Heinz-Georg Thiemann Planet Steam
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| La boite est volumineuse, empruntant le format utilisé par Fantasy Flight pour Starcraft, Descent ou Twilight Imperium, et bien remplie, avec un large plateau de jeu, de nombreuses cartes et d’innombrables pièces de bois ou de plastique représentant les puits d’exploitation et leurs différents accessoires, ainsi que les ressources produites sur la riche et inhospitalière Planet Steam, eau, quartz, énergie et minerai. Tout cela se combine fort bien avec les dessins de Czarné, tout en gris, brun et roux, pour donner une ambiance graphique cyberpunk assez oppressante. Bref, un matériel superbe qui justifie largement le prix relativement élevé de la boite de Planet Steam.
Reste que l’on n’achète pas un jeu pour l’exposer et le montrer mais pour y jouer. Fort heureusement, le jeu lui-même est largement à la hauteur du matériel – mais là aussi, c’est du lourd. Derrière le thème cyberpunk cohérent et efficace mais finalement assez superficiel, on découvre très vite un très gros jeu de gestion et d’optimisation, un peu dans l’esprit de Funkenschlag. Chaque joueur est à la tête d’une compagnie qui exploite les ressources naturelles de la planète fumante. Il faut acheter des concessions minières, installer des puits et le matériel nécessaire pour extraire eau, quartz, énergie et minerai, équiper des vaisseaux pour transporter tout cela, acheter les faveurs de l’administration locale, et surtout ne jamais perdre de vue les cours des différentes ressources à la bourse locale. Le but est, bien sûr, d’être le plus riche à l’issue de la partie.
Si les règles de Planet Steam sont finalement relativement simples et logiques, le jeu n’en reste pas moins très calculatoire. Les choix d’investissement, de production, de recrutement de personnages, d’achat et de vente ne sont jamais faciles et autorisent des stratégies très différentes, axées plus sur la production ou sur la spéculation, plus sur la complémentarité ou la spécialisation. Le mécanisme de marché et d’ajustement incessant des prix crée une forte interaction entre les joueurs – la règle précise même que l’on a parfaitement le droit d’acheter une ressource que l’on est d’ans l’incapacité de stocker, juste pour faire monter les prix.
Planet Steam est un gros jeu de gestion et d’optimisation mais ce n’est pas un jeu où l’on joue chacun dans son coin. En cela, il fait beaucoup penser à Funkenschlag, ou même à Age of Steam. Si vous êtes à l’aise avec ces deux là, vous devriez bien vous adapter au climat et à la concurrence impitoyables qui règnent sur la planète fumante.
Juin 2009
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The Planet Steam box is big, of the size used by Fantasy Flight for Starcraft, Descent and Twilight Imperium. It is all full, with a large board, many cards and lots of wooden and plastic pieces for production tanks and their various upgrades, as well as the different natural resources to be extracted from the rich soil of the inhospitable Planet Steam, namely water, quartz, energy and ore. Czarné’s fabulous illustrations, in grey, brown and red, give it a heavy and oppressive cyberpunk feel. It’s really expensive, but the gorgeous components are worth the price.
Anyway, one doesn’t buy a game to show it but to play it, and the nicest bits cannot save a bad game. Luckily, Planet Steam’s gameplay is as rich and deep as its graphics. However, like the box, the game is rather big and heavy.
The cyberpunk setting is consistent and well rendered, but superficial. Under it lies an efficient economic engine powering a big game of market management and optimization, which feels a bit like Funkenschlag. Each player leads a company who exploits the natural resources of the hot and steaming planet. One must by mining concessions, install production tanks and upgrade them to extract water, energy, quartz or ore, build spaceships to carry all that stuff and hire some of the corrupted local politicians. As if this was not enough, one must always consider the highly versatile local commodity market. Of course, the goal is to be the richest player at the end of the game.
Planet Steam’s rules are more simple and logical than they seem at first, but there’s nevertheless lots of math to do and lots of points to consider. Investment, production, recruitment, buy and sell decisions are never simple, which makes for various strategies. You can focus on production or speculation, you can focus on one resource or on complementary ones. The frequent price adjustments at the commodity market creates a strong interaction between players – it’s even specified in the rules that you can buy a resource you’re unable to use or stock just to push its prices up.
Planet Steam is a brain burning, interactive and unforgiving management game, like Funkenschlag or Age of Steam. If you feel at ease with these, you’ll probably have no problem moving to the rough climate and competition of this hot and steaming planet.
June 2009
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Format: Très grosse boite
Type: Jeu de gestion
Auteur(s): Heinz-Georg Thiemann
Éditeur: Ludo Art, Heidelberger Spieleverlag
Année de parution: 2008
Nombre de joueurs: 2 - 5 (optimum 4)
Durée d'une partie: 2 - 3 heures
Liste(s) contenant ce jeu: Aliens et vaisseaux spatiaux, Au fond de la mine, Enchères, Jeux de comptables, Jeux de développement, Jeux monstres, Les incontournables, Les plus beaux jeux, Négociants et marchands, Pouvoirs et personnages, Trois joueurs
Intérêt du jeu
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Graphisme et matériel
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Complexité
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Format: Very big box
Genre: Heavy management game
Author(s): Heinz-Georg Thiemann
Publisher: Ludo Art, Heidelberger Spieleverlag
Released Year: 2008
# of players: 2 - 5 (optimum 4)
Playing time: 2 - 3 hours
List(s) with this game: Spaceships and Aliens, In the mine, Auctions, Games for accountants, Development games, Monster games, The very best, Pieces of Art, Traders and merchants, Powers and characters, Three players
The game itself
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Graphics and components
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Complexity level
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