in playing train cards, from the display to the player’s hand, from the player’s hand to the railyard, and from the railyard to the tracks, generates complex logistical problems, especially since trains on the railyard can be “attacked” by opponents. The management of trains on the track also makes for a tricky memory game, since, like in Mamma Mia, you cannot look at the trains you’ve sent on the tracks once they are in your face down pile. There’s also a strong risk taking element, not only with drawing extra ticket cards, like in the board game, but also with adding or not to your on the track pile trains of which you don’t remember quite well if they are still needed or not.
Hand management, memory, risk taking – there are many and very different challenging elements in this game, and the best thing is probably that, despite this, it still feels light, fast paced and family fare.
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