
| J’ai fait il y a quelques jours, sur un prototype déjà presque finalisé puisqu’il n’y manquait que quelques illustrations, mes premières parties de Gosu. J’ai été impressionné par l’originalité, la variété, la profondeur, le dynamisme de ce jeu de cartes imaginé par Kim Sato, un adolescent mi-coréen, mi-japonais ans, grand joueur de Magic the Gathering et jeune prodige de la création ludique.
Présenté pour 2 à 4 joueurs Gosu est surtout, de toute évidence, un jeu pour deux joueurs. Il m’a rappelé Magic et, plus encore peut-être, un jeu à collectionner vite oublié mais que j’avais aussi beaucoup aimé, Wyvern. Gosu, avec sa grosse centaine de cartes, n’est pas un jeu à collectionner mais la variété des cartes et les multiples combinaisons qu’elles permettent créent des sensations très similaires.
Une partie de Gosu conte le féroce affrontement de tribus de gobelins, car chacun sait que le gobelin est un gobelin pour le gobelin. Les cartes représentent donc des gobs de toutes sortes. Clin d’œil appuyé à Magic, les gobelins se répartissent dans cinq tribus représentées par les couleurs noir, rouge, vert, blanc et bleu. L’esprit de ces tribus est très proche de celui des cartes Magic correspondantes – les gobelins noirs tuent et emprisonnent, les verts grouillent et se reproduisent, les blancs méditent cherchent, les rouges pillent et brûlent, les bleus sont tout en contre, en embrouilles et en effets bizarres. La ressemblance avec Magic s’arrête cependant là, les mécanismes de Gosu étant très originaux.
Chaque joueur à son tour peut effectuer une action, qui sera le plus souvent la pose d’une carte gobelin dans son armée, plus rarement l’utilisation d’un ou deux jetons d’activation. Une armée de gobelin se construit lentement, avec d’abord de modestes troupiers de niveau 1, puis des officiers de niveau 2, et enfin de gros costauds de niveau 3. Le système encourage à constituer des armées relativement homogènes, généralement d’une ou deux couleurs, mais il peut arriver que l’on soit amené à se diversifier un peu. Certains gobelins ont un effet lorsqu’ils sont posés, permettant de piocher d’autres cartes, de neutraliser ou éliminer des cartes adverses, etc… D’autres, souvent les plus costauds, ont un effet lorsqu’ils sont activés, ou lorsqu’ils sont tués, ou à divers moments du jeu. La taille d’une armée est limitée, mais à défaut d’ajouter des gobelins, on peut parfois faire muter ceux dont on dispose déjà, les transformant en d’autres gobelins généralement plus gros et plus méchants.
Très dynamique, très varié, Gosu est un jeu de cartes tactique et calculatoire, tout en combinaisons, et néanmoins d’un abord très facile. Il suffit d’un ou deux tours pour en comprendre les grands principes, et tout le reste n’est qu’adaptation aux cartes piochées. La grande variété des cartes de la pioche commune, et le petit nombre de cartes que l’on a généralement en main, amènent un grand renouvellement des parties et empêchent que le jeu devienne trop technique et trop prévisible.
Le thème des combats de gobelins est original, et traité avec humour. Les illustrations que j’ai pu voir sont absolument magnifiques. Le jeu lui-même est à la fois d’un abord facile et d’une grande richesse tactique. Bref, Gosu est l’un des meilleurs jeux de cartes auxquels j’ai joué depuis bien longtemps, et je lui prédis sans trop prendre de risques un immense succès.
Mai 2010
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I played yesterday, on an almost finalized prototype, lacking only a few graphics, my first two games of Gosu. I was impressed by the originality, the variety, the versatility, the depth and the dynamics of this clever card game, designed by Kim Sato, a half Korean half Japanese teenager, a great Magic the Gathering player, and the new whiz kid of game design.
Though it’s presented as a 2-4 players game, Gosu is obviously, at its core, a two players game. It reminded me of Magic, and also of Wyvern, a collecting card game I really liked but which has been largely forgotten. Gosu is not a CCG, and has only a hundred cards, but the variety of the card effects and the many possible combos give him a CCG feel.
A game of Gosu tells about the fierce battles between goblin tribes – as all goblins know, the goblin is a goblin for the goblin. Each card represents a goblin belonging to one of the five tribes, black, white, blue, red or white. Each tribe has a different feel, which reminds a bit of the MtG magic of the same color. Black gobs kill and imprison, green gobs swarm and recruit, white gobs search for cards, red gobs fire and burn, blue cards are all counter and strange effects. This is a nice wink, a little glimpse by Kim Sato at Magic the Gathering, a game he played a lot, but for the rest, the games have very little in common, and Gosu is a deeply original design.
On his turn, a player can either add a goblin card to his army, either spend one or two activation tokens. Goblin armies are built slowly, one gob at a time, first rank and file soldiers, then level 2 officers, then level 3 big bosses. The cost system makes easier to play homogeneous armies, in one or two colors, but one can always play the occasional unmatching goblin. Some goblins have an effect when played, usually allowing their owner to draw cards, to play other cards, or to neutralize or kill opponent’s goblins. Other cards have stronger effects usually triggered when an activation token is spent, or when they are killed, or when they mutate. The size of every army is limited, but when there’s no more room for the required powerful nasty and powerful big gob, it’s often possible to have a smaller and weaker one mutate.
Gosu is a highly dynamic card game, tactical and versatile, with many paths to victory. It’s easy to play, fast paced, all in card combos. A novice player grasps everything in one or two rounds, and then it’s all about making the best use of the cards you draw. Since there are many different cards in the deck, and one has usually very few in hand, the goblin wars are, as they should be, unpredictable, violent and always different.
The “goblin wars” setting is original and humorously rendered. The graphics are absolutely gorgeous. The game is both easy to grasp and highly challenging. Gosu is one of the very best two players battle card game I’ve ever played, and I bet it will be a world hit.
Mai 2010
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 Une partie à quatre joueurs aux rencontres ludiques d'Anse. Four players Gosu at Anse 2010.
Format: Petite boite
Type: Jeu de cartes style Magic
Auteur(s): Kim Sato
Éditeur: Moonster Games
Année de parution: 2010
Nombre de joueurs: 2 - 4 (optimum 2)
Durée d'une partie: 30 minutes
Liste(s) contenant ce jeu: Deux joueurs, Jeux chaotiques, Jeux de développement, Les mondes enchantés, Les plus beaux jeux, Risk et jeux de guerre, Les incontournables
Intérêt du jeu
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Graphisme et matériel
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Complexité
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Format: Small box
Genre: CCG like card game
Author(s): Kim Sato
Publisher: Moonster Games
Released Year: 2010
# of players: 2 - 4 (optimum 2)
Playing time: 30 minutes
List(s) with this game: Two players, Chaotic games, Development games, Fantasy worlds, Pieces of Art, Risk and war games, The very best
The game itself
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Graphics and components
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Complexity level
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