| J’ai mis en ligne hier une critique de Mundus Novus dans laquelle, tout en reconnaissant l’excellence du jeu, je critiquais l’empilement de mécanismes dont certains me semblaient superflus. C’est Serge Laget, l’un des auteurs de Mundus Novus, qui m’a fait découvrir Objectif Catane auquel, curieusement, je n’avais encore jamais joué, peut-être un peu échaudé par le jeu de cartes des colons de Catan, beaucoup moins amusant que le jeu de plateau. Plus encore peut-être que Mundus Novus, Objectif Catane se caractérise par une impressionnante accumulation de mécanismes, mais cela m’a beaucoup moins gêné, peut-être parce que ces systèmes sont moins usités, rappellent vaguement les Colons de Catane, et sont agencés de manière originale, peut-être aussi parce que, dans un jeu pour deux joueurs, il est plus aisé de suivre un assez grand nombre de paramètres.
Objectif Catane, que vous aurez plus de chances de trouver dans son édition américaine, Starship Catan, n’est pas, comme la plupart des autres petites boites carrées pour deux joueurs publiée par Kosmos, un petit jeu de cartes ou un jeu de damier abstrait rapidement thématisé. C’est un vrai gros jeu de société, aussi riche et complexe, voire plus, que les versions multijoueurs des colons et des colons dans l’espace. Simplement, pour que tout rentre dans une petite boite, les éléments sont tout petits.
Il y a donc plein de choses dans Objectif Catane. Un dé de production, à l’effet cependant moins déterminant que dans les autres incarnations de Catan. Des ressources variées, permettant d’ajouter à son vaisseau des modules de combat, de détection, de stockage, de production, de propulsion, d’exploration, de commerce, de recherche scientifique. Le système d’exploration, principal moyen de remporter des points de victoire, est particulièrement malin, mêlant mémoire et de prise de risque. J’en oublie certainement, car il y a plein d’autres choses dans ce gros petit jeu de gestion et de développement pour deux joueurs, dont les parties, pleines de rebondissements, peuvent facilement durer une ou deux heures.
Bref, un jeu beaucoup plus conséquent et ambitieux qu’il n’en a l’air – mais un très grand jeu que je regrette de n’avoir pas découvert plus tôt.
Novembre 2012
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Yesterday, I’ve uploaded a review of Mundus Novus in which I acknowledged it was a great game, while regretting there were too many mechanisms to it, some of them probably superfluous. Serge Laget, one of the authors of Mundus Novus, recently introduced me to Starship Catan, which I surprisingly had never played before, may be because I wasn’t that fond of the two players Catan card game and was afraid it will feel similar. It doesn’t. Even more than Mundus Novus, Starship Catan is made of an impressive addition of game systems, but it doesn’t feel as overwhelming, may be because these systems feel less classical, may be because they all more or less remind of Settlers of Catan or of Starfarers of Catan, may be because, despite its small box, it’s more a board game than a card game, and most of all because, in a two players game, it’s much easier to keep track of many different parameters.
Starship Catan is not a light xard game, or a half-abstract checkered board strategy game, like most of the Kosmos two players small square boxes. It’s a true heavy German style board game, as rich and complex as the multiplayers versions of both basic and space Settlers. The components are just incredibly small in order to fit in the box.
There are lots of things in this game. A production die, of course, though the randomness is lower than in the other Catan games. Various resources can be spent to add battle lasers, detection devices, warehouses, production units, science labs, propulsion reactors or trading modules. The most clever part is probably the exploration system which relies both on memory and risk taking, and makes for most of the scoring. I certainly forget many other things, since this heavy little two players management and development game is extremely well developed. A game can last for two hours, but it’s full of interesting decisions and interesting twists.
November 2012
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