Wolfgang Kramer, Richard Ulrich Princes de Florence (Les) Princes of Florence (The)
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| Au moment d'entamer ma première partie des Princes de Florence, j'étais extrèmement méfiant. Plusieurs éditeurs allemands nous ont sorti cette année des jeux à l'aspect prétentieux, plus complexes que leurs productions habituelles, visant clairement un public de joueurs acharnés. Je pense en particulier à Taj Mahal, Der Weisse Lotus, La Citta et Die Fuersten von Florenz. J'ai d'abord essayé Taj Mahal et Der Weisse Lotus, qui me semblaient les plus intéressants. Tous deux, bien que fondés sur des mécanismes intéressants, se sont avérés abstraits, longs, lourds, répétitifs, ennuyeux, si peu convaincants que nous n'avons pas fini la première partie et n'en ferons certainement jamais une seconde. En outre, l'équipe Kramer / Ulrich était déjà responsable d'El Grande, qui ne m'a jamais enthousiasmé, et la traduction des règles de Die Fuersten von Florenz me faisait craindre une mécanique du type "bonus et malus sont dans un bateau". Mais, bon, les amis avec qui j'étais l'autre soir voulaient essayer un gros jeu, j'ai donc sorti de ma besace les Princes de Florence.
Grand bien m'en prit. Là où Taj Mahal et Der Weisse Lotus ressassaient sans cesse le même mécanisme, les Princes de Florence mèle astucieusement enchères, placement, programmation dans un jeu aux multiples facettes. Là ou ses concurrents sont des jeux abstraits sur lesquels ont été rapidement plaqués des thèmes prétentieux et peu convaincants, le thème - certes tout aussi prétentieux - des Princes de Florence s'avère ici coller parfaitement aux mécanismes, et chacun s'est vite mis dans la peau des Este, des Medici ou des Borgia entretenant dans leur luxueux domaine Leonard de Vinci ou Benvenuto Cellini, Jerome Cardan ou Marsile Ficin, Pic de la Mirandole ou Piero della Francesca. En outre, le décompte des points est infiniment plus simple que la lecture des règles ne le laisse supposer, et une partie dure, finalement, moins de deux heures.
On a parfois l'impression de jouer tout seul dans son coin, chacun gérant son domaine, construisant opéras et universités et entretenant ses artistes et ses savants, mais c'est en fait une illusion. Les interactions sont essentielles, à travers les enchères, et la course au prestige des grandes familles, et moins rares qu'il ne semble au premier abord. Les Princes de Florence est un jeu sobre et sérieux, dont les mécanismes somme toute relativement simples permettent néanmoins des stratégies très différentes, et bien des finesses tactiques. |
I was very skeptical and careful before playing my first game of The Princes of Florence. A few german publishers have published this year big and pretentious games, more complex than their usual productions, somewhat similar to american games of the eighties, and clearly aimed at hard core gamers. I'm thinking of Taj Mahal, Der Weisse Lotus, La Citta and The Princes of Florence. I had first tried Taj Mahal and the White Lotus, which looked more exciting at first glance, just to find them abstracts, slow, long, heavy, repetitive, so boring that we even didn't finish our first games, and that I will probably never give these games a second try. Furthermore, the Kramer / Ulrich team had already committed the heavy and overwhelmed El Grande, and after translating of the rules of Die Fuersten von Florenz I was anticipating a whole evening of adding bonuses and maluses. Well, never mind, my friends wanted to play a new big game, I had my copy of Die Fuersten, we tried it.
That was a good idea. While Taj Mahal and the White Lotus are making extensive and repetitive use of the same single system, the Princes of Florence has rythm and variety, and cleverly mingles bidding, tile laying and programming. Taj Mahal and The White Lotus are abstract games on which a pretentious and totally unconvincing setting has been pasted afterwards, with little care for ambiance. The Princes of Florence has also an incredibly pretentious theme, but this one has been deeply embedded into the game systems and works so well with the game that, after half an hour of gaming, we were all playing the Este, the Medici or the Borgia entertaining in their luxuous villas Leonardo da Vinci or Benevenuto Cellini, Girolamo Cardano or Marsilo Ficino, Pico della Mirandolla or Piero della Francesca. This was helped by a point system much simpler than I thought while reading the rules. The game also lasted much less than expected, about one hour and half.
The main drawback is that you sometimes feel like playing simultaneous solitaire games, each player managing his villa on his little individual board, building universities and operas, recruiting artists and scholars. It's largely an illusion: there are many subtle interactions, not only in the bidding, but also in the whole game, through the race for fame between the families. The Princes of Florence is a subtle ans serious game. The mechanics are simpler than they first seem, but they allow for various strategies, and a few subtle tactical moves.
|  À gauche, la première édition. Au centre et à droite, la nouvelle, un peu plus tape à l'œil. The first german edition, left, and the new and glossier international one, right.

Format: Grosse boite
Type: Jeu d'enchères
Auteur(s): Wolfgang Kramer, Richard Ulrich
Éditeur: Alea, Rio Grande, Qyned, Ystari
Année de parution: 2000
Nombre de joueurs: 3 - 5
Durée d'une partie: 90 minutes
Liste(s) contenant ce jeu: Jeux de comptables, Thème fort, Jeux de développement, Enchères, Les incontournables, Objectifs secrets, Jeux monstres, Moyen-Âge et Renaissance
Intérêt du jeu
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Graphisme et matériel
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Complexité
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Format: Big box
Genre: Bidding game
Author(s): Wolfgang Kramer, Richard Ulrich
Publisher: Alea, Rio Grande, Qyned, Ystari
Released Year: 2000
# of players: 3 - 5
Playing time: 90 minutes
List(s) with this game: Games for accountants, Games true to their theme, Development games, Auctions, The very best, Secret goals, Monster games, Middle Ages and Renaissance
The game itself
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Graphics and components
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Complexity level
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