
Si le jeu a toujours été très présent dans la culture chinoise, les jeux de société « en boite » tels que je les pratique sont longtemps restés une spécificité occidentale. C’est en train de changer, et les auteurs ou éditeurs brésiliens, japonais ou chinois sont de plus en plus nombreux. C’est ainsi que j’ai récemment reçu quelques jeux d’un éditeur taiwanais, Two Plus Games, heureusement accompagnés de règles en anglais.
Rabbit Hunt a donc peu de chances d’être disponible pour l’instant dans votre boutique préférée, et si vous voulez vous le procurer, il faudra le commander à Taiwan (en écrivant à asiangames@hotmail.com). Comme le jeu n’est ni trop cher, ni trop lourd, cela reste abordable. Et, qui sait, il trouvera peut-être un distributeur par chez nous.
Dans Rabbit Hunt, chaque joueur est un fermier qui cherche à subtiliser les lapins de ses adversaires tout en cachant les siens du mieux possible. Concrètement, la surface de jeu se constitue peu à peu, faite de cartes posées faces cachées par les joueurs. Les joueurs déplacent leur fermier sur ce damier de cartes qui s’étend sans cesse. Lorsqu’un fermier termine son déplacement sur une carte face cachée, il la révèle et la capture, si c’est un lapin adverse, ou en applique l’effet, si c’est une autre carte. Certaines cartes permettent ainsi de se déplacer à nouveau, de recevoir des cartes, ou des carottes (que l’on dépense, curieusement, pour déplacer son fermier), de regarder les cartes des adversaires pour voir si leurs lapins ont déjà été posés. Quelques cartes négatives obligent à interrompre son tour ou à révéler son jeu.
Les premiers tours peuvent sembler un peu automatiques et sans grand intérêt, je joue une bonne carte et je vais dessus, mais lorsque le champ s’agrandit, que les cartes cachées se font plus nombreuses, que les fermiers s’éloignent un peu – mais pas trop – dans des directions différentes, on y trouve bien des subtilités.
Si Rabbit Hunt est un jeu relativement simple, il y a en effet beaucoup de choses dedans – un peu de tactique dans les déplacements et le placement des cartes, un peu de chance quand on ne sait plus bien qui a joué quelle carte, un peu de bluff quand on doit jouer ses lapins, et pas mal de mémoire. Bref, un excellent jeu familial qui, par son système de tuiles faces cachées, rappelle un peu le très amusant Crôa..
Avril 2009
|
Games have always been important in Chinese culture, but boxed boardgames of the kind I design and review on this site have been so far, mostly, a western thing. It’s changing, and there are more and more Brasilian, Japanese or Chinese game designers or publishers. I just received a parcel from a Taiwanese publisher, Two Plus Games, with several new games, happily with English rules.
Rabbit Hunt was one of them and it’s unlikely to be available in your usual game shop. If you want to get it, you’ll have to order it from Taiwan (email to asiangames@hotmail.com), but since it’s cheap and light, it’s also affordable.
Each player in Rabbit Hunt is a farmer trying to steal his opponent’s rabbits while hiding his from his rivals. The gaming area is built as the game progresses, from field cards played face down by the players. Players move their farmers on this ever-growing cards grid. When a farmer lands on a face down card, it is turned face up. If it’s an opponent’s rabbit, it is captured. If it’s any other card, its effect is applied. Some good cards allow you to make an extra move, to draw cards, to get carrots (used to move… farmers), to look at your opponents’ cards and see if their rabbits have been played, and so on. There are also some negative cards, which make you end your turn or reveal your cards.
The first rounds of Rabbit Hunt can feel bland and obvious – just play a nice card and move your farmer on it. When the game progresses, the field gets larger, farmer start to move away from one another, and it becomes subtler.
Rabbit Hunt is a light game, with simple rules, but there’s more in it than meets the eye. There’s some tactic in moving one’s farmer and playing field cards, there’s some luck when one doesn’t remember who played what cards, there’s some bluff in playing rabbits, and there’s some memory. All this makes for a nice family game, with a hidden tiles board a bit reminiscing of Crôa..
April 2009
|
|
|