James Ernest, Mike Selinker Lords of Vegas
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| James Ernest et Mike Selinker sont des auteurs de jeux redoutablement intelligents mais qui refusent de se prendre au sérieux. Lords of Vegas est à leur image – un jeu de tuiles intelligent et original, mais qui ne cherche pas à tout prix à avoir l’air stratégique. Pour construire un jeu sur les thème des casinos de Las Vegas, thème remarquablement bien rendu, les deux compères se sont peut-être inspirés d’un vieux classique un peu ennuyeux, Acquire, sur le thème des chaînes d’hôtel. Pour passer des hôtels aux casinos, il leur fallait ajouter un peu de couleurs et de néons et, surtout, une bonne dose de hasard. C’est fait avec quelques brouettes de dés que l’on ne cesse de lancer et relancer pour tenter de prendre le contrôle des casinos adverses.
Lords of Vegas est donc un curieux mélange – un jeu de placement et de gestion dans lequel le hasard joue un rôle majeur et assumé. Ça déroute un peu au début, mais ça devient vite très amusant. Seul petit reproche, les décomptes et les manipulations de billets, un peu trop nombreux, qui ralentissent un jeu qui aurait gagné à se jouer plus rapidement.
Mars 2011
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James Ernest and Mike Selinker are smart guys. Their games are like them, terribly clever but not too serious. Lords of Vegas is a very original management and tile laying game which doesn’t even try to look deeply strategic.
In order to design a boardgame about the Casinos of Las Vegas, they started from a slightly boring and abstract old classic, Acquire, a game about building and developing hotels. Well, I’m not sure they started from Acquire, but I think they did. Anyway, all the brain burning stock management is gone, and there are some colors, neons and luck added to fit with the Vegas theme. Luck comes in the form a few dozen dice which are repetitively rolled in order to take control of rivals’ casinos.
Lords of Vegas is a strange beast – a tile laying and management eurogame in which luck plays a large and openly admitted part. It feels strange for the first two or three rounds, and then it just becomes fun. The game could probably have been faster, and therefore more fun, with some less reckoning and handling of money – but that’s also in the theme.
March 2011
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