Christian Tiggemann Chevaliers de la Tour (Les) Castle Knights Burg-Ritter
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| Les jeux de coopération pour enfants publiés par Haba, le plus connu et le plus vendu étant sans doute Le Verger, ne m’avaient jusqu’à ce jour pas enthousiasmé. Les décisions à prendre y étaient rares, et la véritable coopération, nécessitant d’agir réellement de concert, de manière complémentaire et non simplement l’un après l’autre, finalement absente.
Les Chevaliers de la Tour est donc le premier véritable jeu de coopération de cette gamme, en tout cas le premier auquel j’ai eu la chance de jouer. C’est également un jeu d’adresse, et la combinaison des deux est assez originale.
Nous passerons rapidement sur le thème, qui n’explique pas vraiment pourquoi il est nécessaire de bâtir la tour afin de libérer la princesse qui y est enfermée. C’es le déroulement du chantier qui est intéressant. Pour bâtir le château conformément au plan indiqué sur la carte qu’ils ont piochée, et avant l’épuisement du sablier, les joueurs disposent de grosses pièces de bois et d’un étrange artefact, une sorte de rue composée d’un élastique circulaire auquel sont attachés quatre ficelles. Chacun des joueurs, l’idéal étant bien sûr qu’ils soient quatre, prend une extrémité de la ficelle et, de concert, les bâtisseurs vont devoir attraper les cubes et les empiler un à un sur le plateau de jeu. Une véritable coordination est donc nécessaire, et il suffit que l’un des joueurs tire un peu trop fort, ou pas assez fort, pour provoquer l’effondrement de l’ensemble.
Très original, très amusant pour les plus jeunes, pour les plus grands et même pour les spectateurs, Les Chevaliers de la Tour est l’un des meilleurs jeux pour enfants publiés ces dernières années, et également l’un des meilleurs jeux de coopération.
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Haba has already published a few children cooperative games, the best-known and best seller being The Orchard. I’m not very fond of them, since there’s usually little decision to make, and therefore no real cooperation between players who play sequentially but not complementarily. That’s why I consider Castle Knights is the first real collaborative game in this line – or at least the first one I have played. It’s also a dexterity game, and the dexterity / collaboration mix is something original.
The storyline doesn’t really explain why it’s first necessary to build the tower before freeing the princess held in the highest room, but the fun of the game is in the building. Players have to build the tower as stated on the card they drew, using big wooden bricks in different shapes and a strange elastic device, like a rubber band held by four small ropes. Each player holds the end of a rope, which means the game is best with four, and together they must seize the blocks, one after the other, and pile them on the tower space on the board. A perfect coordination between the fours players is required. If one pulls too hard, or not enough, the block can fall and sometimes destroy all that has been built so far.
Castle Knights is a fun game – fun for kids, fun for adults, and even fun for spectators. It’s one of the best children games published these last years, and a very original cooperative game.
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