Corey Konieczka Battlestar Galactica
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| Batlestar Galactica, conçu par l’un des auteurs maison de Fantasy Flight Games, Corey Konieczka, est un gros jeu de coopération, dans l’esprit du Seigneur des Anneaux de Reiner Knizia ou, plus encore, des Chevaliers de la Table Ronde de mes amis Serge Laget et Bruno Cathala. L’action de Batlestar Galactica se situe, elle aussi, dans un monde imaginaire développé et cohérent. À la différence cependant des Terres du Milieu ou de la légende arthurienne, l’univers de Battlestar Galactica, une série télévisée de science fiction américaine, m’était totalement inconnu. Le jeu semblant intéressant, j’ai pris la peine d’aller lire quelques synopsis et de regarder un épisode, un peu au hasard, sans que cela me donne vraiment envie d’aller plus loin. Je me suis laissé dire depuis qu’il fallait voir une cinquantaine d’épisodes pour commencer à entrevoir la richesse et la subtilité de l’univers.
Qu’importe. Un soir, peu après avoir reçu le jeu, j’ai eu la chance d’avoir dans mon appartement parisien deux amis joueurs et connaisseurs de la série, désireux d’essayer le jeu et prêts à faire l’effort de nous expliquer auparavant qui nous sommes, ce que nous faisons dans ce vaisseau spatial, ce que ce vaisseau spatial fait dans l’espace, et toutes ces sortes de choses. Pour résumer, si j’ai bien compris, nous sommes quelques uns des membres de la dernière colonie humaine tentant désespérément, pour une raison que j’ai oublié, de retrouver notre planète d’origine, poursuivis par des espèces de robots révoltés contre leurs créateurs, les cylons. Ces satanés cylons ayant la capacité de prendre forme humaine, il est d’ailleurs à craindre qu’un ou deux d’entre nous travaillent pour l’ennemi. Vous reconnaissez bien sûr ici le système du félon emprunté aux Chevaliers de la Table Ronde, même s’il fonctionne un peu différemment dans Galactica, où un joueur peut parfois apprendre en cours de partie qu’il est en fait un cylon auquel une fausse mémoire humaine avait été implantée.
Battlestar Galactica est un jeu à l’américaine, long et complexe. Il prend toute sa dimension à six joueurs, et une partie peut durer quatre ou cinq heures. Les principes généraux du jeu sont simples, les règles claires, les mécanismes astucieux et souvent innovants. La complexité et la difficulté du jeu viennent de ce que les actions à la disposition d’un joueur lorsque vient son tour sont extrêmement nombreuses – il peut se rendre dans une salle du vaisseau pour effectuer l’action spécifique à cette salle, il peut effectuer l’une des actions spécifiques à son personnage, il peut jouer une carte et effectuer l’action spécifique à cette carte, il peut parfois quitter le vaisseau mère à bord d’un chasseur pour affronter les éclaireurs cylons. Le tour d’un joueur se termine toujours en outre par le tirage d’une carte crise qui, là encore, entraîne généralement un certain nombre de choix pour le joueur actif, pour le président ou pour l’amiral. Les crises internes à la colonie sont résolues à l’aide cartes jouées secrètement par les différents joueurs, puis mélangées avant d’être révélées, ce qui permet aux cylons cachés d’intervenir avec une certaine discrétion. Les crises militaires, sous forme d’attaques de chasseurs cylons et parfois de tentatives d’abordage sont résolues comme au bon vieux temps d’Avallon Hill, à grands coups de dés. Ajoutez à cela que président et amiral peuvent être destitués, et que les suspects peuvent être envoyés en prison. Un cylon peut parfois se révéler et quitter le vaisseau, ce qui lui interdit d’agir à couvert mais lui donne accès encore à d’autres actions sur la lointaine planète cylon.
La comparaison avec Les Chevaliers de la Table Ronde, l’autre grand jeu de cooperation “à felon” est inévitable. Battlestar Galactica n’est sans doute qu’un peu plus long, un peu plus sophistiqué, un peu plus complexe, mais le fait que son univers ne soit généralement pas d’entrée familier à tous les joueurs rend le jeu moins fluide, les choix moins évidents, la dimension théâtrale moins présente, sauf bien sûr à ne jouer qu’avec des connaisseurs de la série télé. Si vous êtes d’entre eux, précipitez-vous sur Battlestar Galactica. Sinon, préférez Les Chevaliers de la Table Ronde.
Décembre 2008
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Batlestar Galactica, is designed by Corey Konieczka, one of the talented in-house game designers at Fantasy Flight Games. It’s a heavy cooperative boardgame in the line of Reiner Knizia’s Lord of the Rings or in Serge Laget and Bruno Cathala’s Shadows over Camelot. Like in the two latter games, the action takes place in a complex and consistent fictional world. Unlike Tolkien’s Middle Earth or the Arthurian legends, however, the world of Battlestar Galactica is not common culture, and I didn’t know anything about this US sci-fi TV series when I first heard of the boardgame. Since the game looked interesting, I took sometime to read a synopsis of the series and to view one random episode. I wasn’t really thrilled, but I’ve been told since that you need to view at least a whole season to get into the richness and subtlety of the Galactica universe.
Anyway, a few days after I had received the game, I was lucky enough to have in my Parisian flat a group of gamers including two people who knew the series and were willing to explain us, before we play, who we are, what we’re doing in this spaceship, what this spaceship is doing there, and who are those other spaceships firing at us from deep space. So it seems we are prominent characters in the very last human colony trying, for some reason, to find its cradle planet, earth, while escaping the pursuit by renegade robots, the Cylons. Since the satanic cylons can even assume human shape, some of us are likely to be infiltrated foes. Of course, this reminds of the traitor system from Shadows over Camelot, though it works in a slightly different way. One or two players can even learn during the game that they are hidden cylons living so far with a false implanted human memory.
Battlestar Galactica is an American style game, long and complex. It’s best with a full complement of six players, and can last four or five hours. The basic game systems are simple, the rules are clear and well written, the game mechanics are clever and often innovative. On the other hand, it can feel heavy and complex, mostly because players’ choices are really hard. On his turn, a player must choose one action among many – one can move to one of the spaceship rooms and make the corresponding action, one can make one of the specific action of his character, one can play an action card and make the corresponding action, some characters can even sometimes leave the ship on a viper to attack cylon fighters or spaceships. At the end of his turn, a player also draws a crisis card, which often makes for another difficult choice for the active player, or sometimes for the president or the admiral. Political crisis are solved with cards secretly played by all players, then shuffled and revealed, so that hidden cylons can act with some discretion. Military crisis are solved in the old Avalon Hill way, with lots of die rolls. Of course, president and admiral can be impeached, and characters suspected of being cylons can be sent to jail. Cylon players can even reveal themselves and leave the ship, which means they can no more act discreetly in the ship’s crew, but they get new opportunities for other actions from the far away cylon world.
The comparison between Battlestar Galactica and Shadows over Camelot, the other big “cooperative game with a hidden traitor” cannot be avoided. Battlestar Galactica is only slightly longer, slightly more involved, slightly more complex. On he other hand, the game universe will likely be less familiar with most gamers, which can make the game less fluent, the choices less obvious, and the role-playing part weaker – unless, of course, you and your fellow gamers are all fans of the TV series. If you are, Battlestar Galactica is the game for you. If not, go for Shadows over Camelot.
December 2008
|  Battlestar Galactica aux rencontres ludopathiques. Battlestar Galactica at the 2009 ludopathic gathering.
Format: Grosse boite
Type: Jeu de coopération
Auteur(s): Corey Konieczka
Éditeur: Fantasy Flight
Année de parution: 2008
Nombre de joueurs: 3 - 6
Durée d'une partie: 3-4 heures
Liste(s) contenant ce jeu: Thème fort, Six joueurs et plus, Jeux par équipe, Jeux monstres, Jeux de coopération, Aliens et vaisseaux spatiaux
Intérêt du jeu
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Graphisme et matériel
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Complexité
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Format: Big box
Genre: Cooperative game
Author(s): Corey Konieczka
Publisher: Fantasy Flight
Released Year: 2008
# of players: 3 - 6
Playing time: 3-4 hours
List(s) with this game: Games true to their theme, Six players and more, Team games, Monster games, Cooperative games, Spaceships and Aliens
The game itself
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Graphics and components
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Complexity level
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